Les jumelles de Highgate, d'Audrey Niffenegger.

Certaines choses arrivent suffisamment rarement pour être signalées : j'ai lu un livre. Je ne vous dirai pas combien de temps j'ai mis pour ce faire (je pense que vous ne pourrez jamais vraiment deviner tant c'est abject) parce que c'est honteux. L'autre jour, je lisais cet article dans lequel je me suis pas mal reconnue : fut une époque où je lisais énormément. A bien y réfléchir, cette époque remonte à avant que je vive dans mon chez moi avec mes propres factures Internet. Aujourd'hui, il y a donc l'ordinateur, le smartphone, les séries TV et l'impossibilité de pouvoir lire le soir dans mon lit parce que la lumière gêne les yeux sensibles de mon pauvre petit chat de concubin (mon amour pour lui ne s'en trouve toutefois pas modifié, la vie de couple est une affaire de concessions). Ces dernières années, les seuls vrais moments où je lisais étaient lors de mes temps de surveillance quand je travaillais au lycée. A la base je lis déjà très lentement mais alors concernant le livre dont je vais vous parler ici, c'est le pompon. Mais entrons dans le vif du sujet.

Oui, j'ai Elizabeth II et le pape François dans ma bibliothèque. Don't ask.

Je viens donc tout juste de terminer Les jumelles de Highgate écrit en 2009 par Audrey Niffenegger, autrice américaine née en 1963. Il fait 534 pages en version poche. Je vais vous retranscrire la quatrième de couverture et vous expliquer pourquoi j'ai été trompée.
Inséparables jumelles, Valentina et Julia héritent d'un appartement au cœur de Londres. Ce legs vient de leur tante, énigmatique sœur de leur mère, à laquelle elle n'avait pas parlé depuis plus de vingt ans. Le testament est clair : Valentina et Julia hériteront définitivement du bien après y avoir vécu un an sans interruption et sans que jamais leur mère n'y mette les pieds. Intriguées, les deux jeunes filles emménagent dans l'immeuble victorien, tout près du célèbre cimetière Highgate. Très vite, l'atmosphère dangereusement romantique du lieu les intrigue, les séduit et, bientôt, les ensorcelle...
En réalité, la seule chose qui me dérange dans ce résumé est la toute dernière phrase. On peut avoir grandement l'impression de se lancer dans la lecture d'un roman de bit-lit alors que personnellement, je ne mange pas de ce pain-là. Alors oui, il y a une atmosphère certaine qui plane dans l'histoire et surtout dans l'appartement dont il est question mais elle n'est absolument pas dangereusement romantique (dit-elle avec un doigt dans la gorge). Les lieux (l'appartement, le cimetière) sont intrigants certainement, séduisants oui mais ensorcelant pas du tout, arrêtons la drogue tout de suite. Pour couronner ce petit amas de n'importe quoi, juste au-dessous du résumé se trouve la critique de Marie-Claire : "A faire frissonner de plaisir." Alors non, je vous le dis tout de suite, c'est non. On ne frissonne pas tellement car ce qui doit faire frissonner agit davantage comme un pétard mouillé et vous savez bien que là où se trouve la gène, il n'y a pas de plaisir.

Ceci étant dit, il est question dans ce roman de secrets de famille et de choses un peu surnaturelles (je voudrais éviter de vous spoiler). Le principe est intéressant de prime abord, c'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai acheté ce livre, mais j'ai été déçue par son contenu. Premièrement, j'ai deviné les 3/4 de l'intrigue très rapidement tant tout est terriblement téléphoné. Pourtant, je suis relativement niaise et souvent surprise dans chaque fiction que je m'inflige, c'est à n'y rien comprendre. Ou alors à force, je dois avoir un esprit sur-entraîné, je ne sais pas. Deuxièmement, j'ai eu l'impression que chaque détail était un prétexte pour remplir des pages et je hais profondément cette sensation. Ecrire sur des sœurs jumelles parce que c'est mystérieux, de les coller près d'un célèbre cimetière parce que c'est encore mystérieux et balancer des secrets de famille fallacieux parce que c'est toujours mystérieux, ça m'a fatiguée. Je tiens peut-être ici la raison de ma lenteur de lecture, finalement.

Je n'aurai certainement pas la prétention de vous dire que ce livre est nul, j'ai notamment lu des critiques sur quelques blogs de la part de gens qui l'ont bien aimé. Et puis c'est vrai qu'il se lit assez bien et je me suis tout de même attachée au personnage de Valentina. J'ai aussi aimé l'ambiance de l'immeuble londonien dans les divers appartements mais il faut attendre au moins 450 pages pour comprendre les liens entre certains personnages qui peuvent faire office de prétextes jusqu'à ce point. Mais il reste cette grosse gêne quant à l'impression que l'autrice a voulu remplir l'espace et je trouve ça dommage, j'ai trouvé que ça manquait cruellement de pertinence. La tout fin du livre a fini de me convaincre, je n'ai vraiment pas trouvé l'intérêt de conclure ainsi.

