I listen and I hear you speak.

Pendant très longtemps, je me suis targuée de provenir d'une famille normale et saine. Les facteurs dominant cette affirmation étaient les suivants : mes parents étaient plutôt fun, plus jeunes que ceux de mes potes et en plus ils n'avaient pas (encore) divorcé. Ma vraie famille ne s'est toujours résumée qu'à eux ainsi qu'à mon frère, les autres personnes en orbite autour de ce noyau dur étaient à priori complètement frappées. J'avais des œillères, je prends conscience à 32 ans et 7 mois de psychothérapie que tout le monde est complètement jeté, moi y compris, et qu'aucune famille au monde n'est réellement saine. On laisse des empreintes sur nos enfants à cause de nos principes éducatifs et de nos blessures, c'est la théorie du ruissellement familial. Je suis aujourd'hui d'une humeur plutôt neutre, ce qui me permet d'affirmer qu'il y a sans doute une forme de fatalité réversible. Nous n'avons pas vraiment les moyens d'éviter notre éducation mais la possibilité nous est donnée de prendre du recul face à elle et d'essayer de ne plus se définir par rapport à elle.

Marie Curie

Malgré mon fourvoiement sur la manière dont je percevais mes parents, j'ai toujours su observer les membres plus ou moins lointains de ma famille. Il y a énormément de personnes que je n'ai jamais connues à cause de secrets de famille d'un côté, et d'écarts d'âge très importants de l'autre. Cet autre côté a été (et l'est toujours) peuplé de gros misogynes et j'ai toujours entendu des histoires négatives à propos des femmes. Propos relayés par d'autres femmes, ma mère notamment. Je ne les ai jamais connues alors qui suis-je pour les juger, mais j'ai toujours trouvé très injustes les traitements faits à deux de mes grandes-tantes, pour ne citer qu'elles. La première, c'est Thérèse. Elle est morte largement centenaire il y a quelques années et cette femme a vécu la vie qu'elle entendait, du moins c'est l'aspect qu'elle a donné. Elle était la deuxième d'une fratrie de cinq enfants élevés par un père misogyne (en revanche je ne saurai dresser un portrait de sa mère). Elle a été mariée à un homme qu'on a toujours dit plus ou moins simplet, je crois surtout que c'était un type gentil qui aimait sa femme et la laissait vivre sa vie, ce qui était plutôt rare pour l'époque. Le fait est que Thérèse avait un fort caractère, je ne l'ai rencontrée qu'une seule fois et j'avais beau n'avoir que 11 ans (elle plus de 90), j'ai été marquée par son charisme. Elle et son mari n'ont jamais eu d'enfants : y avait-il un problème physiologique ? Ou plutôt une histoire d'envie ? Parce que si ça se trouve, Thérèse n'a jamais voulu de gosses, est-ce qu'on s'est seulement déjà posé la question ? Un cousin de mon père a adoré m'expliquer qu'elle passait son temps à tromper son époux. J'ai envie de dire : grand bien lui fasse. Moi je préfère retenir qu'elle a obtenu une licence de chimie alors que son père ne voulait pas qu'elle fasse d'études et qu'elle a été titularisée conservatrice de bibliothèque scientifique à la Sorbonne en 1975. Le cousin dont je viens de parler détestait sa mère. Et sa mère, c'était Françoise, la sœur cadette de Thérèse. Françoise a eu un premier fils, puis un second dix ans plus tard. Elle ne s'est pas beaucoup occupée d'eux, surtout du petit dernier et il lui en veut beaucoup. Regardez comme on évite tout un tas de drames familiaux depuis que la contraception et l'avortement sont légaux... Françoise aurait-elle gardé ses fœtus si elle avait pu s'en séparer ? Et si elle avait eu accès à la pilule, aurait-elle seulement voulu avoir des enfants ? Peut-être pas, mais l'Histoire ne nous dira jamais comment les utérus de Françoise et Thérèse fonctionnaient. Aujourd'hui-même, j'ai remarqué qu'un vase en porcelaine appelé Les chevaux de Neptune et datant de 1933, une œuvre d'art créée par des hommes et exécutée par Françoise, était chez Sotheby's. Françoise était artiste-décoratrice à la manufacture de Sèvres, peut-être que si elle n'avait pas eu d'enfants, qu'elle n'avait pas été élevée par la misogynie et contrainte par le patriarcat, peut-être que c'est elle qui aurait créé cette œuvre.

