Cinéma #3 oui mais aussi un documentaire.

JODOROWKY'S DUNE, de Frank Pavich (2013)


Je m'intéresse à beaucoup de choses mais s'il y a bien un domaine qui m'échappe totalement, c'est celui de la bande-dessinée. J'en lis et j'en ai lues quelques unes et j'en ai plein chez moi parce que c'est le truc de mon mec. Il est notamment tout à fait fan d'un homme qui s'appelle Jean Giraud alias Moebius (1938-2012) qui a collaboré avec Alejandro Jodorowsky dans les années 1970 pour faire ce film qui ne verra pourtant jamais le jour, Dune. En fait si, le film Dune existe, celui terriblement pénible avec Kyle MacLachlan et Sting réalisé par David Lynch. Cependant, avant que ce dernier ne s'empare de l'adaptation du roman éponyme de Frank Herbert en 1984, le réalisateur chilien Alejandro Jodorowsky avait prévu d'en faire le plus grand film de tous les temps. Je vous dis ça, c'était deux ans avant le premier Star Wars. Il voulait Salvador Dalí, Orson Welles, Mick Jagger et Amanda Lear (oui, oui) pour jouer dedans et a aussi commencé à travailler avec Dan O'Bannon et H.R. Giger à qui on doit Alien, ainsi qu'avec Pink Floyd et Magma pour la musique. Malheureusement, le projet n'a jamais pu aboutir à cause d'un problème conséquent de budget. Et donc l'excellent documentaire de Frank Pavich raconte tout ça et c'est complètement dingue.


SOLACE, d'Afonso Poyart (2015)


J'avais très envie de voir Solace (Prémonitions en V.F.) et je suis finalement plutôt mitigée par le résultat. On ne peut pas dire que c'est un mauvais film mais je suis intimement persuadée qu'il y avait moult façons différentes de le rendre plus chiadé, moins facile, moins hollywoodien. Anthony Hopkins joue le rôle d'un médium à la retraite qui est sollicité par la police pour enquêter sur plusieurs meurtres réalisés par un tueur en série méthodique. Le pitch est assez classique mais globalement, les flash forward apportent quelque chose. Cependant c'est vite atténué par la facilité conférée ici à la médiumnité d'Anthony Hopkins, comme si ça pouvait résoudre tous les tracas du film. C'est tellement dommage !


SPOTLIGHT, de Tom McCarthy (2015)


Oscars 2016 du meilleur film et du meilleur scénario, je pense vraiment que Spotlight ne les a pas volés. C'est un film adapté d'une histoire vraie, celle d'une cellule de journalistes d'investigation du Boston Globe qui ont enquêté sur un réseau de prêtres pédophiles dans la ville de Boston au début des années 2000, énorme scandale mis à jour. Cette enquête a d'ailleurs reçu le prix Pulitzer. Le film dure un peu plus de deux heures et il est rudement bien ficelé, la longueur de l'enquête est bien ressentie, on a un peu la pression pour plusieurs raisons et puis boum. Bref, il est excellent, 5 étoiles et 14 Oscars sans hésiter.

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