Mon prénom, ma bataille.

Salut, je m'appelle Lucie et j'aime beaucoup mon prénom.

Je ne m'en vante pas particulièrement mais je suis fière de m'appeler ainsi, même si ça n'a pas toujours été le cas, loin s'en faut.
Lucie vient du latin lux qui veut dire lumière. Déjà, je trouve ça plutôt cool parce que la lumière est une notion qui me fait du bien. Lucie est un vieux prénom, on en trouve de tous les âges, aussi bien des grands-mères que des nouvelles-nées. Il y a eu d'autres Lucie dans ma classe à plusieurs reprises, au travail parmi mes collègues et plusieurs de mes élèves se prénommaient ainsi. Malgré ça, je me suis toujours sentie inexplicablement unique avec mon prénom tantôt pourri, tantôt bien trop beau.

Lorsque je suis née il y a, ouh là, déjà 30 ans, mes parents avaient prévu de me prénommer Mathilde. Mon grand-père paternel est toutefois intervenu car il avait une sainte horreur de Jacques Brel et, ça tombe bien, parce que moi aussi. Lucie fut donc choisi à la place sans aucun regret. C'est à ce moment précis qu'on se demande si le karma n'est pas venu mettre les pieds dans le plat puisque j'ai finalement retrouvé Lucie, ou Lucy, dans le patrimoine musical. Dans le genre à l'aise et très bien installé.

J'ai eu 10 ans en 1996 et cette année-là, Pascal Obispo a sorti l'album Superflu sur lequel on retrouve une chanson très spéciale en piste 12. Très spéciale parce qu'elle me gonfle au-delà du possible, vous savez qu'il s'agit de Lucie. Et dépêche-toi Lucie, et vas-y que c'est pas marqué dans les livres... Hey, c'est bon, ça suffit. Si en plus je suis dans la même pièce qu'un piano, soyez sûrs que c'est pour ma pomme. Comme si ça ne suffisait pas, Alliage (R.I.P. Quentin Elias) a débarqué en 1997 avec Lucy et ça a été la fin des haricots. Cependant, je crois que je n'ai jamais vraiment entendu les paroles originelles puisqu'elles ont été modifiées par mes camarades de CM1-CM2 dans la cour de récré. En effet, au lieu de chanter "Lucy don't cry", ils disaient "Lucy le singe". Pourquoi le singe ? A cause d'elle :

C'est ça Yves Coppens, fais le malin.

Dans le jargon, on appelle ça cumuler. Sauf que les CM1-CM2 de mon bled sarthois moisi n'avaient pas l'intelligence et la culture nécessaire (ça va, moi non plus) quant à l'origine du prénom de ladite australopithèque. Découverte en 1974, celle-ci a été prénommée Lucy à cause de/grâce à Lucy In The Sky With Diamonds des Beatles écoutée par les archéologues (dirigés par le paléontologue Yves Coppens, cf photo) au moment où ils marquaient le squelette.

Petit aparté : cette chanson, que j'adore (au moins une), écrite, composée et interprétée par John Lennon sur l'album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band sorti en 1967, n'est absolument pas une ode à la drogue, comme le croient beaucoup de gens à cause des initiales (LSD). A cause de cette légende, la chanson n'avait pas droit de cité sur la BBC. En réalité, la chanson a été inspirée d'un dessin de Julian, le fils aîné de John Lennon alors âgé de 3 ans, qui représentait tout simplement sa meilleure amie, Lucy O'Donnell, dans le ciel avec des diamants. Un petit coup d'Alice au pays des merveilles par-dessus et hop, on tient un tube (source : Les Beatles la totale, les 211 chansons expliquées de Jean-Michel Guesdon et Philippe Margotin, éd. Chêne).

Alors oui, Lucy le singe sur l'air d'une chanson d'Alliage et tout ça à cause des Beatles, c'est beaucoup pour une seule personne et je hurle kamoulox. Enfin franchement de quoi je me plains ? On aurait aussi pu me chanter Daniel Balavoine, Charles Aznavour, Michel Delpech, Elmer Food Beat (soutien éternel aux Daniela), Sylvie Vartan, Hanson (oui, oui)... Je continue ? Non ? Bien, merci.

