Je cherche le bouton off, quelqu'un l'a vu ?


Si vous cherchez un moyen de me contrarier et de me mettre très en colère, ne passez pas par quatre chemins : dites-moi de me taire. Je ne supporte pas qu'on me bride et qu'on me fasse remarquer que je parle trop. Le fait est que j'ai toujours eu besoin de l'ouvrir sinon j'explose. A 4 ans, je traduisais chaque parole balbutiée par mon bébé de frère, au grand dam de ma famille qui pensait que je l'empêchais de se développer (alors que bon, heureusement que j'étais là, sans déconner). A l'école primaire et au collège, j'étais régulièrement réprimandée par mes professeurs pour bavardages intempestifs. En parallèle, on disait de moi que j'avais une imagination débordante (en même temps j'avais beaucoup de Barbie et de Playmobils, ça aide à la création). J'ai écrit mes premières histoires quand j'étais pré-ado (j'ai évidemment tout balancé parce que c'était bien de la merde), et à la fin de mon adolescence, j'ai changé mon fusil d'épaule. A la maison, j'étais la chiante de service qui parlait tout le temps et empêchait de regarder la télévision alors j'ai commencé à davantage me renfermer sur moi-même. C'est là qu'une frustration latente s'est enclenchée.


A partir de là et jusqu'à aujourd'hui, j'ai constaté que mon cerveau n'a jamais cessé de bouillir. J'ai la constante impression que je dois faire sortir tout ce qui s'y trouve sous peine d'avoir la tête pleine de nœuds et de brouillard (sûre que mes migraines viennent de là, c'est obligé). C'est de toute façon ce qu'il se passe la plupart du temps étant donné que j'ai un mal fou à comprendre comment je fonctionne et comment je pourrais maîtriser ce surplus d'informations. Je suis constamment pleine d'idées aussi farfelues qu'inutiles, je pense à des situations possibles et impossibles, du passé comme d'un futur autant probable qu'improbable. Je réfléchis sans cesse à ce que je pourrais faire et ne pas faire, et c'est usant parce que tout cela se déroule essentiellement... la nuit. Que je sois au fond de mon lit à chercher le sommeil ou dans mon salon à une heure tardive (puisque je sais pertinemment que je n'arriverai pas à dormir avant un certain moment, autant m'occuper), mon cerveau se met en ébullition dès que la nuit tombe, je me sens systématiquement inspirée. Alors en hiver c'est l'enfer.

Je cherche par tous les moyens à trouver des manières de m'exprimer alors je blogue ici et je vous raconte tout ça. Je suis (très) présente sur les réseaux sociaux (surtout Twitter). J'écoute énormément de musique parce que c'est ce qui m'apaise le plus, elle parle à ma place et me permet d'extérioriser juste en l'écoutant. J'essaie bien d'écrire des trucs çà et là, je pourrais appeler ça des nouvelles et des chansons mais je n'oserais jamais parce que je ne termine rien de ce que je commence, soit parce que je juge ça trop pourri pour ensuite me regarder dans un miroir, soit parce que j'ai une autre idée / activité que je dois exploiter dans la minute. Ça peut aller de l'écriture d'autre chose de tout aussi nul, la création d'un blog dissident qui sera fermé quelques jours après, l'analyse complète d'un album que j'écouterais avec obsession (coucou David Bowie et KT Tunstall), le simple visionnage d'un film, l'analyse de ce même film et faire un milliard de recherches affiliées (retirez-moi Internet), la lecture de pages Wikipédia multiples voyageant de lien en lien comme si c'était intéressant d'apprendre tout un tas de trucs inutiles (mais je ne peux pas m'en empêcher, il faut toujours que je sache), j'en passe et des meilleures, j'ai même essayé de me mettre au bullet journal et de faire du coloriage pour me détendre mais sans succès. Pour trouver le sommeil, et je sais que vous êtes beaucoup à faire ça également, je me concentre sur la création d'une histoire lambda que j'écris dans ma tête, chapitre après chapitre, nuit après nuit, et quand elle est terminée je la recommence, toujours la même, parfois avec des variations, et ce depuis des années. Spoiler : parfois ça ne fonctionne pas, mon cerveau dévie sur autre chose et reprendre le fil est un chemin de croix.


Évidemment, j'ai une capacité d'organisation personnelle proche du zéro absolu et je suis absolument incapable de faire deux choses en même temps. Pour illustrer mon propos, je suis en train d'écouter de la musique au casque pendant que j'écris ceci et je fais des pauses à chaque ligne, je mets mon menton dans ma main et je regarde dans le vide en écoutant mieux la chanson en cours. Et puis je me hurle : "Concentre-toi bordel !"