Louise Bourgeois

Peut-être. Avec des si. Va savoir... J'ai longtemps cru que nous étions prisonniers de notre éducation. Si on ne fait rien, plus le temps passe et plus nous devenons le reflet de nos parents. Je ne veux pas être mes parents d'aujourd'hui et encore moins ceux de demain. Je veux être la rébellion juvénile de ma mère, je veux être le charisme de Thérèse, je veux être la sensibilité de Françoise, je veux être la beauté d'Elisabeth, je veux avoir la fierté de Cécile et je ne veux surtout pas avoir le destin funeste de Marthe et Marie-Louise, je ne veux pas être la mesquinerie de Christiane et l'oubli de soi de Nicole. Quant à la misogynie toxique des hommes de ma famille, elle ne ruissellera certainement jamais sur moi.

I want to jump into the river.

Il est un fait indéniable contre lequel je ne peux rien et qui tend à s'amplifier au fil des années : les artistes meurent. Ils s'éteignent malgré leur immortalité, c'est toujours un choc qui nous ramène brutalement en arrière. Aujourd'hui c'est Rachid Taha et ce n'est vraiment pas cool du tout, car loin d'être une fine connaisseuse, mon adolescence s'était intéressée à Diwân (1998) et Tékitoi (2004). On rapporte tout à soi mais c'est normal, la musique est subjective, égoïste. Quand j'étais plus jeune, j'associais Rachid Taha à un ami de mes parents, sans doute la faute aux cheveux noirs et aux bagues aux doigts. Hier c'était David Bowie et je ne vais pas revenir dessus, ça fait bien trop mal (c'était un lundi) (enfin il est mort le dimanche mais on l'a appris le lundi) (putain, je ne m'en remettrai jamais) (hashtag Alain Bashung). J'aimerais bien que les gens cessent de décéder juste avant leur anniversaire aussi, c'est beaucoup trop bouleversant.

Heureusement, KT Tunstall est toujours vivante, elle. J'espère qu'elle a une bonne étoile et qu'elle est bien protégée, je ne supporterais pas qu'il lui arrive quoi que ce soit, je vous préviens. Surtout pas ces temps-ci parce qu'elle est en pleine élaboration d'une trilogie ayant pour thèmes : spirit, body and mind. D'accord, c'est super cool. C'est juste que quelque chose m'échappait un tantinet, j'avais du mal à faire la différence entre spirit et mind. Je me suis alors penchée sur la question parce que j'ai du temps à tuer (le chômage) (en vrai ça m'a pris cinq minutes). Ces deux termes désignent globalement la même chose mais le premier, spirit, est davantage d'ordre spirituel, à comparer sans doute avec l'âme (soul en anglais), tandis que le second, mind, réfère aux sentiments, aux pensées, au rationnel. Voilà, c'était la minute philo. Je vous en prie.

