Tu es blogueuse et c'est trop dur ? Lis ça :

J'ai un coup de gueule à passer. Le fait est que je ne dois pas toujours me contenter de Twitter pour ce faire, il est parfois intéressant de se plier à l'exercice de la critique et du mécontentement de façon argumentée, posée et avec des paragraphes. Ça m'aide à réfléchir sur ce monde peuplé de connards et c'est cathartique. Je passe un temps certain sur mon ordinateur via lequel j'explore pas mal la blogosphère et ces lectures me font passer par toutes les émotions. Honnêtement, j'aime beaucoup ce milieu. Je blogue moi-même depuis plus de dix ans donc j'ai vu ce monde évoluer. Aujourd'hui, ce n'est plus la honte d'avoir un blog et on trouve des supports sur absolument tous les sujets, avec tous les styles d'écriture, tous les niveaux de créativité, je trouve ça génial. Aussi, si on m'avait dit il y a dix ans qu'on pourrait finir par vivre de son blog, je ne l'aurais jamais cru. Si on m'avait dit que des marques diverses et variées feraient autant confiance aux blogueurs pour des partenariats, j'aurais rigoler ! Force est de constater que cet univers fonctionne très bien, même alors que les chaînes YouTube sont en plein essor. A titre personnel, j'estime très chanceux les gens qui ont assez de succès pour se dégager un revenu mensuel. Vivre de sa passion est quelque chose de très précieux à mes yeux.

Mon blog à moi a un succès très relatif, je ne suis pas une cliente idéale pour des partenariats quels qu'ils soient même si un jour on m'a filé 100 balles pour insérer trois liens dans un article. C'était il y a quelques années (sur mon premier blog du temps jadis, aujourd'hui décédé, R.I.P.) et j'étais bien contente même si j'ai halluciné sur le contexte. Très franchement, si on me propose aujourd'hui de vivre de mon blog, je dis banco, on vend la caravane. Direct.


Si je lis autant de blogs, c'est parce que je regarde quotidiennement ce qui se trame sur Hellocoton. J'aime lire de nouvelles choses et de nouvelles personnes, et puis je m'intéresse à beaucoup de choses. Chaque jour, cette sorte de portail des blogs (rédigés par des femmes en grande majorité) compile un best of d'articles par catégorie (mode, beauté, humeur, culture, etc.). Toutefois, il ne se passe pas une semaine sans qu'une blogueuse vienne déblatérer sur son activité et se fend d'une auto-absolution dont le texte n'est même pas justifié (pire, il est centré !) et est aussi long que l'autoroute vers l'ennui. J'en suis donc là après une énième lecture de ce genre où j'ai constaté l'indécence la plus totale.

Tout d'abord, l'article s'intitule : "Vis ma vie de blogueuse.". On comprend alors tout de suite qu'il s'agit de l'activité principale de l'autrice tel un métier, un sacerdoce. On sait immédiatement qu'elle va se plaindre, mettre des choses au clair, qu'il va se passer quelque chose, bon sang ! Tellement de suspense, on ne tient plus ! Voici maintenant quelques morceaux choisis (j'ai pris le soin de corriger les fautes d'orthographe et la ponctuation mais pas la syntaxe) :

"Quand je dis que je suis blogueuse, les gens ont tendance à faire ce raccourci rapide qui consisterait à penser que je passe ma vie en vacances [...]. Le travail de blogueuse n'est pas aussi reposant qu'il ne le semble !". Globalement, je suis d'accord avec elle. L'activité indépendante de blogueur étant encore nouvelle, les gens se posent des questions et ont un jugement rapide. Malheureusement, c'est le cas de beaucoup de métiers : si tu es prof tu es un(e) feignant(e), si tu bosses aux impôts tu es une ordure, si tu es garagiste tu es un(e) voleur(se), etc. Le problème ne vient finalement pas de ton travail mais de la connerie des gens. Peut-on vraiment quelque chose contre ça ? Je n'en suis pas sûre. Le travail de blogueuse n'est sans doute pas reposant mais quel boulot l'est vraiment ? Même gardien(ne) d'une île paradisiaque au large de l'Australie n'est pas reposant. Toutefois, arrêtons de mentir aux lecteurs, il est plus facile d'être blogueuse qu'équipière chez McDo, hôtesse de caisse, femme de ménage... je continue la liste ? D'autant que...

