Playlist à thème #1

L'autre jour, j'ai eu une épiphanie, je me suis dit tiens, si je faisais une playlist avec des chansons dont le titre contient le mot time ? Ça ne brille pas par son intérêt subtil mais ça a au moins eu le mérite de m'occuper un petit quart d'heure. En anglais, le mot time désigne le temps qui passe sous plusieurs formes et j'aime bien ce champ lexical. D'ailleurs, ça me fait penser au fait qu'à l'école, que ce soit en français ou en anglais, j'ai toujours aimé les exercices tournant autour du champ lexical et spécialement quand il fallait faire des recherches dans un texte. Ecoutez, il n'y a pas de petite passion. Bref, voici une petite sélection de 7 chansons :


PINK FLOYD
Time

Cette magnifique chanson est sur l'album The Dark Side of the Moon sorti en 1973. Je vous livre ici la version live au Royal Albert Hall de Londres en 2006 mais je vous encourage à écouter aussi la version studio ici (la vraie version dure 7"48). Chez Pink Floyd, on ne fait jamais les choses à moitié, c'est pour ça que vous pouvez entendre des sons d'horloges véritables ainsi qu'un son plus vrai que nature recréé avec la basse de Roger Waters. Après, la technique de cette chanson est encore plus poussée que vous ne le pensez peut-être car, qu'on se le dise, ces messieurs de Pink Floyd ont beau être des musiciens, ils sont aussi des mécaniciens. Le côté expérimental et mathématique de la musique me fascinera toujours. Composée par Roger Waters, cette chanson est une analyse du temps qui passe (no shit Sherlock) et considérée comme un memento mori ("Souviens-toi que tu vas mourir.").



DAVID BOWIE
Time

Je sais, c'est presque trop facile, on en revient toujours à David Bowie. Ce n'est pas faux, cet homme-là fait partie du centre de mon univers, j'aime voir tout ce qui gravite autour. On retrouve cette chanson-là sur l'album Aladdin Sane sorti en 1973, qui a été majoritairement composé sur la route alors que Bowie était en tournée aux Etats-Unis. Elle n'est pas la seule mais Time a des accents de cabaret, elle rejoint la tonalité globale de cet album qui est une pure folie (Aladdin Sane est un jeu de mots entre le fait d'être sain d'esprit et a lad insane, traduit par un type fou) pour un milliard de raisons. Et je suis en train de me dire qu'il serait intéressant de se lancer dans une analyse complète de l'album, je vous jure qu'il y a de la matière, c'est une telle œuvre ! Voici la version tirée de Ziggy Stardust : The Motion Picture, film de Donn Alan Pennebaker sorti en 1983. Pour la version studio, allez écouter ici.



DEEP PURPLE
Child in Time

Et non, incroyable mais vrai, Deep Purple ce n'est pas que Smoke on the Water, premier morceau qu'on apprend généralement à jouer à la guitare (moi-même je sais). Si vous n'êtes pas familier avec ce groupe mais que vous regardez un peu la télévision, les premières notes de Child in Time vous rappelleront sans doute la dernière pub pour Flower by Kenzo (ceci n'est pas un article sponsorisé). Trêve de plaisanterie, cette chanson est l'une de mes préférées du groupe et elle est sur l'album In Rock sorti en 1970. C'est un morceau de rock progressif bien ancré dans son époque qui dure plus de dix minutes pour notre plus grand bonheur, et dénonce l'impossible fuite face aux responsabilités et aux conséquences d'actes répréhensibles grâce à l'utilisation de métaphores (là je viens de citer Wikipédia, j'aurais difficilement pu écrire mieux).



OPETH
In my Time of Need

J'arrête désormais de vous saouler avec le bon vieux rock du temps jadis et faisons un bon en 2003 avec cette chanson d'Opeth sortie sur Damnation, la deuxième partie du plus-ou-moins-mais-pas-vraiment-double album Deliverance et Damnation. En fait les deux ont été enregistrés en même temps mais sont sortis à quelques mois d'écart. Ici, Opeth s'inspire du rock progressif des années 70... ah, on y revient toujours, vous ne m'échapperez pas ! En 2003 j'avais 17 ans, j'étais mélo-dramatique et j'écoutais ceci en boucle, j'aimais tellement cette noirceur nordique et romanesque de qualité (ceci n'est pas ironique). Version studio ici.