Revenons à la véritable information ici : la trilogie spirit, body and mind de KT Tunstall. Je vous ai passablement saoulé•e•s avec quand il est sorti en septembre 2016 (bah ouais mais je suis une grosse fan, que voulez-vous), l'album KIN était donc le premier épisode. Le second s'appelle WAX et il sort le 5 octobre. Figurez-vous que je ne l'ai même pas précommandé car j'attends de voir si un beau vinyle coloré va faire son apparition, ce serait plutôt chouette, ça irait avec ma précédente galette turquoise. Et puis comme je suis un petit peu curieuse, j'ai quand même regardé la track list car faut pas déconner, et là, STUPEUR :


Vous avez vu ? Un tel alignement des planètes, avouez que c'est fou. J'espère que rien ne viendra troubler ma survie dans ce monde de brutes afin que j'arrive jusqu'à l'écoute religieuse de cette dixième chanson (sachant que j'écoute toujours un album dans l'ordre) le 5 octobre prochain (je pose un RTT si jamais je trouve un taf d'ici là). Allez, sur ces bonnes paroles, le premier extrait de WAX s'appelle The River et le clip est sorti... hier (il est si beau, si pur).

Cinéma #23 - Les films de l'été.

Alors vous, je ne sais pas, mais moi, j'aime bien lister les films que j'ai vus. Pas seulement en vous en parlant ici parce que, d'une part, je n'écris pas sur la totalité des films que je regarde (je n'en regarde pas autant que cette phrase le laisse penser) mais, d'autre part, en ayant créé un tableau Pinterest. Oui, bon, ce sont mes petites babioles à moi, j'aime bien, ça m'occupe. Je me suis donc dit que j'allais vous faire un petit topo rapide de ce que j'ai vu cet été.


Ces traquenards que sont les films de Quentin Dupieux


Et non, je ne suis pas allée voir Au poste ! Cela dit j'aurais pu car, selon mes sources, il est plus accessible que le reste des œuvres de Dupieux. Je vis avec un homme féru de films bizarres et surtout complètement pétés quand, moi, je me contente d'un bon blockbuster bien vilain, si possible à base de catastrophe naturelle (mon pêché mignon). Du coup, c'est tout naturellement que je me retrouve devant des films de Quentin Dupieux (et aussi un autre, plus gros traquenard encore, dont je vous parle plus bas), à savoir Steak (2007) et Réalité (2014). J'en ai un peu marre parce que c'est le genre de cinéma qui me fait me sentir incroyablement stupide, je dois manquer de jugeote (tiens, ce mot ne prend qu'un seul T, j'aurais pas cru) ou bien être complètement à la masse, je ne m'explique pas ces sensations. Enfin, c'est surtout Réalité qui m'a provoqué une incompréhension partielle. Je n'ai pas trouvé ça nul parce que j'aime beaucoup Alain Chabat et Jonathan Lambert, ça m'a un peu plu mais ça m'a laissée pantoise. Jason Tantra (Alain Chabat) veut réaliser un film d'horreur et il en parle au producteur Bob Marshall (Jonathan Lambert) qui lui donne 48h pour créer le meilleur gémissement effroyable. Vous vous doutez bien que ce n'est pas facile. Et puis dit comme ça, quand on ne sait rien de Quentin Dupieux, je dois admettre que c'est chelou. Steak est plus accessible mais il a fallu me convaincre, j'ai un problème avec le duo Eric et Ramzy (tandis que j'apprécie beaucoup Eric Judor tout seul). Je me suis même marrer comme une baleine quand Blaise (Eric Judor) est à l'hôpital psy et qu'il parle vraiment très mal à l'infirmière. D'ailleurs ce film est tout de même triste, voire effrayant. Georges (Ramzy Bedia) passe son temps à se faire bolosser par des gars sauf qu'un jour, il leur tire dessus. Son meilleur ami Blaise est accusé à sa place et se retrouve enfermé des années en hôpital psy. Pendant ce temps, Georges a fait le nécessaire pour intégrer la bande des Chivers (dont fait partie Jonathan Lambert). Franchement, ce film-là laisse un goût un peu plus amer.
Alors voilà, Quentin Dupieux c'est ça, je n'ai pas trop le mode d'emploi d'appréciation mais je connais plein de gens fans, c'est qu'il doit y avoir une bonne raison.