Que s'est-il passé pour que j'en arrive à aimer ce prénom dont on se moquait tant ? Je ne suis pas sûre d'avoir une réponse précise parce que les choses ont dû arriver progressivement. J'ai trouvé mon salut en arrivant au collège où on m'a enfin fichu la paix. En même temps, j'ai suffisamment souffert à l'école primaire pour toute ma scolarité et le mot est faible. De plus, on m'a aussi tellement dit que mon prénom était joli que j'ai fini par le croire. De toute façon, je n'ai pas de deuxième prénom, je n'avais donc pas la possibilité de me faire appeler autrement. Et puis en dehors des gens qui m'appellent Lucile ou Julie parce qu'ils ne sont pas foutus d'intégrer un prénom dans leur cerveau atrophié (non mais c'est chiant à la longue, surtout quand ça dure depuis 30 ans), j'ai décidé de déclarer la guerre à tous ceux qui ne trouveraient pas mon prénom assez bien pour eux, bien que ceci ne soit plus arrivé depuis l'école primaire. C'est con finalement, tout ça tient à très peu de choses.

Voilà, je m'appelle Lucie et j'en suis très fière. Faites avec !

Maintenant, quoi de mieux pour illustrer cet article que le deuxième clip du nouvel album de KT Tunstall ? Ça s'appelle Hard Girls et c'est merveilleux, en plus KT y a ramené une copine hyper girl power.

Planer avec Annika and the Forest.

Vous aurez remarqué que j'ai effacé mon article précédent. Ça m'a énervée sur le coup, j'ai râlé par écrit et ça m'a fait du bien, désormais c'est réglé et ça va beaucoup mieux de mon côté. Je n'en veux pas du tout à la personne qui avait énoncé cette critique même si ça m'a contrariée pendant deux jours. Si vous ne comprenez rien à ce que j'écris là, passez au paragraphe suivant, je m'en vais vous parler de musique. Toujours est-il que je vais me servir de cette histoire pour faire un travail sur moi-même, c'est important de ne pas être constitué que de certitudes.

Je vais de nouveau faire un parallèle avec notre émission de radio parce que je ne m'adresse pas nécessairement au même public ici et là-bas, et je ne présente pas les choses tout à fait de la même façon. La première émission de la saison 2 (ceci est un lien, tu peux cliquer et écouter le podcast, ça ne te prendra que 60 minutes de ton temps) était musicalement consacrée à un groupe que j'ai découvert il y a très peu de temps et qui s'appelle Annika and the Forest.

Crédit : Jean-Baptiste Millot

Il s'agit d'un groupe créé en 2014 et mené par Annika Grill, diplômée en arts plastiques, auteure, compositrice et interprète suédoise établie à Paris. Elle a également co-fondé un studio d'enregistrement et a travaillé avec de multiples artistes. Sur scène, le nombre de membre varie, mais elle est notamment accompagnée des musiciennes Caroline Geryl, Charlotte Patel et Zoé Hochberg, et vous savez comme j'aime mettre l'accent sur les femmes dans la musique (il y a aussi Sébastien Adam à leurs côtés). Le style d'Annika and the Forest se veut plus ou moins pop électro, arty, même si j'ai désormais des difficultés à exprimer le mot pop depuis que j'ai récemment vu une vidéo explicative très intéressante dont je ne retrouve plus la référence (mais je mettrai à jour l'article quand je l'aurai retrouvée).

Dès la première année de l'existence du groupe, Annika and the Forest a sorti deux EP, Beginnings et By The Way, avant le premier album en 2015 intitulé Chromatic. Inutile de vous dire qu'il est vachement bien et que je vous le conseille. C'est poétique, planant, parfois mélancolique, les textes d'Annika Grill vont quelques fois dans cette voie, et d'ailleurs sa voix est faite pour tellement c'est un cocon.
Un nouvel album est prévu pour 2017, She, et, pour patienter, l'EP A Piece of She sort là, le 23 septembre. Ecoutez ici le titre No Grace et, sinon, voici quelques extraits de Chromatic :


BE THE NIGHT


THE SKY



RAIN

3 séries britanniques à voir.