... "Le matin, contrairement aux idées reçues, je ne fais pas la grasse mat'. Je me lève, comme tout le monde. Je me prépare un café bien chaud et, calée dans mon lit, je check Instagram, Facebook et mes mails, et tente tant bien que mal de rattraper mon retard dans l'édition de mes photos ou dans les préparations de mes articles. L'ordinateur sur les genoux et un carnet à proximité, je fais la liste des partenariats à honorer, des rendez-vous de la journée, des tenues à préparer pour les shootings...". C'est chaud, les gars ! Chaud !!! J'imagine assez bien la douleur, n'était moi-même pas du tout du matin, se lever vers 7h30 relève de la torture. Si en plus je dois rester calée dans mon plumard pour bosser avec un café et mon ordi sur les genoux, pour peu qu'on soit lundi, ça me colle des tendances suicidaires. Bon. Soyons sérieux deux minutes. J'ai cité ici la première moitié de l'article et on est déjà crispé. Crispé par l'indécence. Je me pose des questions : cette jeune femme a-t-elle déjà travaillé ? Un vrai bon gros job à la con payé que dalle ? A-t-elle déjà connu le chômage ? Les galères ? Bordel mais c'est quoi son éducation ?!


Continuons : "Je peux passer des heures sur mon ordinateur à user mes yeux, alors depuis quelques mois je porte des lunettes, bien que j'étais l'une des seules de ma famille à ne pas avoir de problème de vue.". S'en suit un petit placement de produit ni vu ni connu j't'embrouille pour une marque de lunettes aux verres anti-lumière bleue. Se protéger les yeux des écrans n'est pas la même chose qu'avoir des problèmes de vue, aussi je l'invite à réviser ses classiques scientifiques. Mais ne rageons pas, ces lunettes lui "donnent un petit supplément de style" qui la "crédibilise" quand elle fait "le choix d'aller travailler au Starbucks du coin.". Il serait relativement inutile pour moi de commenter étant donné que je suis une bouseuse de provinciale et qu'il n'y a aucun Starbucks dans mon département. Cependant, avoir le choix de travailler depuis n'importe quel spot est un véritable enjeu pour les méninges. C'est qu'il ne faudrait pas s'arrêter dans un lieu au pourcentage de hype inférieur à 98%.

Pour le reste, je vais aller plus vite. Ses après-midis sont consacrés aux rendez-vous, c'est ainsi qu'elle découvre les nouvelles créations, rencontre les créateurs, les marques et prend des photos. Cela dit, ces moments sont parfois très longs et difficiles à gérer, comment passer du Marais au XVIème arrondissement en moins de temps possible ? Il faut en plus trouver un moment pour aller aux toilettes... dur ! Son quotidien n'est, je cite, "pas uniquement composé de licornes et de paillettes" ! Quand elle rentre chez elle, il faut vite prendre des photos pour Instagram avant que le soleil ne se couche sinon la journée de travail est fichue. Jusqu'à ce qu'elle se rende compte qu'elle n'a pas dîné et qu'il est déjà 22h... Sachez que même en vacances elle n'est pas tranquille. Elle doit parfois renoncer à faire la sieste sur la plage afin de répondre à ses mails en attente... :(


Heureusement, notre blogueuse conclue de façon très évidente : "Alors non la vie de blogueuse n'est pas de tout repos, je ne suis pas payée pour les heures sup' mais je fais ce que j'aime et ça, ça n'a pas de prix !". Ah, fichtre, c'est beau comme du Lara Fabian, je suis à deux doigts de me mettre à chialer d'émotion. En fait, j'ai vraiment cru à une blague, une parodie, un putain de fake jusqu'à la dernière ligne mais non, cette blogueuse a l'air très sérieux et complètement dans son monde. Je suis sidérée de voir à quel point elle peut se montrer insultante. Ça me donne envie de casser des trucs et aussi de lui faire la liste détaillée de tous les gros mots que je connais. Mais vous avez vu, je me suis presque retenue.