A côté de ça, il m'arrive de traverser des périodes de vide intersidéral. Ces moments-là, je les déteste profondément car les seules idées que j'ai sont noires. Je ne pense à rien d'autre qu'à ma nullité et j'angoisse terriblement sur mon futur (j'ai déjà écrit ici pendant ces périodes, peut-être vous souvenez-vous de mes textes mortifères, chaque fois effacés quelques temps plus tard).

Je ne vous cache pas que je suis très souvent fatiguée. Je me sens vraiment anormale, j'aimerais bien avoir une vie classique : me lever à 7h, prendre trois repas par jour, réussir à faire un peu de sport sans trop en chier, avoir un job normal, faire des gosses, les élever correctement, et aller me coucher à 22h en faisant de beaux rêves (oui parce que je fais pas mal de cauchemars, c'est... vivifiant. Et je me souviens aussi de tous mes rêves au petit matin). C'est peut-être idiot mais plus j'avance dans la vie et plus je me dis que je n'ai plus l'âge de toutes ces conneries que mon cerveau m'inflige. Ou alors, à l'inverse, j'aimerais avoir un ego surdimensionné, ou ne serait-ce qu'un peu confiance en moi, et aller au bout des choses. Quelles choses ? Je. ne. sais. pas.

Mélo-mono-maniaque.

Je me souviens très bien du moment où j'ai découvert David Bowie. J'avais aux alentours de 14 ans et j'entendais de ci de là quelques chansons, notamment Rebel Rebel et surtout Velvet Goldmine. Cette période de ma vie était pleine d'expérimentations, je pense avoir sérieusement commencé à m'intéresser à la musique en général à partir de 10 ans quand j'ai eu mes premiers CD. Mon éducation s'est tout d'abord faite avec les goûts de ma mère : j'ai donc appris à faire mes choix parmi Queen, les Rita Mitsouko, William Sheller, A-Ha et même Roch Voisine, c'était vraiment varié. Et puis je me suis mise à écouter la radio et enregistrer mes propres compilations, j'ai développé une passion certaine pour les Cranberries et Janet Jackson tout en adorant Britney Spears et les Worlds Appart. C'était une époque vraiment foutraque mais bénéfique.


Je crois que 14 ans a été mon âge charnière, celui où j'ai commencé à m'affirmer et à pousser le bouchon plus loin que ce que la radio me proposait. Je commençais à peine à utiliser Internet (on est au début des années 2000) et il fallait regarder les clips sur M6 le dimanche soir après 23h pour entendre et voir ce qu'on n'entendait et ne voyait pas en pleine journée. J'avais une télé dans ma chambre, ça facilitait le business. David Bowie était toujours là dans ma vie, en fond, mais l'étendue de son œuvre était telle que je me contentais épisodiquement de ce qui voulait bien me tomber entre les mains. J'étais fascinée par "Heroes" que ma mère avait en vinyle mais tellement frustrée de ne pas pouvoir l'écouter parce que nous n'avions pas de platine. Et puis l'album Reality est sorti en 2002 et je me suis jetée dessus après avoir vu une émission entièrement consacrée à Bowie et qui m'avait laissée littéralement sur le cul.

Jusqu'à l'année dernière, je l'ai toujours écouté sporadiquement, découvrant son œuvre géniale petit à petit et laissant sa musique devenir la bande originale de ma vie. L'annonce de sa mort m'a fait l'effet d'un uppercut, comment un artiste comme lui pouvait-il disparaître aussi soudainement ? J'en ai pleuré (on s'est d'ailleurs assez moqué de moi à ce sujet) et j'ai commencé à tomber dans une sorte de déprime mélo-mono-maniaque qui ne s'est pas vraiment achevée aujourd'hui. Alors que je découvrais le type quand j'avais 14 ans, j'ai l'impression de recommencer le processus maintenant que j'ai le double de cet âge. Je replonge dans les albums et les divers textes avec encore plus d'attention et de passion qu'avant. Je m'extasie toujours plus de ce génie exploité pendant 45 ans avec un constat édifiant : David Bowie n'a jamais rien produit de merdique. Il a fait des choix plus ou moins discutables (on pourrait notamment parler de l'album Let's Dance qui est le produit le plus "commercial" de toute sa carrière) mais tout a toujours été travaillé avec minutie. C'est un artiste qui a su se réinventer à chaque album et chaque décennie, jusqu'à l'orchestration de sa propre disparition. Blackstar est son dernier album, sorti le jour de son 69ème anniversaire et deux jours avant son décès, c'est un testament tant les textes y sont éloquents. Je crois que nous devrions tous pouvoir partir avec autant de panache !