Cinéma #2 et bouillon de culture.

J'aurais bien voulu vous parler de grand cinéma mais je crois que ça ne sera pas pour aujourd'hui. Il sera assez difficile d'écrire plus de quelques lignes sur chacune de ces "œuvres", c'est pour ça que je regroupe tout dans un seul article. Ces films ne sont pas non plus nuls parce que je suis bon public mais ne vous attendez pas à quelque chose d'un grand intérêt, en fait c'est juste pour vous tenir au courant.


HORRIBLE BOSSES 2, de Sean Anders (2014)


Avouons-le, le casting est sympa : Jason Bateman, Charlie Day, Jason Sudeikis, Jennifer Aniston, Jamie Foxx, Chris Pine, Christoph Waltz et Kevin Spacey. On a vu pire. C'est en partie le même que pour le premier film, réalisé par Seth Gordon, mais sans Colin Farrell (ceux qui savent savent). Il relatait alors les déboires que trois amis avaient avec leurs patrons : Kevin Spacey en ordure psychopathe, Colin Farrell en gros beauf et Jennifer Aniston en nymphomane adepte du harcèlement sexuel (évidemment, quoi d'autre...). Désespérés, Nick, Dale et Kurt cherchaient une idée pour se débarrasser d'eux et avaient trouvé la solution : les tuer. Je ne vais pas vous dire s'ils y arrivent ou non, bien sûr. Dans le second film, les trois amis décident de monter leur propre entreprise mais font affaire avec un financier véreux qui les entube. Je mentirais si je vous disais que je n'ai pas ri à certains moments mais bon, ni le premier ni le second film n'ont révolutionné la comédie. L'histoire est totalement absurde mais dans le bon sens du terme et j'apprécie beaucoup le personnage de Nick (Jason Bateman) qui n'est qu'un pauvre garçon cynique et désabusé. Le personnage de Dale (Charlie Day) me saoule au plus haut point mais ce n'est rien comparé aux petits happenings sexistes - et pas que - qui surgissent de temps en temps. Du coup, ça gâche.


THE PATRIOT, de Roland Emmerich (2000)


J'adorais ce film quand j'étais ado. En fait, j'aimerais surtout les grandes fresques historico-épiques, Mel Gibson, Jason Isaacs, les blockbusters, le foutoir complet en somme. J'ai revu The Patriot il y a quelques jours avec une bande de copains dans des conditions plus que favorables : blu-ray, vidéo-projecteur, pop corn, parce que c'est comme ça qu'on fait. L'histoire se situe pendant la guerre d'indépendance des États-Unis entre 1775 et 1783. Benjamin Martin (Mel Gibson) est un ancien combattant qui élève seul ses 8 enfants et qui se voit forcé de participer à la guerre alors qu'il n'en a pas envie. Son fils aîné (Heath Ledger) veut aussi prendre les armes, son deuxième veut suivre son grand frère et en plus, il y a un colonel anglais (Jason Isaacs) qui vient mettre la zone dans la famille. Du coup, Benjamin Martin n'a plus trop le choix, il doit se battre. J'avais oublié que le film durait presque trois heures et à quel point sa dose de patriotisme est élevée. Cela dit, ce n'est pas étonnant vu tous les éléments et c'était très étrange de le revoir avec mes yeux d'adulte. Enfin j'aime toujours autant Jason Isaacs, c'est incroyable de jouer une pourriture de cet acabit, à côté Lucius Malefoy est le Père-Noël.


LAST PASSENGER, d'Omid Nooshin (2014)


Et bien voilà un des pires films que j'ai vu de toute ma vie. Un soir, j'étais désœuvrée, il était tard, je voulais regarder un film et plusieurs chaînes proposaient le leur mais j'avais raté le début de chacun, chose que je déteste profondément. Je suis arrivée juste avant que Last Passenger ne début et je me suis laissée tenter parce qu'une histoire de train fou à Londres, ça change d'un train/avion/bus/bateau fou aux États-Unis. Autant vous dire que j'ai perdu 1h30 de ma vie, 1h30 que je ne récupérerai jamais et c'est bien triste. C'est donc une histoire de train fou et, mes pauvres, c'est tout ce que j'ai à en dire. Il y a des gens dans un train qui est visiblement pris en otage mais on ne saura jamais pourquoi, comment et par qui. Je spoile mais croyez-moi, c'est pour votre bien. Dois-je m'étendre sur le doublage français qui est sûrement l'un des pires que j'ai pu entendre ? Non, bien sûr. Bref, ce film est une merde.