Avant (mais c'était il y a longtemps), je n'aimais pas trop les séries britanniques, mais c'est parce que je n'avais pas vraiment de goût. Aujourd'hui les choses sont différentes. Comme tout le monde, j'ai regardé et absolument adoré Downton Abbey et, bien avant ça, je me suis laissée prendre à Robin Hood (2006-2009). Désormais, je regarde les productions anglaises d'un peu plus près et j'ai pu voir des séries franchement sympas dont je vais vous parler ici.


WHAT REMAINS


Créée en 2013 par Tony Basgallop, What Remains est une mini série d'une seule saison de 4 épisodes faisant 52 minutes chacun. C'est presque un huit-clos puisque l'intrigue se déroule principalement dans un immeuble londonien, le genre de bâtiment qui est plutôt une grande maison de maître divisée en quelques appartements, vous voyez. Le corps de Melissa Young, jeune trentenaire solitaire vivant au dernier étage, est retrouvé dans le grenier deux ans après sa mort. Personne ne s'est rendu compte de sa disparition. Un policier, pourtant fraîchement retraité, se charge d'enquêter et on découvre la face cachée de chacun des habitants de l'immeuble. C'est une histoire dramatique, sombre et glauque mais c'est super haletant, j'ai trouvé que le suspense était bien conservé jusqu'au bout. Je n'ai quasiment pas entendu parler de cette série alors qu'elle est vraiment bien, pour peu qu'on s'intéresse au genre.


POLDARK


On m'a vendu cette série comme un mélange d'Outlander et Jane Austen, je dirais que je n'ai pas du tout été flouée. La première saison a été diffusée cette année et comporte 8 épisodes de 52 minutes également, et la saison 2 devrait débuter ce mois-ci sur la BBC. A mon sens, cette série manque un poil de second degré, peut-être à cause du côté terriblement ténébreux du personnage principal, Ross Poldark, joué par Aidan Turner. En fait, il a toujours les sourcils froncés et le poids du monde sur ses épaules (à raison cela dit) donc ceci doit expliquer cela. L'histoire se passe à la fin du XVIIIème siècle dans les Cornouailles. Ross Poldark revient de la guerre d'indépendance des Etats-Unis où il a combattu du côté des tuniques rouges. Sa famille l'a cru mort, d'ailleurs son père a trépassé pendant ce temps-là, et sa fiancée s'est finalement mariée avec son cousin germain, bien plus riche que lui (et aussi un peu con). Du coup, Ross se retrouve pauvre avec une baraque en ruine sur les bras et des domestiques qui se foutent ouvertement de sa gueule, c'est chaud. Va-t-il s'en sortir ? Vous le saurez en regardant.


THE LIVING AND THE DEAD


Avec Poldark, cette série-là a été mon petit kiffe de l'été. Elle est vraiment toute récente puisqu'elle a été diffusée en juin chez nos voisins anglo-saxons à raison de 6 épisodes de 60 minutes chacun. Dans le rôle principal, on retrouve Colin Morgan qui jouait Merlin dans la série du même nom (à laquelle je n'ai absolument jamais accroché d'ailleurs). Cependant, là, il est vachement mieux parce que d'une part, il a les cheveux plus longs et, d'autre part, il a une barbe. C'est autre chose que la coupe au bol moyen-âgeuse. A ses côtés et jouant le rôle de son épouse, Charlotte Spencer, qui est une magnifique rousse jouant une super féministe de la fin du XIXème siècle. De plus, cette série est vraiment très bien filmée, les images sont très belles et la musique souvent bien choisie. De retour de Londres, le couple Appleby se retrouve plus ou moins obligé de s'occuper de la demeure familiale de monsieur, à la campagne, après la mort de sa mère. Initialement, lui est psychiatre et elle photographe, ce sont des gens modernes, volontaires et sceptiques (enfin elle plus que lui). Oui mais voilà, il va commencer à se passer des trucs chelous dans la maison et le village, au point que tout le monde finit par croire le lieu maudit. Et quand je vous parle de trucs chelous, c'est vraiment chelou. Je dois donc vous sommer de regarder car c'est tout à fait déroutant.