J'écoute désormais certains albums, voire certains morceaux, avec une obsession telle que ça m'empêche parfois de dormir. La nuit dernière, c'est la chanson How Does The Grass Grow sur l'album The Next Day (une magnifique perle sortie en 2013) qui a pris le contrôle de mon cerveau. Il faut dire que le refrain tiré d'Apache de The Shadows est un truc de barjot.


Voilà où j'en suis. Je vis désormais dans un monde où la belle gueule et le génie de David Bowie ne sont plus, tout en me disant que jamais je ne le verrai en concert et en acceptant mon obsession pour un certain nombre de chansons qui sont comme des totems. D'ailleurs, certains de ses textes sont désormais lourds de sens maintenant qu'il est mort. Non je ne vais pas me lancer maintenant dans une analyse complète, je n'ai pas le temps. J'espère donc que KT Tunstall va rester en vie encore longtemps sinon je ne réponds plus de rien.

Adieu mon soutien-gorge !

Connaissez-vous cette légende tenace qui raconte que les féministes brûlent leurs soutiens-gorge* ? Elle n'est qu'à moitié fondée puisqu'en réalité les féministes font des feux de joie avec leurs sous-vêtements les soirs de pleine de lune et, en même temps, le sacrifice d'une paire de couilles est un passage obligé. Sinon on n'est pas une vraie femme. C'est toujours un plaisir de dépenser une petite fortune dans l'achat d'un soutif pour ensuite le voir cramer en bombant la poitrine avec les yeux révulsés. Car oui, la lingerie coûte cher.

De toute façon, moi j'ai décidé d'arrêter ces conneries : j'abandonne petit à petit le port du soutien-gorge. Je me souviens très bien de l'achat de mon tout premier. J'avais 11 ou 12 ans et ma mère et ma grand-mère m'avaient emmenée dans une boutique de lingerie pour choisir ma première paire de baleines tueuses. Oui mais emballées de dentelle blanche et bleue, le tout à 120 francs. J'étais si fière !

Festival de Woodstock, août 1969

18 ans plus tard, il est désormais hors de question que des baleines de soutien-gorge et autres armatures vengeresses s'approchent de mes seins. Puisque mon corps n'a fait que changer depuis toujours, aujourd'hui je suis incapable de savoir quel sont mon tour de poitrine et ma taille de bonnet. Je trouve ça très fastidieux et je dois dire que cette information ne me manque pas du tout, je m'en fiche comme de ma première culotte. Alors avant que je dise adieu aux armatures, vous imaginez bien la galère sans nom pour me choisir des sous-vêtements en magasin... Magasin que je n'ai jamais choisi spécialisé, plutôt crever qu'entrer là-dedans. De plus, il faut se battre pour trouver un soutien-gorge qui ne soit pas rembourré. A quel moment les fabricants ont-ils pensé que toutes les femmes étaient forcément insatisfaites de leurs nichons ? Les miens ne m'ont jamais posé problème et une chose est sûre, jamais je ne les voudrai plus gros. A quel moment ces mêmes fabricants sataniques ont-ils cru que nous portions nécessairement des sous-vêtements pour plaire à d'autres personnes que nous-mêmes ? J'ai personnellement toujours préféré ce qui était basique et en coton, rien à secouer que qui que ce soit ne soit pas d'accord avec ça.

Maintenant que je me sens plus adulte, je ne vois pas en quel honneur je serais obligée de porter un sous-vêtement qui obsède tellement mon confort que l'ôter a toujours été la première chose que je faisais à la fin de la journée. Voilà qui met la puce à l'oreille ! Alors j'ai dit stop. Il m'arrive souvent de ne rien porter sous mes vêtements, notamment en hiver. Je suis une adepte de la méthode de l'oignon et je porte très souvent un débardeur ou un caraco sous mes t-shirts, eux-mêmes sous mes pulls. J'ai mis du temps avant de me sentir à l'aise une fois hors de chez moi parce que j'avais la désagréable impression que tous les regards se braquaient sur ma poitrine. Alors que pas du tout. Superposition des couches ou non, j'ai la chance d'avoir des seins qui ne sont pas dotés d'un libre arbitre, aussi ils tiennent très bien tout seuls. Donc désormais, je n'en ai plus rien à faire.
Quand je ressens le besoin de porter une forme de soutien, je choisis forcément une brassière ou un triangle et leur taille est beaucoup plus facile à choisir. Ceux-là sont d'un certain secours pendant l'été quand je n'ose pas encore y aller franchement sous un simple top.