Un blockbuster des 90's et une comédie musicale, c'est déjà plus adapté

Cette joie qui m'a envahie quand j'ai vu que Deep Impact (1998, de Mimi Leder) était disponible sur Netflix ! Je ne l'avais jamais vu ! Avec plein d'acteurs cools de type Elijah Wood, qui était encore un bébé, et Téa Leoni, cette star de l'époque (elle devient quoi ?) ! Téa Leoni qui joue d'ailleurs le rôle d'une journaliste badass grâce à laquelle le film passe le test de Bechdel. En plus il y a des astéroïdes qui menacent de frapper la terre alors on envoie une fusée pleine d'astronautes prêts à risquer leur vie pour sauver le monde, que demande le peuple ?


En revanche, j'ai perdu pied devant Mamma Mia ! (2008, de Phyllida Lloyd). J'adore Meryl Streep et (vraiment beaucoup) Abba, mais pas suffisamment pour m'infliger une comédie musicale. Ne l'ayant jamais vu, j'ai voulu me mettre à la page puisque le second volet vient de sortir au cinéma, mais ça n'a été que souffrance. Les personnages sont surexcités la plupart du temps, ils m'ont cassée en deux. Le scénario n'est pas fou non plus, c'est juste l'histoire d'une petite meuf qui veut savoir qui est son père parmi les trois mecs avec lesquels sa mère a passé la nuit vingt ans auparavant (chacun leur tour). J'étais très étonnée que les trois types débarquent en Grèce dans le plus grand des calmes sans connaître qui que ce soit à part Meryl Streep (pas vue depuis vingt ans, donc) et que les choses se résolvent d'une manière aussi détendue. Comme quoi, ce n'est pas une comédie musicale pour rien. Quel enfer.


Et puis des films qui font peur...


Je commencerai par vous parler de Ghostland, sorti au cinéma au printemps. C'est le quatrième film de Pascal Laugier dont j'ai déjà vu Saint Ange (2004) et Martyrs (2008) qui ne m'ont pas du tout laissée indifférente. Surtout Martyrs, d'ailleurs. J'ai rarement été aussi mal à l'aise devant un film, j'avais ressenti quelque chose de similaire devant Antichrist (2009) et Melancholia (2011) de Lars von Trier (mais pas pour les mêmes raisons). Martyrs est d'une très, très, très (j'insiste) grande violence, c'est vraiment réservé à un public averti. Ghostland est très violent aussi, mais moins quand même (enfin, âmes sensibles s'abstenir malgré tout). En plus, il y a Mylène Farmer dedans, que je trouve bonne actrice (même si mon mec n'est pas d'accord). Après la mort de sa tante, Pauline (Mylène Farmer) vient habiter sa maison avec ses deux filles. L'une est une ado plutôt classique quand l'autre est une petite darkos aspirante écrivaine fan de H. P. Lovecraft. Sauf que voilà, dès le premier soir, elles sont agressées par deux personnes qui débarquent dans la maison et font un carnage. Je ne peux rien vous dire de plus, ce serait criminel, et même si des choses arrivent trop vite, j'ai vraiment bien aimé ce film.

Dans un autre style et fraîchement débarquée sur Netflix, la chienlit The Lodgers (de Brian O'Malley). Ça partait pourtant bien, rien de tel pour me faire plaisir qu'une grosse maison dans la campagne anglaise victorienne dans laquelle il se passe des trucs étranges. En l'occurrence ici, Rachel et Edward, jumeaux, qui vivent seuls dans leur maison délabrée depuis la mort de leurs parents. Ils ne peuvent pas vraiment partir, ils ne doivent inviter personne et chaque soir à minuit, ils doivent être dans leur chambre. C'est un film très lent et ça n'aurait pas été grave si on avait eu des réponses un peu cohérentes à la fin, mais en fait on se fait un peu foutre de notre gueule, voilà ce que j'en dis.