Si vous avez regardez ces séries, qu'en avez-vous pensé ?

Charlotte, de David Foenkinos.

Ce n'est un secret pour personne mais je suis une piètre lectrice. Je lis très peu et quand j'ouvre un livre, je lis très lentement, je peux être sur un même bouquin pendant des semaines (voire plus...). Pourtant, quand j'étais môme et même ado, je lisais beaucoup et je me suis même enfilé quelques pavés et des classiques avec grand plaisir. Le fait de posséder un ordinateur et un smartphone ne m'aide pas beaucoup, aussi j'essaie de me forcer de plus en plus à lire des vraies feuilles de papier reliées.

Pour mon séjour à Amsterdam, j'avais emmené deux romans : Le Maître du Haut Château de Philip K. Dick - je ne suis qu'au début tant je lis avec une lenteur effarante -, et Charlotte de David Foenkinos. Autant je n'ai pas du tout avancé dans le premier, autant j'ai avalé le second d'une traite.

C'est le troisième roman de David Foenkinos que je lis. J'avais commencé par Lennon par curiosité et j'avais été subjuguée par l'idée (le narrateur est John Lennon himself et chaque chapitre est une séance chez son psy). J'ai ensuite lu il y a peu Je vais mieux et il m'a fait un bien fou. En lisant Charlotte, j'ai eu la confirmation que je ressentais beaucoup d'émotions avec cet auteur.

J'ai donc commencé Charlotte à la gare d'Amsterdam en attendant le train du retour et je l'ai terminé entre Paris et Nantes. Toutefois je n'ai aucun mérite, c'est loin d'être un pavé ! Un peu plus de 200 pages, mais ça n'enlève évidemment rien à la qualité.
C'est un roman adapté d'une histoire vraie puisqu'il est question de Charlotte Salomon, peintre juive allemande décédée à 26 ans pendant la Seconde Guerre mondiale. Toute sa vie y est écrite, depuis sa naissance jusqu'à sa mort, et avant ça avec la rencontre de ses parents. Pour être tout à fait honnête, ce n'est pas un livre à lire un dimanche soir de novembre parce que l'histoire est très sombre. Charlotte est issue d'une famille dont plusieurs membres se sont suicidés, notamment sa propre mère, ce qu'elle ignore une partie de sa vie, ainsi que sa tante dont elle porte le prénom. Elle vit à Berlin avec son père médecin qui se remarie avec la cantatrice Paula Lindberg, admirée par sa belle-fille. Charlotte est une enfant taciturne, aujourd'hui on comprend que la dépression s'est emparée de sa famille maternelle. Elle apprend le dessin à l'adolescence et souffre de l'antisémitisme aux beaux-arts (et partout ailleurs) avec la montée de l'Allemagne nazie.

En ouvrant le livre on connaît déjà la fin puisque Charlotte Salomon est morte très jeune, mais son histoire vaut le coup d'être connue, elle est terriblement émouvante. Lors de certains passages, j'étais à deux doigts de verser ma petite larme, je suis hyper sensible. Mais comme j'étais dans un train bondé, je me suis retenue. Ce roman se lit vite aussi parce qu'il n'est composé que de phrases très courtes avec un retour à la ligne systématique et, parfois, des interventions de l'auteur. Aucune description superflue, tout est dans le concret et je pense que c'est aussi pour ça que l'émotion est grande.

Peu avant sa déportation à Auschwitz, Charlotte Salomon a écrit Vie ? ou Théâtre ?, une œuvre autobiographique complète qui regroupe des dessins, peintures, écrits et même de la musique. Je ne vous raconterai pas les conditions de sa composition, c'est très bien expliqué dans le roman de David Foenkinos (j'ai déjà assez spoilé comme ça). Toutefois, si vous voulez en savoir plus sans lire le roman, ou bien si vous l'avez déjà lu, je vous invite à lire cet excellent article. On peut trouver depuis peu Vie ? ou Théâtre ? traduit en français, soit une œuvre de 820 pages et de plus de 4 kg ! Elle coûte tout de même 95€, je me la paierais bien si je retrouve du travail un jour.