En définitive, le port d'un soutien-gorge doit rester un plaisir même si c'est parfois une nécessité. Il est ultra important que le confort prime, je ne vois pas sous quel prétexte nous serions obligées de souffrir toute la journée atrocement comprimées. Alors au bûcher !



* Plus sérieusement, l'idée que les féministes brûlent leurs soutiens-gorge vient de la libération sexuelle à la fin des années 1960 et au début des années 1970 lorsque les femmes les jetaient en signe de protestation. Je vous invite à lire ceci sur la libération des seins.

L'électro de Vitalic et le bon vieux rock de Taylor Momsen.

Genre, la meuf fait carrément une pause bloguesque d'un mois, t'sais. Comme si j'avais besoin de vacances, franchement... Je vais être honnête avec vous : mon rythme biologique est devenu totalement indépendant de ma personne, je suis décalée comme jaja et j'ai limite l'impression de ne plus être humaine. Une chauve-souris tout au plus.
Hey mais attendez, nous avons changé d'année ! Qu'elle soit bonne avec vous. Je ne vais pas vous assommer avec un article bilan / résolutions parce que je vous avoue que je déteste les lire chez les autres blogueurs. Je ne suis pas désolée, simplement ça m'ennuie profondément. Nous avons tous envie de la même chose : aller mieux et faire ce qu'on peut. Alors allons-y. D'ailleurs allons-y en musique, histoire que ça passe crème. Juste avant, je vous invite à liker ma page Facebook. Je ne suis pas une spammeuse (contrairement à Twitter) mais j'y poste de temps en temps des trucs cools !
Je vais vous parler de deux albums dans le cadre de mon partenariat avec Ephélide. Pour ce faire je sors un peu de ma zone de confort et c'est intéressant, ça baisse un peu plus le taux de snobisme en moi.

Le premier album en question est Voyager de Vitalic, qui sort dans les bacs le 20 janvier. Contrairement au reste de la planète, je découvre totalement cet artiste dont le nom de naissance est Pascal Arbez-Nicolas. J'ai entendu dire qu'il officiait quand même depuis facilement 15 ans et que Voyager est son quatrième album. En fait je n'écoute pas du tout d'électro, je n'y connais rien et ma seule expérience vivante fut le concert de Carpenter Brut au Ferrailleur à Nantes (que j'ai absolument adoré). Vous vous demandez peut-être ce que je fais à vous parler d'un style qui m'est inconnu et d'un mec dont j'ignorais l'existence jusqu'ici alors que je vous avais promis de ne vous parler que de trucs que j'aimais dans le cadre de ce partenariat ? C'est très simple : j'ai accepté de tenter l'expérience. On me l'a proposé à renfort d'extraits et j'ai dit banco, on vend la caravane. Aucun regret par ici ! Sachez que c'est vraiment, vraiment un bon album. Certes, je n'emploie pas les termes adéquats pour ce style musical qui m'échappe d'habitude mais en fait, j'aime la dimension disco de Voyager. C'est voulu puisque Vitalic considère lui-même que cet album est le plus disco qu'il n'ait jamais fait, et j'ai personnellement beaucoup de tendresse pour les années 70. Je me permets de citer une phrase du communiqué que j'ai reçu avec l'album : "Voyager est ainsi un disque qui se souvient de tout l'héritage de la disco cosmique des années 80. Une musique dominée par les synthétiseurs, profondément énergique et organisme, dont les influences sont à chercher chez les pionniers du genre comme Moroder, Cerrone [j'ai un ami très fan de ce dernier et sa passion m'a fait l'aimer beaucoup à mon tour], Patrick Cowley, Lime, Spacer, Carpenter, ou Gino Soccio." De toute façon, la pochette annonce la couleur !

Concerts prévus :
26/01 - Bruxelles (AB)
27/01 - Lille (Aéronef)
10/02 - Toulouse (Bikini)
11/02 - Bordeaux (Le Rocher de Palmer)
23/03 - Paris (Olympia)
07/04 - Morlaix (Panorama Festival)