Alors bien que mon blog soit très, très, très modeste, je tiens à passer ce message : arrêtez de faire ça. Cessez de vous justifier parce qu'on vous à dit un jour que vous étiez des glandeuses. Il paraît que la fainéantise est signe d'intelligence, servez-vous en. Réfléchissez, ouvrez-vous au monde et comprenez que vous ne pouvez pas écrire n'importe quoi, n'importe comment. Arrêtez de croire que la planète tourne autour de la blogosphère, de la comm' et du style. Cessez de passer pour des connes et d'en être fières. Ayez du savoir-vivre, de la décence, de la modestie et du respect. Vous me gonflez éperdument mais je me demande ce que mon esprit critique ferait sans vous...

Rover, Innerhum.

Alors je ne sais pas si vous avez un avis sur la question mais moi, je trouve que nous nous trouvons dans une période musicalement très sympathique, tous les artistes que je préfère sortent des trucs et ça me rend extatique. Aujourd'hui est sorti le nouveau clip de Rover, Innerhum (Let It Glow, 2015), réalisé par Sarah Mallet (de l'Ecole de la Cité) et Vincent Roché. Ce n'est pas parce que je suis fan de lui mais, tout de même, cette vidéo est d'une grande beauté, d'une grande poésie, et Innerhum est ma chanson préférée de l'album, ce qui ne gâche rien. Vu en concert pour la deuxième fois en mars, j'y retourne une troisième en décembre, il revient près de chez moi. Je suis folle de joie ! Je vous rappelle aussi que vous pouvez toujours revoir son concert à l'Olympia en cliquant ici et ce jusqu'en septembre.

The Runaways et Joan Jett, ou enfin le rock au féminin.

Quand j'ai changé le décor du blog, vous vous êtes peut-être demandé (ou peut-être pas) qui étaient les cinq gonzesses old school de la bannière qui vous accueillent très poliment chaque fois que vous arrivez ici. Premièrement, ces doigts d'honneur ne s'adressent pas à mes lecteurs mais à la vie en général parce que vive la rébellion (avec modération, on aime bien son petit confort quand on devient trentenaire). Deuxièmement, il s'agit des membres du groupe The Runaways dont la plus connue du grand public est Joan Jett. Sur cette photo, vous pouvez voir de gauche à droite : Lita Ford, à la guitare solo de 1976 à 1979, connue et reconnue après The Runaways dans le milieu du métal ; Cherie Currie, au chant de 1976 à 1978, aujourd'hui reconnue comme sculptrice à la tronçonneuse (oui) ; Jackie Fox, à la basse de 1976 à 1977, qui s'est ensuite reconvertie dans une carrière d'avocate après avoir obtenu son diplôme à Harvard ; Sandy West, à la batterie de 1975 à 1979, elle a fondé le groupe avec Joan Jett et Micki Steele, la toute première bassiste. Elle est décédée en 2006 des suites d'un cancer des poumons sans n'avoir jamais réussi à percer de son côté ; Joan Jett, d'abord à la guitare rythmique de 1975 à 1977, puis à la basse en 1977 le temps de la transition entre Jackie Fox et Vicky Blue (qui est restée de 1977 à 1978 et a été remplacée la dernière année par Laurie McAllister), de retour à la guitare à l'arrivée de Vicky Blue, et enfin guitariste et chanteuse quand Cherie Currie a quitté le groupe en 1978.