SEMISONIC
Closing Time

Là, je dois vous avouer que c'est un prétexte pour me remémorer tranquillement le rock des années 90 en toute nostalgie. On retrouve cette chanson sur l'album Feeling Strangely Fine sorti en 1998 et elle parle... du fait de quitter un bar à l'heure de fermeture. En réalité, c'est un peu plus profond que ça, il est surtout question du fait que Dan Wilson, le chanteur, allait bientôt être père, la chanson est donc plutôt une forme de questionnement. La jeune femme dans le clip est d'ailleurs la maman.



IWAN RHEON
Changing Times

Vous aurez reconnu ici le détestable Ramsey Bolton dans Game of Thrones et peut-être Simon Bellamy dans Misfits, mais Iwan Rheon, né au Pays de Galles en 1985, est aussi chanteur depuis un petit moment maintenant. Il a sorti quelques EP entre 2010 et 2013 et son premier album, Dinard, est arrivé l'année dernière. C'est indie, folk, pop, franchement c'est chouette. Le seul souci est sa voix, j'ai peur qu'il lâche ses chiens à tout moment entre deux couplets, il me faut le temps d'oublier son côté dépeceur démoniaque. Changing Times est extraite de son EP du même nom sorti en 2011.



REGINA SPEKTOR
You've Got the Time

Les adoratrices et adorateurs d'Orange is the New Black vont être heureuses-x puisqu'il s'agit ici du thème de la série. Personnellement, je viens de l'apprendre puisque je ne la regarde pas (j'ai vu le début de la première saison mais je n'ai pas accroché, navrée de vous décevoir). Cette chanson a été écrite exclusivement pour elle et donc en fonction de son thème (et ouais, en prison tu as du temps devant toi), elle ne se trouve sur aucun album de Regina Spektor.

4 comédies : 2 films le sont vraiment et 2 pas tellement, mais saurez-vous déceler lesquels ?

Je n'écris pas beaucoup en ce moment parce que je manque d'idées. Je manque d'idées parce que je ne fais pas grand chose et je ne fais pas grand chose parce que j'occupe mes nuits à essayer de dormir et mes journées à essayer de rattraper mes nuits pendant lesquelles je n'ai pas réussi à dormir, du coup je suis zombifiée depuis quelques temps. J'en arrive même à passer des journées entières sans toucher à mon ordinateur, et je n'ai pas écouté de musique depuis Mathusalem (j'ai mis deux vinyles aujourd'hui, quel exploit) c'est du jamais vu dans mon histoire personnelle. Toujours est-il que je n'ai pas fait grand chose de culturellement intéressant, au point que j'ai décidé d'arrêter le bilan culturel mensuel. Je pensais que ça allait m'obliger à faire plus de choses mais en fait pas du tout, alors autant se débarrasser de la pression. J'ai malgré tout vu quelques films (rien de transcendant, hélas) il y a quelques semaines et je m'en vais vous les survoler rapidement.


YOU AGAIN

2011, d'Andy Fickman - avec Kristen Bell, Jamie Lee Curtis et Sigourney Weaver. En VF : Encore toi !

Ce film est passé à la télé un soir et j'ai été attirée par le duo Jamie Lee-Sigourney comme une grosse mouche avec du miel. Il ne s'agit pas de la comédie du siècle et je ne l'aurais sans doute pas regardée avec des actrices qui m'intéressent beaucoup moins mais j'ai quand même bien rigolé. Disons qu'il est question d'une situation qu'on a tous en horreur et qu'on a peut-être déjà plus ou moins vécue. Les premières minutes nous montrent à quel point Marni (Kristen Bell) est une victime au lycée puis on la voit dix ans plus tard en adulte responsable avec une bonne situation. Elle doit retourner auprès de sa famille pour le mariage de son frère et se rend compte que sa belle-sœur est son pire cauchemar de l'école. Evidemment, on retrouve des scènes ubuesques parce que l'idée est de grossir le trait mais du coup, je m'attendais à plus. Il y avait presque trop de bons sentiments à mon goût, j'ai l'impression d'être une peau de vache.


* * *


GODS OF EGYPT

2016, d'Alex Proyas - avec Nikolaj Coster-Waldau, Gerard Butler et Geoffrey Rush.