J'y faisais allusion dans mon premier paragraphe, le film le plus pété de 2018 se nomme Under The Silver Lake (de David Robert Mitchell). Non, je ne suis absolument pas désolée, j'ai juste trouvé que ce film était terriblement relou. Je suis pourtant allée dans mon petit cinéma de quartier en toute connaissance de cause, j'avais envie de voir ce film, et ce fut affreux. C'est-à-dire qu'au bout d'à peine une heure, j'ai regardé mon téléphone en pensant qu'il était bientôt terminé et que ce n'était pas dommage, sauf qu'il restait encore 1h20 de film !!! Je suis restée jusqu'au bout parce que je ne jette pas l'argent par les fenêtres mais oh, quel enfer ! Je ne sais même pas de quoi ça parle, si ce n'est que le héros pense au cul 90% du temps et qu'il cherche la petite-fille d'Elvis (Riley Keough, c'est la fille de Lisa-Marie Presley) partout. Kamoulox partout, cohérence nulle part, je n'ai rien compris. Et c'est d'ailleurs tout le problème, je pense qu'il faut se faire sa petite culture du cinéma et d'Hollywood en particulier, c'est un film pour initié•e•s, pas pour les idiot•e•s comme moi. Un cauchemar.

Et puis j'ai regardé (enfin j'ai essayé) The Dark Tower (2017, de Nikolaj Arcel) avec Idris Elba et Matthew McConaughey et je place ce film dans mon paragraphe films-qui-font-peur parce que c'est effroyable comme il est nul. Je n'ai même pas envie d'en parler, tiens.


Enfin, une petite pépite


J'ai nommé The Death of Stalin (2018, d'Armando Iannucci) qui est une perle. C'est une satire adaptée de la bande-dessinée La mort de Staline de Thierry Robin et Fabien Nury (2010). 1953, Joseph Staline a une attaque, il va mourir peu de temps après. C'est alors que le bal des faux-culs et des opportunistes se déroule autour de son corps à peine tiède pour prendre la tête du pays. C'est inspiré de faits réels et il y a plein d'acteurs vraiment trop chouettes tels que Steve Buscemi (qui joue le rôle de Khrouchtchev) et Jason Isaacs (le maréchal Zhukov), qu'est-ce que je les adore ! On retrouve aussi Rupert Friend et Andrea Riseborough qui jouent les rôles de Vassili et Svetlana, les enfants de Staline complètement psychotiques. C'est une comédie avec un humour hyper fin, c'est très anglais, c'est dans la veine des Monty Pythons. N'ayant pas lu la bande-dessinée, j'ai désormais très envie de me la procurer !

La sélection du mois #6 (Août 2018)

J'ai bien fait de poster ici comme une machine pendant tout le mois de juillet quand j'ai carrément fait grève en août. De toute façon, tout le monde était parti en vacances donc personne ne m'aurait lue, vous étiez davantage occupé•e•s à faire des mots fléchés sur la plage et je vous comprends, à votre place j'aurais fait pareil. Ce qui sous-entend que j'ai fait différemment. Et bien oui, j'ai beau vivre au bord de la mer (enfin à 30 minutes en voiture de la plage, soyons honnêtes), je ne me suis jetée dans les vagues qu'une seule et unique fois au courant de l'été, c'est un bilan assez lamentable. J'aimerais me rattraper pendant que tout le monde est reparti travailler, vu que je redémarre une période de chômage et que j'économise encore un peu pour passer l'hiver aux Bahamas (car voilà la vérité). La sélection du mois sera donc assez sommaire et il y aura surtout des photos de mes p'tites vacances en Normandie, terre de micro-climat (où j'ai reporté des chaussettes pour la première fois depuis deux mois).


   CULTURE

• Souvenez-vous, le mois dernier je vous faisais part des difficultés qu'on avait, ma partner in crime et moi-même, à faire sortir notre interview de Girls In Hawaii d'un iPhone qui a eu le bon goût de tomber en panne le lendemain de ladite entrevue. Comme nous sommes bien entourées (merci encore Hyacinthe) et que vive le karma, vous pouvez désormais écouter ce garçon passionnant qu'est Lionel Vancauwenberghe. Ouf.