Cherie Currie, Joan Jett, Sandy West, Lita Ford et Jackie Fox.

The Runaways a eu un succès relativement furtif, de 1975 à 1979, mais a marqué l'histoire du rock. Depuis l'avènement de ce style de musique dans sa très grande généralité, de nombreuses femmes se sont démarquées : Grace Slick (The Jefferson Airplane), Janis Joplin, Marianne Faithfull, Joni Mitchell, Joan Baez, Stevie Nicks et Christine McVie (Fleetwood Mac), Debbie Harry (Blondie), les sœurs Ann et Nancy Wilson (Heart), Siouxsie Sioux (and The Banshees), et j'en passe. Cependant elles étaient soit accompagnées de musiciens masculins au sein de leur(s) groupe(s), soit elles officiaient en solo. Avec The Runaways, nous avions un groupe entièrement féminin. Et énervé. D'ailleurs leur truc c'était le hard rock et le punk. Une fois que le groupe s'est dissous, et comme je l'ai écrit précédemment, certaines ont continué à se démarquer. Joan Jett s'est épanouie dans le punk et le glam rock, tandis que Lita Ford est une des rares grandes guitaristes féminines qui officient dans le métal.


La qualité de la vidéo ci-dessus est cracra, vous m'excuserez. Elle date de 1977 et est extraite de leur concert live au Japon où elles étaient extrêmement populaires (mais pas que là-bas, loin s'en faut). La chanson s'appelle Cherry Bomb et c'est leur plus grand succès. Il faut savoir qu'à cette époque, les filles ne sont même pas majeures et Cherie Currie, la chanteuse en corset, ici a tout juste 18 ans. Elles ont très vite été prises au sérieux parce qu'elles envoyaient du bois et qu'on n'avait jamais vu ça. Aujourd'hui, il est évident qu'on ne laisserait jamais des gamines de cet âge chanter ce type de chansons éloquentes en petite tenue... oh wait, mon petit doigt me cite, entre autres, Taylor Momsen dont le premier album est sorti quand elle avait 17 ans. Peut-on dire qu'elle est une digne fille du genre inventé par The Runaways ? Je crois que oui.

Alia Shawkat, Scout Taylor-Compton, Stella Maeve, Kristen Stewart et Dakota Fanning dans les rôles de :
Micki Steele, Lita Ford, Sandy West, Joan Jett et Cherie Currie.

Kristen Steward, Joan Jett, Dakota Fanning et Cherie Currie au festival du film Sundance en 2010.

Pour bien tout comprendre, je vous conseille de voir l'excellent film consacré à la création du groupe, leurs débuts sur scène et les relations entre elles ainsi qu'avec leur impresario Kim Fowley, The Runaways de Floria Sigismondi (2010). Kristen Stewart joue le rôle de Joan Jett et Dakota Fanning celui de Cherie Currie. Elles sont toutes les deux d'une incroyable justesse ! De plus, le film est basé sur l'autobiographie de Cherie Currie, Neon Angel : A Memoir of a Runaway et il a été supervisé par Joan Jett. Pour la petite anecdote, l'actrice jouant le rôle de Marie, la grande sœur de Cherie Currie, est Riley Keough, la fille de Lisa-Marie Presley, elle-même fille d'Elvis. La boucle du rock'n'roll est bouclée.


Cette vidéo est extraite du film et c'est Cherie Currie (Dakota Fanning) qui fait un playback sur Lady Grinning Soul de David Bowie pour un spectacle du lycée. Elle s'en prend plein la gueule mais sa réaction est priceless. Ce moment a eu lieu avant sa rencontre avec les autres filles des Runaways.