Nous savons tous qu'il s'agit ici du pire film qui soit, je n'écris pas à son sujet pour vous dire le contraire. Je m'inflige ce genre d'idioties en grande partie pour mater Gerard Butler, ce magnifique écossais jouant le rôle d'un dieu égyptien, il en va de même pour le danois Nikolaj Coster-Waldau et la française d'origine cambodgienne Elodie Yung. Je n'imaginais pas du tout le vilain Seth (Gerard Butler) avec des yeux aussi bleus et un accent aussi anglo-américano-écossais mais ne polémiquons plus, le mal est fait. On pourrait aussi s'en prendre à Alex Proyas qui nous a pondu cette immense blague qu'est Knowing (Prédictions en VF) avec Nicolas Cage et qui m'a provoqué une succession de fous rires alors que ce n'est même pas une comédie. C'était un peu pareil avec Gods of Egypt avec un petit supplément : il faut le regarder avec des lunettes de soleil et ne pas souffrir d'épilepsie. Une telle surenchère m'a vraiment fatiguée. Je ne vais pas être complètement dégueulasse puisqu'il y a de bonnes idées. Tellement mal exploitées, hélas. J'aimais vraiment bien le fait qu'il se passe des trucs un peu chiadés au royaume des dieux mais c'était juste méchamment comique.


* * *


LONDON HAS FALLEN

2016, de Babak Najafi - avec Gerard Butler, Aaron Eckhart, Morgan Freeman et Angela Bassett. En VF : La chute de Londres.

Puisque nous sommes dans le thème "Gerard Butler, grand acteur de comédies", continuons avec ce chef-d'œuvre en la matière. Il s'agit de la suite d'Olympus Has Fallen (réalisé alors par Antoine Fuqua) et qui n'était pas un si mauvais film dans son genre. J'aime beaucoup les films d'action très graves et très américains avec des explosions et des John McLane en puissance. Cela dit, London Has Fallen a peut-être un peu poussé le bouchon. Là encore j'ai éclaté de rire devant plusieurs scènes, surtout celles où on voit les monuments exploser de peur. Souvent, les films d'action ont des scénarii complètement improbables mais ici, sur une échelle de 1 à 10, on arrive à peu près à 37. A quel moment peut-on prendre au sérieux de voir tous les chefs d'états du G20 se faire buter mais pas Gerard Butler alors qu'il se prend frontalement une salve de mille balles de mitraillettes ? Il faut le voir pour le croire.


* * *


HAIL, CAESAR !

2016, d'Ethan et Joel Coen - avec Josh Brolin, George Clooney, Tilda Swinton, Ralph Fiennes, Frances McDormand, Scarlett Johansson, Jonah Hill et Channing Tatum. En VF : Ave, César !

Voici encore un casting qui laisse rêveur... Oui mais quelle déception ! S'il y a bien une chose que je déteste, c'est regarder un film-catalogue. Nous en mettre plein la vue avec une succession d'acteurs et de saynètes qui n'ont pas tellement à voir les uns avec les autres, ça me contrarie. J'ai trouvé ce film sans fond alors qu'il y avait un réel potentiel comique, un truc digne des frères Coen quoi ! La seule scène qui m'a vraiment beaucoup plu est celle avec Channing Tatum avec son chien et le sous-marin, c'est vous dire. Pourtant, encore une fois il y avait tout ce qu'il fallait : le sale caractère du personnage de Scarlett Johansson, le potentiel comique de George Clooney, l'époque, les coulisses du cinéma de cette époque, les communistes, une enquête policière... mais ce n'était que survolé, un catalogue vous dis-je.

KT Tunstall en slow motion.

Suite à la sortie de Golden State, KT Tunstall a donc proposé le clip du titre principal, Evil Eye, mais ont également été créées deux nouvelles vidéos pour illustrer All Or Nothing et The Healer, les deux autres morceaux de l'EP. Tout en slow motion de l'extrême, c'est trop cool :


Tu es blogueuse et c'est trop dur ? Lis ça :

J'ai un coup de gueule à passer. Le fait est que je ne dois pas toujours me contenter de Twitter pour ce faire, il est parfois intéressant de se plier à l'exercice de la critique et du mécontentement de façon argumentée, posée et avec des paragraphes. Ça m'aide à réfléchir sur ce monde peuplé de connards et c'est cathartique. Je passe un temps certain sur mon ordinateur via lequel j'explore pas mal la blogosphère et ces lectures me font passer par toutes les émotions. Honnêtement, j'aime beaucoup ce milieu. Je blogue moi-même depuis plus de dix ans donc j'ai vu ce monde évoluer. Aujourd'hui, ce n'est plus la honte d'avoir un blog et on trouve des supports sur absolument tous les sujets, avec tous les styles d'écriture, tous les niveaux de créativité, je trouve ça génial. Aussi, si on m'avait dit il y a dix ans qu'on pourrait finir par vivre de son blog, je ne l'aurais jamais cru. Si on m'avait dit que des marques diverses et variées feraient autant confiance aux blogueurs pour des partenariats, j'aurais rigoler ! Force est de constater que cet univers fonctionne très bien, même alors que les chaînes YouTube sont en plein essor. A titre personnel, j'estime très chanceux les gens qui ont assez de succès pour se dégager un revenu mensuel. Vivre de sa passion est quelque chose de très précieux à mes yeux.