Vivian Maier était une nourrice professionnelle et une photographe amateure. Elle a laissé une palanquée de clichés pris sur le vif, dans la rue, véritables preuves de la vie quotidienne de Chicago, son œil était incroyable. Oui mais voilà, elle n'a pas laissé un bon souvenir aux enfants dont elle s'est occupés. A lire cet article de Télérama et à voir ce documentaire sur Arte disponible jusqu'au 2 septembre.

• J'en ai peut-être déjà parlé puisque c'est sorti au mois de mars (je n'ai pas vérifié), mais une piqûre de rappel ne fait pas de mal : cet épisode de BiTS sur la culture gothique (mon dada) est passionnant et nous montre bien comment ce courant inclut tant de choses, le romantisme, la fantasy, la mort, la culture populaire, la métaphysique, la mélancolie, etc.

Autoportrait avec la Mort au violon, Arnold Böcklin, 1872, Alte Nationalgalerie (Berlin)

• Comme ça, juste pour le fun, deux nouvelles acquisitions musicales avec un thème précis : orange et David Bowie. J'ai acheté Low (1977) et Heathen (2002) parce qu'on ne vit qu'une fois.


• Les meilleures illustrations du moment sont signées Steven Rhodes :


• Faisons désormais un peu fumer notre cerveau et apprenons ensemble : qu'est-ce que l'antroposophie, discrète multinationale de l'ésotérisme, comme titre cet excellent article de Jean-Baptiste Malet pour Le Monde Diplomatique ?



Allez, il suffit, visitons maintenant notre beau pays qu'est la France et que je connais très mal en dehors de la Vendée (et de la Sarthe où je suis née, et encore). De la Normandie je ne connaissais que la basse, et elle ne m'a jamais fait rêver. C'est comme la Bretagne, c'est lié à des souvenirs d'enfance désagréables. Je redécouvre la vie avec mes yeux d'adulte et c'est quand même vachement mieux. L'occasion nous a donc été donnée de rejoindre nos supers potes à Honfleur et on en a profité pour voir ce qu'il y avait autour.
J'ai adoré Honfleur, c'est quand même super joli même s'il faut batailler pour avoir un rayon de soleil. En arrivant à Étretat, j'ai été un peu déçue. Et puis quand on joue des cuisses pour aller sur les falaises, le coin prend tout de suite une autre dimension et c'est fantastique. En redescendant, on a pris le soleil sur la plage de galets, c'était très agréable. Enfin, Deauville m'a laissée de marbre alors que j'ai trouvé Trouville magnifique.

HONFLEUR


Ma photo est plutôt misérable et ne rend pas justice à la vue spectaculaire qu'on obtient quand on s'acquitte d'une marche qui m'a fait perdre un poumon et environ trente-sept ligaments.




Photo 1 : Sainte-Catherine - Photo 2 : Notre-Dame de Grâce (en réalité à Équemauville) construite par et pour les marins.

Un excellent restaurant que je ne peux que vous conseiller si vous passez dans les parages, leur camembert (pas que !) est exquis.

ÉTRETAT





TROUVILLE

Les baraques fantastiques sur la plage, c'est quel genre de rêve ?

I mean...

Mon rêve absolu le voilà.

Ceci est un goéland. Pas une mouette. Un goéland. Capiche ?


   LE MOT DE LA FIN

J'ai des copains trop cools.

Mes copains trop cools sur la plage de Deauville.