Je vous le disais, le groupe s'est dissous en 1979. Les filles étaient en désaccord sur leurs choix musicaux et puis le groupe a été tellement remanié... Joan Jett a donc continué de son côté avec la carrière et le succès qu'on lui connaît, elle est toujours restée cette meuf énervée. Sa musique est même toujours d'actualité puisque son dernier album est sorti en 2013. Cependant, son morceau le plus légendaire, I Love Rock'n'Roll, est une reprise ! L'originale date de 1975 et est interprétée par The Arrows. Comparez vous-mêmes avec d'abord la version de Joan Jett puis celle de The Arrows :


  

Joan Jett ne s'est pas arrêtée à cette reprise puisqu'en 1984 elle s'est aussi occupée de Do You Want To Touch Me initialement interprétée initialement par Gary Glitter en 1973. Joan Jett a toujours le chic pour apporter sa touche vénère et ça fait un bien fou. Là encore comparez :

  

Evidemment, je vous résume tout parce qu'elle a aussi repris Dirty Deeds Done Dirt Cheap d'AC/DC en 1990, l'originale datant de 1976. Je trouve d'ailleurs que Marina Diamandis a un faux air de Joan Jett précisément dans ce clip. Il faut l'avouer, à mon sens Joan Jett était une jeune femme d'une grande beauté. Je ne peux pas dire que j'écoute au quotidien la musique des Runaways, trop punk à mon goût (je n'aime vraiment pas le punk), ni celle de Joan Jett, très hard FM, bien que j'adore ce style mais malgré tout avec parcimonie. Néanmoins, en tant que féministe et mélomane invétérée, je suis tellement heureuse que de telles femmes existent et aient autant marqué l'histoire du rock, un milieu encore ultra masculin. Je vous parle de féminisme parce que Joan Jett, Siouxsie Sioux ou encore Patti Smith ont permis un soulèvement féminin dans le milieu punk, ça s'appelle le Riot Grrrl et, pour en savoir plus, je vous invite à lire cet excellent article du Castor Magazine, lui-même excellent webzine et vous ne comprendrez qu'en cliquant.

D'ailleurs, j'ai créé un nouveau libellé qui s'appelle sobrement Girl Power et grâce auquel vous retrouverez tous mes articles où je mets en lumière les femmes dans la musique, et aussi dans d'autres trucs. OK, il n'y a pas encore beaucoup de contenu mais j'ai plein d'idées ! Enfin, vous savez désormais que je fais déjà tout ça dans cette chouette émission de radio - vous avez tous les podcasts ici. Et puis tant qu'on y est, n'hésitez pas à liker ma page Facebook, je poste mes dernières publications mais aussi parfois des trucs cool que je lis çà et là. Et puis sur Twitter aussi, je suis à fond !

KT Tunstall, Evil Eye.

Alors on parle de KT Tunstall, on est au taquet sur la sortie de son nouvel EP Golden State mais dans le fond, qu'est-ce qu'on attendait le plus ? Le premier clip. Allez, Evil Eye :

KT Tunstall : Golden State, son nouvel EP (merci la vie !)

Arrêtez tout ! Soyez attentifs et stoppez les clappements, j'arrive frénétiquement au point fatidique fan girl du blog. Même si j'ai changé de plateforme en 2013, même si j'ai effacé tous mes anciens articles au début de cette année et que, donc, vous ne savez peut-être pas de quoi je parle, sachez juste que je m'apprête à faire un point KT Tunstall et que c'est ultra important.


Je vais vous faire un petit historique rapide pour vous resituer tout ça. Tout a commencé en 2005 avec une chanson qui saoule désormais la France entière et surtout les clients de feu Alice ADSL, d'autant plus s'ils devaient appeler régulièrement la hotline. Cette chanson est Black Horse and the Cherry Tree, très bonne au demeurant. L'album s'appelle Eye to the Telescope, il est absolument parfait, et vous trouvez aussi dessus Suddenly I See qui a été utilisée pour tous les films, toutes les publicités et toutes les émissions télé depuis dix ans. C'est comme ça que KT Tunstall est globalement connue du plus grand public (français).