Mon blog à moi a un succès très relatif, je ne suis pas une cliente idéale pour des partenariats quels qu'ils soient même si un jour on m'a filé 100 balles pour insérer trois liens dans un article. C'était il y a quelques années (sur mon premier blog du temps jadis, aujourd'hui décédé, R.I.P.) et j'étais bien contente même si j'ai halluciné sur le contexte. Très franchement, si on me propose aujourd'hui de vivre de mon blog, je dis banco, on vend la caravane. Direct.


Si je lis autant de blogs, c'est parce que je regarde quotidiennement ce qui se trame sur Hellocoton. J'aime lire de nouvelles choses et de nouvelles personnes, et puis je m'intéresse à beaucoup de choses. Chaque jour, cette sorte de portail des blogs (rédigés par des femmes en grande majorité) compile un best of d'articles par catégorie (mode, beauté, humeur, culture, etc.). Toutefois, il ne se passe pas une semaine sans qu'une blogueuse vienne déblatérer sur son activité et se fend d'une auto-absolution dont le texte n'est même pas justifié (pire, il est centré !) et est aussi long que l'autoroute vers l'ennui. J'en suis donc là après une énième lecture de ce genre où j'ai constaté l'indécence la plus totale.

Tout d'abord, l'article s'intitule : "Vis ma vie de blogueuse.". On comprend alors tout de suite qu'il s'agit de l'activité principale de l'autrice tel un métier, un sacerdoce. On sait immédiatement qu'elle va se plaindre, mettre des choses au clair, qu'il va se passer quelque chose, bon sang ! Tellement de suspense, on ne tient plus ! Voici maintenant quelques morceaux choisis (j'ai pris le soin de corriger les fautes d'orthographe et la ponctuation mais pas la syntaxe) :

"Quand je dis que je suis blogueuse, les gens ont tendance à faire ce raccourci rapide qui consisterait à penser que je passe ma vie en vacances [...]. Le travail de blogueuse n'est pas aussi reposant qu'il ne le semble !". Globalement, je suis d'accord avec elle. L'activité indépendante de blogueur étant encore nouvelle, les gens se posent des questions et ont un jugement rapide. Malheureusement, c'est le cas de beaucoup de métiers : si tu es prof tu es un(e) feignant(e), si tu bosses aux impôts tu es une ordure, si tu es garagiste tu es un(e) voleur(se), etc. Le problème ne vient finalement pas de ton travail mais de la connerie des gens. Peut-on vraiment quelque chose contre ça ? Je n'en suis pas sûre. Le travail de blogueuse n'est sans doute pas reposant mais quel boulot l'est vraiment ? Même gardien(ne) d'une île paradisiaque au large de l'Australie n'est pas reposant. Toutefois, arrêtons de mentir aux lecteurs, il est plus facile d'être blogueuse qu'équipière chez McDo, hôtesse de caisse, femme de ménage... je continue la liste ? D'autant que...

... "Le matin, contrairement aux idées reçues, je ne fais pas la grasse mat'. Je me lève, comme tout le monde. Je me prépare un café bien chaud et, calée dans mon lit, je check Instagram, Facebook et mes mails, et tente tant bien que mal de rattraper mon retard dans l'édition de mes photos ou dans les préparations de mes articles. L'ordinateur sur les genoux et un carnet à proximité, je fais la liste des partenariats à honorer, des rendez-vous de la journée, des tenues à préparer pour les shootings...". C'est chaud, les gars ! Chaud !!! J'imagine assez bien la douleur, n'était moi-même pas du tout du matin, se lever vers 7h30 relève de la torture. Si en plus je dois rester calée dans mon plumard pour bosser avec un café et mon ordi sur les genoux, pour peu qu'on soit lundi, ça me colle des tendances suicidaires. Bon. Soyons sérieux deux minutes. J'ai cité ici la première moitié de l'article et on est déjà crispé. Crispé par l'indécence. Je me pose des questions : cette jeune femme a-t-elle déjà travaillé ? Un vrai bon gros job à la con payé que dalle ? A-t-elle déjà connu le chômage ? Les galères ? Bordel mais c'est quoi son éducation ?!