A gauche, Autoportrait, 1940

Mon cadeau d'anniversaire s'appelle Amsterdam.

Oh mais dites, il y a comme une odeur de reprise d'activité par ici ! En fait, avoir 30 ans n'est pas si mal. On m'a offert de très beaux cadeaux, voyez-vous. Non seulement mon mec m'a payé quelques jours à Amsterdam (c'est d'ailleurs l'objet officiel de cet article), mais à mon retour, j'ai fêté mon anniversaire avec ma maman qui m'a offert un nouvel ordinateur portable. Ceci est un petit miracle, mon PC précédent avait un pied dans la tombe, tellement en fin de vie qu'il a définitivement clamsé quand j'ai commencé à tapoter le clavier du nouveau. Ça m'a redonné l'envie de bloguer, c'est tellement plus sympa avec du bon matériel (no shit Sherlock).

Après cette introduction, venons-en à ce qui nous occupe pour aujourd'hui puisque je vais vous parler d'Amsterdam. Alors oui, je sais, ce n'est pas hyper surprenant vu que tous les blogueurs et utilisateurs lambdas des réseaux sociaux de France et de Navarre se sont donnés rendez-vous soit là-bas, soit en Californie (il y a toujours des destinations à la mode, c'est fou), mais moi je n'y étais jamais allée et je suis bien contente de mon séjour ! Laissez-moi donc vous conter ma petite expérience.

Premièrement, j'ai fait le voyage entièrement en train. Il faut compter entre 6h30 et 7h en TGV puis en Thalys en partant de La Roche-sur-Yon avec une pause à Paris le temps de passer de Montparnasse à la gare du Nord. Prendre le train est tellement pratique, en plus j'adore ça, bien plus que l'avion, c'est bien moins angoissant. Mon mec m'a confié qu'il avait pu avoir des prix pour les billets, ce qui lui a permis de se lâcher sur le choix de l'hôtel. Nous avons donc dormi au Student Hotel (celui se trouvant à Amsterdam Est, il y en a un autre à l'Ouest) et qu'est-ce qu'on y était bien ! Il y a plusieurs petits salons dans les parties communes, une salle de jeux (ping-pong, baby-foot), une salle cinéma avec aussi des livres à disposition, un photomaton vintage et une déco d'enfer. La chambre en elle-même était sobre, épurée, tout était parfait.







Comme nous sommes arrivés après 19h et qu'on était claqués, on s'est contenté de manger au restaurant de l'hôtel, The Pool, qui propose, entre autres, des spécialités méditerranéennes, et c'est magique. L'ambiance est cool et on mange super bien, je peux vous dire que la viande de mouton dans mon burger m'a bien fait plaisir.

D'ailleurs, concernant la bouffe, loin d'aller au resto à chaque repas, on a testé plusieurs trucs qui valent le coup. Premièrement, si on aime les burgers (nous ça va), on peut aller chez Burgermeester. Ce n'est pas complètement fou mais c'est vraiment très bon. Ça reste de la restauration rapide mais de qualité, et on peut manger devant où des tables de pique-nique sont installées. Ce que j'aime avec le mode de vie néerlandais, c'est que les burgers ne sont pas automatiquement servis avec des frites, il faut les commander en plus (quand elles sont proposées). Je trouve ça bien, ça évite de manger plus que nécessaire. Il y a également une chaîne qui s'appelle Febo, il s'agit de distributeurs de bouffe. Dit comme ça c'est un peu effrayant mais c'est plutôt cool. Si on a une petite faim, on glisse quelques pièces et hop, un petit truc gras et/ou frit s'offre à nous. C'est comme ça qu'on a pu manger des krokets, ces bâtonnets à base de chapelure, de fromage et d'une sauce à la cacahuète (et aussi une petite fricadelle qui passe crème).