Moi, je l'aime depuis le tout départ, KT Tunstall c'est ma meuf sûre, elle ne me déçoit jamais. Un modèle musical sur bien des points. Depuis tout ça, elle a sorti trois nouveaux albums : Drastic Fantastic, Tiger Suit et Invisible Empire // Crescent Moon, tous aussi différents les uns des autres de par le style, les influences et même s'il y a des connexions entre chaque. Il y a également eu 4 EP, 3 albums live, 2 autographes, 2 photos et une mini conversation entre elle et moi à la sortie d'un concert (pardon).

Son dernier album est sorti il y a trois ans et l'heure est donc à la nouveauté. Elle a annoncé il y a quelques mois que sa nouvelle production allait sortir en 2016 et nous tenait un peu au courant du schmilblick via les réseaux sociaux. Le verdict est tombé : c'est en septembre que son cinquième album  sortira et nous avons droit à un petit EP des familles pour patienter. Ce dernier s'appelle Golden State et est disponible depuis ce 16 juin, c'est absolument merveilleux !

Golden State est composé de 4 morceaux :
- Evil Eye : m'a vachement rappelé Come On, Get In (Tiger Suit, 2010), autant sur les couplets que sur le rythme. Je trouve que cette chanson a tout des singles typiques qu'elle a pu sortir et, en général, ce ne sont pas mes chansons préférées. Cependant je trouve qu'il y a une forme de fraîcheur au niveau des arrangements et j'en écrirai plus après pour vous parler de mon sentiment global.
- All Or Nothing : grosse surprise en l'écoutant puisque cette chanson a été utilisée pour le générique d'une mini-série française diffusée il y a peu, Sam avec Mathilde Seigner. Là où je suis une fan en carton, c'est qu'à aucun moment je n'ai reconnu la voix de KT Tunstall en regardant les épisodes (oui, bon, ça va, on n'est pas là pour parler de ça). Le temps que mon cerveau fasse la connexion entre les deux, j'ai cru qu'il s'agissait d'une reprise et j'ai cherché partout comme une gogole de qui était l'originale. Jusqu'à ce que la réalité me rattrape. Bref, la chanson est excellente, il y a tellement de joie dedans que j'ai envie de sourire bêtement.
- The Healer : alors là, grosse chanson plus énervée et plus saturée, davantage dans l'esprit de Madame Trudeaux (Tiger Suit, 2010) s'il fallait encore faire une comparaison.
- Le quatrième morceau est un remix d'Evil Eye par Django Django et je ne l'apprécie guère, je me contenterai donc de l'original.


KT Tunstall a elle-même dit de son album à venir qu'il serait "[...] all about joy, although some of these songs are like cats." et vu que j'adore les chats et qu'un peu de bonheur fait parfois du bien, si en plus cet album est à l'image de cet EP, il est probable que j'arrête définitivement de me morfondre. Golden State m'envoie une corbeille de fruits en pleine tronche puisqu'il me donne la banane autant que la pêche (je suis sponsorisée par Carambar, ceux qui savent savent). Je retrouve la KT Tunstall que j'adorais d'avant Invisible Empire // Crescent Moon (2013), album que j'adore, attention, mais qui est essentiellement folk acoustique. J'avais besoin de l'entendre de nouveau s'énerver un peu sur sa Gibson Dove : "I'm a pretty agressive rhythm player." disait-elle dans cette interview en 2007. En plus, maintenant qu'elle vit à Los Angeles (pour info elle est écossaise), on va ressentir du son west coast à fond les ballons, c'est garanti. Alors voilà, on y est, je vais passer tout l'été à trépigner et à surveiller la date du concert qu'elle donnera en France, une saine occupation.

Je suis : contente.

Golden State est disponible sur Spotify et ses copains donc n'hésitez vraiment pas.