* * *

Le second album est un style qui me parle déjà un peu plus puisqu'il s'agit globalement de hard rock. Il s'agit de Who You Selling For de The Pretty Reckless, et il est sorti depuis le 21 octobre dernier. J'ai commencé à m'intéresser à ce groupe il y a moins de deux ans quand j'ai vu le clip de Heaven Knows à la télé (sur ma super chaîne allemande de bon rock'n'roll que je ne reçois plus, reviens bébé tu me manques) qu'on retrouve sur l'album Going To Hell (2014) et c'est toujours un petit plaisir auditif pour moi. The Pretty Reckless est un groupe américain en activité depuis 2009 et bien que les musiciens aient tous été remplacés au bout de la première année, il est toujours mené par Taylor Momsen que vous avez peut-être vue en tant que Jenny dans la série Gossip Girl. Et voyez-vous, en 2009 Taylor Momsen n'avait que 15 ans. Mes réticences viennent sans doute de là, j'avais à l'époque beaucoup de mal à voir une si jeune fille s'habiller aussi légèrement, je voyais ça comme de la poudre aux yeux pour masquer une musique certainement pauvre malgré son allure évidente de néo-Cherie Currie. Belle connerie puisque musicalement, c'est loin d'être mauvais. Taylor Momsen est auteure, compositrice, interprète et guitariste, déjà ça pose les bases du respect. Cette fille n'a de toute façon pas le temps pour la connerie et c'est d'autant plus vrai avec ce troisième album qui envoie pas mal de bois. Il n'est question que de mon impression personnelle mais je le trouve très influencé, il suffit d'écouter Take Me Down pour s'en rendre compte, on note l'analogie à Sympathy For The Devil des Rolling Stones. En fait, chaque chanson de cet album est unique, il est blindé de références multiples. On passe du gros rock qui tâche (Oh My God) à des choses davantage teintées de blues, et même de la country (Back To The River, je place ici un coucou à ma binôme radiophonique !). Finalement, tout lui va à cette Taylor Momsen badass, badass au point que trois titres du groupe (Heaven Knows, Fucked Up World et Follow Me Down, tous sur Going To Hell) ont atteint la première place du Top Rock Hits, chose qui n'était pas arrivée à un groupe mené par une femme depuis The Pretenders en 1984. J'aime quand on flatte mon féminisme.

Concert prévu :
26/01 - Paris (Bataclan)


On a tous un doppelgänger et parfois, il est connu.

Bonjour, je suis en vie depuis trois décennies et depuis toujours, je ressemble à une actrice. On me l'a toujours dit même si moins, je pense, à mesure que je vieillis. Il y a dix ans, c'était le florilège et j'en parle aujourd'hui parce que ça recommence. Avant, je faisais aussi dix kilos de moins, mon visage était moins rond et mes traits plus visibles, c'était peut-être plus flagrant (je vieillis en grossissant et elle le fait en mincissant). Je ne suis pas non plus un sosie, et d'ailleurs je ne constate pas moi-même la ressemblance mais les trois-quarts des gens que j'ai côtoyés dans ma vie me l'ont fait remarquer. Je suis très flattée, j'aime beaucoup cette actrice. En fait c'est cocasse parce que, pour tout vous dire, c'est l'une de mes actrices préférées. Depuis que je suis enfant. J'ai grandi avec ses films et son premier rôle marquant était mon sujet privilégié de déguisement pendant les carnavals et autres pitreries. Je ne l'ai jamais fait exprès, je ne me souviens pas de la première fois où j'ai entendu que je ressemblais à mon doppelgänger, et je n'ai jamais rien cultivé du tout, je le promets.

La famille Addams et Casper faisaient partie de mes films favoris (toujours en réalité, ce sont des madeleines de Proust) et j'ai continué sur ma lancée en adorant presque tous ses films. Je vous le répète, je n'ai jamais cultivé la ressemblance. J'ai le front un peu moins grand mais je suis naturellement brune et j'ai tendance à faire la gueule depuis ma naissance. Indépendamment de toute cette histoire, j'en fais d'ailleurs mon fer de lance. Je ne souris spontanément que quand quelque chose d'auditif ou de visuel me ravit, je déteste le faire systématiquement devant un objectif qui passerait par là. C'est désormais du pur militantisme mais quand j'étais enfant, ma mère était quotidiennement armée de son appareil photos, elle dégainait dès que possible et je soupçonne qu'elle prenait particulièrement plaisir à me figer exprès lors d'un excès de mauvaise humeur de ma part. Alors oui, parfois il y a peut-être un air de Mercredi en détresse au camp Chippewa.

Voici donc l'étrangeté de la chose : j'adore une actrice à laquelle je ressemble sans le vouloir. Ça aurait pu plus mal tomber ! Christina Ricci est une comédienne un peu à contre-courant, la majorité de ses rôles m'a toujours plu grâce à son originalité et à son visage très expressif. Du coup je le prends évidemment chaque fois comme un compliment parce que j'ai l'impression que ça me rend cool l'espace d'une minute.

Et toi, à qui tu ressembles ?

Gif tiré de Pecker, un film lui aussi très cool.