THE VISIT, de M. Night Shyamalan (2015)


Une vieille légende raconte que M. Night Shyamalan n'est plus que l'ombre de lui-même depuis quelques années déjà. Quand je regarde sa filmographie, je m'aperçois que selon moi, son dernier bon film était The Village en 2004. Je ne peux pas dire que The Visit était mauvais mais c'était quand même hyper téléphoné et pas spécialement original au niveau de la réalisation. Ce qui mérite peut-être le coup d'œil, c'est le fait que les héros soient des enfants. Des enfants qui passent une semaine chez leurs grands-parents maternels qu'ils n'ont jamais connus jusqu'alors puisque leur mère était fâchée avec eux. L'aînée a dans l'idée de réaliser un documentaire sur leur séjour et donc c'est filmé caméra au poing (mais ce n'est pas trop chiant, ça va). Evidemment, vous pensez bien qu'il va se passer des trucs étranges... Bref, ce n'est pas fou mais ça se regarde.

Cinéma #1 et micro-critiques.

LAGGIES, de Lynn Shelton (2014)


Ne vous laissez pas berner par le titre, Girls Only (oui...), et l'affiche français, ce film n'a strictement rien à voir avec ces atroces aperçus. Megan (Keira Knightley) est sur le point d'avoir 30 ans et est loin d'avoir une vie semblable à ses amies du même âge. Bien qu'en couple depuis longtemps, elle n'a pas prévu de se marier, ni d'avoir des enfants, et elle n'a clairement pas de métier en vue : elle est plutôt adepte de la politique de l'autruche. Et puis un jour, un peu par accident, elle rencontre une adolescente de 17 ans (Chloë Grace Moretz) avec laquelle elle se lie d'amitié.
J'ai globalement aimé ce film même si la fin m'a un peu déçue. Je ne l'ai pas trouvée à la hauteur du questionnement apporté ici. Est-ce parce que je me suis carrément identifiée à Megan et que j'attendais une réponse qui m'éclaire sur ma propre vie ? Ce n'est pas impossible. Enfin n'exagérons rien, les remises en question sont ici assez légères mais ce film est une bonne comédie malgré tout, il fait du bien.


BELLE, d'Amma Asante (2013)


Ce très joli film est un biopic sur Dido Elizabeth Belle Lindsay (jouée ici par Gugu Mbatha Raw) née vers 1761 et décédée en 1804, fille métisse de l'amiral de la Marine royale britannique John Lindsay et d'une esclave dont on sait simplement qu'elle s'appelait Maria Belle. A la mort de sa mère, la petite fille est récupérée et reconnue par son père qui la confie toutefois à son oncle, Lors Mansfield (Tom Wilkinson), alors Président de la Haute Cour d'Angleterre et du Pays de Galle. Ce dernier a jugé l'affaire qui a amorcé l'abolition de l'esclavage au Royaume-Uni et concernait directement un esclave, James Somersett (la fameuse affaire Somersett, nommée autrement dans le film). Même si le film est centré sur Belle, qui n'est pas vraiment maltraitée par son grand-oncle mais qui n'est pas non plus considérée comme la jeune fille de la haute société dont elle fait pourtant partie à cause de sa couleur de peau, on en apprend beaucoup sur le contexte de l'époque : les mentalités tentent d'évoluer doucement tout autant que la loi, c'est vraiment un tournant dans l'Histoire du Royaume-Uni.


STARS WARS : THE FORCE AWAKENS, de J.J. Abrams (2015)


Je suis enfin allée voir ce film après avoir dû me farcir la première trilogie, enfin la deuxième, enfin les plus vieux épisodes, on se comprend. Je ne les avais jamais vus de ma vie mais j'étais quand même un peu curieuse et heureuse de les regarder enfin. J'ai été relativement déçue ! D'une part parce que la science-fiction ne m'intéresse pas vraiment, encore moins le space opera, d'autre part parce qu'il aurait sans doute fallu que je les vois enfant, et relativement parce que, très franchement, je m'y attendais. Je constate que m'infliger des films ultra cultes simplement pour combler une sorte de manque culturel peut être assez idiot et surtout complètement inutile, j'ai baillé comme jamais. Mais bon, je dois dire que contre toute attente, l'épisode VII m'a plutôt plu : enfin des héros féminin et noir badass !

Carpenter Brut @ Le Ferrailleur, Nantes.