Continuons : "Je peux passer des heures sur mon ordinateur à user mes yeux, alors depuis quelques mois je porte des lunettes, bien que j'étais l'une des seules de ma famille à ne pas avoir de problème de vue.". S'en suit un petit placement de produit ni vu ni connu j't'embrouille pour une marque de lunettes aux verres anti-lumière bleue. Se protéger les yeux des écrans n'est pas la même chose qu'avoir des problèmes de vue, aussi je l'invite à réviser ses classiques scientifiques. Mais ne rageons pas, ces lunettes lui "donnent un petit supplément de style" qui la "crédibilise" quand elle fait "le choix d'aller travailler au Starbucks du coin.". Il serait relativement inutile pour moi de commenter étant donné que je suis une bouseuse de provinciale et qu'il n'y a aucun Starbucks dans mon département. Cependant, avoir le choix de travailler depuis n'importe quel spot est un véritable enjeu pour les méninges. C'est qu'il ne faudrait pas s'arrêter dans un lieu au pourcentage de hype inférieur à 98%.

Pour le reste, je vais aller plus vite. Ses après-midis sont consacrés aux rendez-vous, c'est ainsi qu'elle découvre les nouvelles créations, rencontre les créateurs, les marques et prend des photos. Cela dit, ces moments sont parfois très longs et difficiles à gérer, comment passer du Marais au XVIème arrondissement en moins de temps possible ? Il faut en plus trouver un moment pour aller aux toilettes... dur ! Son quotidien n'est, je cite, "pas uniquement composé de licornes et de paillettes" ! Quand elle rentre chez elle, il faut vite prendre des photos pour Instagram avant que le soleil ne se couche sinon la journée de travail est fichue. Jusqu'à ce qu'elle se rende compte qu'elle n'a pas dîné et qu'il est déjà 22h... Sachez que même en vacances elle n'est pas tranquille. Elle doit parfois renoncer à faire la sieste sur la plage afin de répondre à ses mails en attente... :(


Heureusement, notre blogueuse conclue de façon très évidente : "Alors non la vie de blogueuse n'est pas de tout repos, je ne suis pas payée pour les heures sup' mais je fais ce que j'aime et ça, ça n'a pas de prix !". Ah, fichtre, c'est beau comme du Lara Fabian, je suis à deux doigts de me mettre à chialer d'émotion. En fait, j'ai vraiment cru à une blague, une parodie, un putain de fake jusqu'à la dernière ligne mais non, cette blogueuse a l'air très sérieux et complètement dans son monde. Je suis sidérée de voir à quel point elle peut se montrer insultante. Ça me donne envie de casser des trucs et aussi de lui faire la liste détaillée de tous les gros mots que je connais. Mais vous avez vu, je me suis presque retenue.

Alors bien que mon blog soit très, très, très modeste, je tiens à passer ce message : arrêtez de faire ça. Cessez de vous justifier parce qu'on vous a dit un jour que vous étiez des glandeuses. Il paraît que la fainéantise est signe d'intelligence, servez-vous en. Réfléchissez, ouvrez-vous au monde et comprenez que vous ne pouvez pas écrire n'importe quoi, n'importe comment. Arrêtez de croire que la planète tourne autour de la blogosphère, de la comm' et du style. Cessez de passer pour des connes et d'en être fières. Ayez du savoir-vivre, de la décence, de la modestie et du respect. Vous me gonflez éperdument mais je me demande ce que mon esprit critique ferait sans vous...

Rover, Innerhum.

Alors je ne sais pas si vous avez un avis sur la question mais moi, je trouve que nous nous trouvons dans une période musicalement très sympathique, tous les artistes que je préfère sortent des trucs et ça me rend extatique. Aujourd'hui est sorti le nouveau clip de Rover, Innerhum (Let It Glow, 2015), réalisé par Sarah Mallet (de l'Ecole de la Cité) et Vincent Roché. Ce n'est pas parce que je suis fan de lui mais, tout de même, cette vidéo est d'une grande beauté, d'une grande poésie, et Innerhum est ma chanson préférée de l'album, ce qui ne gâche rien. Vu en concert pour la deuxième fois en mars, j'y retourne une troisième en décembre, il revient près de chez moi. Je suis folle de joie ! Je vous rappelle aussi que vous pouvez toujours revoir son concert à l'Olympia en cliquant ici et ce jusqu'en septembre.