Les krokets de chez Febo

Au niveau du sucré, on s'est arrêté au salon de thé De Taart Van M'n Tante, c'est un passage obligé. La carte est phénoménale mais il faut regarder les pâtisseries du jour dans le frigo car on n'y cuisine pas tout systématiquement. J'ai avalé la fameuse dutch apple pie qui déchire. Pour les afficionados de choses bien chocolatées, bien fruitées, avec de la pâte à sucre de fou furieux, vous serez contents, croyez-moi. Ces gâteaux sont des œuvres d'art. On a aussi testé les dutch pancakes à De Vier Pilaren mais ce n'est rien de plus que des crêpes et, de plus, très chères pour ce que c'est, genre 9€ la crêpe au Nutella. J'ai cru savoir qu'il y avait un endroit en particulier où il fallait absolument en manger mais on n'a pas eu le loisir de s'y rendre.

De Taart Van M'n Tante

Les dutch pancakes de De Vier Pilaren

Pour le point culture, on est allé au jardin botanique, Hortus Botanicus, qui est assez fou. Créé en 1638, c'est l'un des plus vieux du monde ! Il est blindé de variétés toutes aussi dingues les unes que les autres, et il y a plusieurs serres, notamment une avec des papillons en semi-liberté qui volent partout devant nos yeux, c'est poétique !





On a aussi visité deux musées, le national Rijksmuseum dans lequel on trouve notamment des œuvres de Kruseman, Rembrandt (bien qu'il ait son propre musée),Vermeer, et tout l'âge d'or de l'art flamand. C'est ainsi qu'on a pu constater que la petite attraction du lieu est La Laitière. Elle reçoit quasiment le même engouement que La Joconde au Louvre. On est également allé au musée Van Gogh et c'était super émouvant, pour peu qu'on s'intéresse un peu à l'artiste. Je ne vous cacherai pas que j'ai eu une grosse montée d'émotion devant un des tableaux de la série Les Tournesols, je ne m'y attendais pas du tout. Le point négatif est le prix d'entrée hallucinant dans les musées, soit 17€ environ.

La Laitière de Vermeer, 1658

Et puis la ville en elle-même est vraiment très belle. Il y a tellement de verdure ! Aussi, je crois qu'il y a autant de vélos que de brins d'herbes, tout ça est incroyable. Quand on s'attarde sur l'architecture, on a l'impression de voir la grande sœur de certains quartiers de New York (bon, je n'y suis jamais allée, d'accord, mais qu'est-ce que tu vas faire ?). Après je ne suis pas spécialiste mais l'influence des colons néerlandais a dû servir à un moment donné. C'est un vrai plaisir de se promener dans les rues d'Amsterdam. On est aussi allé faire un tour dans le quartier rouge et j'ai été hyper surprise (ou naïve) de voir qu'il était absolument blindé de touristes, alors que le reste de la ville est très fluide pour cette période de l'année. C'est toujours étrange de marcher dans des rues étroites dans lesquelles les prostituées ouvrent la porte de leur cagibi à tout moment pour faire entrer le client (voire aller le chercher). Enfin, bien qu'on ne soit entré dans aucun coffee shop, j'ai de nouveau été étonnée de constater que l'odeur de cannabis est partout, sans aucune exagération. Du coup, je rigolais tout le temps dans ma moustache comme une gamine de 14 ans !








La gare, le seul jour où le ciel fut si bleu !

Voilà, j'ai fini, mais je vous mets quand même les adresses et les liens de ce dont je vous ai parlé :

Wibaustraat 129, 1091 GL

Burgermeester (4 restaurants à Amsterdam)
Quartier De Pijp - Albert Cuypstraat 48, 1072 CV
Quartier Utrechtsestraat - Utrechtsestraat 8, 1017 VN
Quartier Jordaan - Elandsgracht 130, 1016 VB
Quartier Bij Artis - Plantage Kerklaan 37, 1018 CV

Ferdinand Bolstraat 10
1072, LJ

Stadhouderskade 11
1054 ES

Plantage Middenlaan 2a
1018 DD

Museumstraat 1
1071 XX

Museumplein 6
1071 DJ