Il y a des artistes que je n'aurais certainement jamais été chercher par moi-même. A priori, le style de base n'est aucunement censé me convenir ou bien je ne fouine pas assez loin lors de mes pérégrinations musicales. Carpenter Brut fait partie de ceux-là, je ne mets jamais volontairement mon nez dans le style électro. Je n'éprouve pas non plus un amour soudain pour ce genre mais je dois dire que ce groupe-là se détache du lot, bien qu'il me convienne davantage de l'écouter à petite dose en version studio. En live, ce n'est pas du tout la même limonade.

Le 28 janvier, Carpenter Brut était programmé au Ferrailleur, à Nantes. On m'y a donc traînée. J'y suis allée avec un plaisir tout petit, j'avais surtout peur de m'ennuyer une fois sur place. La bonne blague. Arrivée dans la salle de concert, j'ai trouvé un tabouret de bar qui me tendait les bras devant la table de mixage. J'y ai très rapidement posé mon fessier parce que je fais partie de ces gens qui ne sont pas très expressifs lors d'un concert. Je n'applaudis quasiment pas, je ne danse pas, ne chante pas et être assise est un luxe que je trouve très appréciable (sauf que je préfère aussi être bien devant la scène). Tout ça ne m'empêche aucunement de vivre pleinement un concert même si vous en doutez. Je suis, d'apparence, la pire fan au monde.

La première partie a été assurée par Terminator Rex qui propose plus moins le même genre au sens large que Carpenter Brut. Ce n'était pas mauvais (qui suis-je pour juger) mais comme ce n'est pas mon style de prédilection, j'ai trouvé son set relativement long. De plus, voir un type tout seul occupé avec son ordinateur face au public, ça me fait drôle, je n'aime pas ça. Heureusement que des extraits de films étaient diffusés pendant qu'il "jouait", ça m'a occupée.

Quand il a terminé et que j'attendais Carpenter Brut avec impatience pour vois si j'allais vivre la même chose qu'avec lui, un type prénommé Kaenan est venu nous parler. Nous ne le connaissions pas mais il a été attiré par le t-shirt à l'effigie de Bernard Menez (chacun ses problèmes) de mon mec. Tout le monde était sobre mais nous avons appris beaucoup de choses sur lui, il nous a fait rencontrer d'autres personnes dans la salle qu'il ne connaissait pas plus que nous. Il nous a même payé une bière. Tout ça en l'espace d'1/4h ! J'ai quand même vu pas mal de concerts dans ma courte vie et je n'avais jamais vu ça. Mais j'ai kiffé !

Et puis Carpenter Brut est arrivé est j'ai oublié tout ce que je pensais de négatif jusqu'alors. Il s'agit en fait d'un producteur accompagné d'un batteur très technique et d'un guitariste très métal. Ce n'est pas que de l'électro, c'est aussi très rock et furieusement vintage parce que ça transpire les années 80. En live, on s'en prend plein la gueule. Il n'y a jamais de temps mort et on finit par avoir hyper chaud. Le concert a duré une heure et il n'y a pas eu de rappel. Étrangement, ce n'était pas plus mal, on a pris ce qu'on nous a donné et puis c'est tout. Je vous invite à regarder cet extrait filmé par Le Ferrailleur. Et encore, ce n'est pas tout à fait représentatif de l'étendue du show.



Ce premier article qui n'en est pas vraiment un.

J'ai laissé le mois de janvier se terminer tranquillement et je profite que le 1er février tombe un lundi pour reprendre ce blog comme il se doit (j'adore quand le premier jour du mois tombe un lundi). Si vous êtes passés à côté de mon annonce la semaine dernière, j'ai décidé de supprimer la totalité de mes articles. Je ne suis pas tellement sentimentale de ce côté-là, j'ai seulement conservé sur mon disque dur quatre billets sur lesquels j'avais tout de même passé un nombre conséquent d'heures. Je ne suis pas à l'abri de les republier si je suis en manque d'inspiration. En ce qui concerne l'avenir de ce blog, j'aimerais vraiment reprendre un rythme d'écriture plus soutenu, moins m'éparpiller et arrêter de me contenter des réseaux sociaux pour faire passer une idée.

Concrètement, je blogue depuis presque 10 ans et bloodylucy.fr est mon second support important (mes lecteurs les plus anciens, et je sais qu'il y en a, se rappelleront de Minor Catastrophes transformé sur la fin en bloodylucy.com). J'ai beaucoup évolué toutes ces années, la blogosphère aussi, et je sais à peu près à quoi cela doit ressembler selon mes critères. Je vais donc m'efforcer de développer ce hobby correctement.