La sélection du mois #5 (Juillet 2018)

On arrive à un total de 10 billets postés en ce mois de juillet, le record est total. Ma façon d'écrire ici est à l'image de mes humeurs, totalement disparate. Enfin ça va, ça n'inquiète personne, c'est l'essentiel. En plus au mois de juillet personne ne lit les blogs, tout le monde est en vacances, haha. Bref, on s'en fout, allons-y :


   MUSIQUE

Concert de Girls In Hawaii au festival R. Pop de La Roche-sur-Yon
C'est la deuxième fois cette année (et troisième fois en tout) que j'ai vu ce groupe divin en concert comme une bonne fan girl qui se respecte. Ma partner in crime et moi-même avons même réussi à les interviewer juste avant et c'était génial. Toutefois je ne sais pas si vous pourrez écouter cet exploit un jour car nous subissons des aléas techniques très fâcheux qui nous emmerdent. Heureusement, il reste les photos et j'étais tout devant, c'était le plus beau jour de ma vie.




Bruxelles ma belle
Je suis très fan de ce site et si vous ne le connaissez pas encore alors que vous aimez la musique, vous devriez y faire un petit tour. Le principe est simple, chaque semaine est publiée la vidéo d'un•e artiste qui chante en acoustique dans un lieu plus ou moins insolite, pourvu qu'il se trouve à Bruxelles (et alentours). Voici deux exemples totalement pris au hasard (OK, l'un peut-être plus que l'autre), Girls In Hawaii qui chante Indifference (Nocturne, 2017) dans le hall de la gare Bruxelles-Central et Fishbach avec A ta merci (A ta merci, 2017) dans la chapelle de Saint-Josse.





Point David Bowie
On a retrouvé la toute première démo de David Bowie enregistrée en 1963 alors qu'il n'avait que 16 ans et qu'il faisait partie du groupe The Konrads. Bizarre que ça ressorte par hasard comme ça aujourd'hui mais c'est le batteur des Konrads qui l'a retrouvée en déménageant. Je trouve ça hyper cool même si c'est inaudible.

Plus écoutable si vous êtes des afficionados du Bowie des années 1980 (je ne juge pas, vous faites ce que vous voulez), une nouvelle version de Zeroes (1987) a été éditée. Suivez ce lien et soyez prêts à acheter bientôt un nouveau coffret.

Enfin, La Grande traversée de France Culture nous permet de nous replonger dans la vie et la carrière de Bowie en 4 podcasts d'1h49 chacun. C'est ça qu'on veut.


   ON FAIT ENCORE CE QU'ON VEUT DE NOTRE CORPS

Être une femme et se raser la tête
Voilà un sujet houleux pour des raisons qui m'échappent. Ah, si, je sais, pour des raisons patriarcales et sexistes. Il paraît qu'une femme qui décide de se raser le crâne, qu'importe la raison de son geste, n'est pas féminine parce qu'il est de notoriété publique que l'essence même de la féminité est proportionnelle à la longueur de vos cheveux. Les gens ont vraiment un problème avec l'idée que chaque femme est libre de disposer de son corps comme elle l'entend. Il faut toujours justifier chaque geste et si on décide de se mettre la boule à zéro, c'est forcément parce qu'on est malade ou qu'on s'appelle Sinead O'Connor. Et bien soit, si vous voulez que ça devienne un geste politique, ne me tentez pas trop fort. Sur son blog The Atypicals, Elisa s'est rasé la tête pour une raison qui lui est propre et nous l'explique.


   LES VRAIES QUESTIONS

Que sont devenues les dépouilles du Titanic ?
C'est vrai ça, une fois que Jack Dawson est mort parce qu'il n'est pas monté sur la porte alors qu'il y avait de la place, qu'est devenu son corps ? L'autrice de l'excellent blog Le Bizarreum (elle a aussi une super chaîne YouTube) revient sur les faits et nous explique les choses par la science et les critères de sélection de l'époque.


   PÉPITE

Mes 14 ans
Ce compte Instagram nous propose de lire le journal intime de son autrice lorsqu'elle était collégienne. Je trouve ça hyper mignon.



   LE MOT DE LA FIN

Le mot de la fin concerne une photo cette fois-ci. Elle a été prise par Aris Messinis pour l'AFP Grèce pendant la dernière éclipse de lune du 27 juillet.