Cinéma #6 et rien de folichon.

LA PROPHÉTIE DES OMBRES, de Mark Pellington (2002)


En plein milieu du mois de mai, j'ai eu l'honneur de contracter une gastro ou une grippe intestinale, que sais-je, alors j'ai passé trois merveilleuses journées endormie ou alors éveillée devant la télévision. J'en suis venue à regarder ce film terriblement mauvais qu'est La prophétie des ombres. Au secours le titre, déjà (The Mothman Prophecies en version originale). Je ne sais pas ce qu'il m'a pris sachant que je n'aime pas du tout Richard Gere et son visage mono-expressif au regard bovin de crapaud mort d'amour. La maladie, sans doute. Le synopsis est tout aussi couillon, il raconte qu'avant que l'épouse (Debra Messing) du journaliste John Klein (Richard Gere) ne meurt, elle lui confie avoir vu une silhouette étrange et flippante. Deux ans plus tard, il se retrouve sans savoir comment dans un bled où il se passe des trucs chelous tout en sachant qu'il se passe les mêmes choses dans un autre bled où les gens meurent. Et puis un mois plus tard, il y a un accident et des gens meurent encore. Après c'est la fin et personne n'a rien compris. C'était vraiment très pénible.


THE LAST WITCH HUNTER, de Breck Eisner (2015)


Voici un autre film nul qu'il ne faut absolument pas regarder, tellement pas que j'ai dû couper avant la fin et ça ne m'arrive jamais. Vu le titre et la présence de Vin Diesel, je savais que j'aurais dû me méfier, mais la présence d'Elijah Wood et surtout de Michael Caine m'ont fait tenter le coup. Je m'attendais malgré tout à une petite bouse mais quand même pas au point de ne pas réussir à voir la fin et de m'en foutre. Il est question d'un pacte entre les sorcières du Moyen Âge et des humains, d'un Vin Diesel immortel et de magie noire toute pourrie. Ça aussi c'était vraiment très pénible.


EVERYBODY WANTS SOME !!, de Richard Linklater (2015)


Je suis allée au cinéma parce que les chômeurs ont droit au tarif réduit (pas folle la guêpe). C'est dans cette situation qu'on peut faire tout un tas de trucs intéressants à moindre coût alors pensez-y, vraiment. J'ai donc vu Everybody Wants Some !! Sur le papier ça avait l'air cool : l'histoire se passe en 1980 sur un campus universitaire, on suit les joueurs de l'équipe de baseball le weekend avant la rentrée. Je ne sais pas si c'est mon féminisme qui prend trop de place mais le point de vue exclusivement masculin (et graveleux, chouette...) m'a saoulée même si j'étais là en connaissance de cause. De plus, j'ai eu l'impression qu'on me laissait feuilleter un catalogue duquel surgissait à tout va du "Wow les années 80, so much vintage, such belle époque !" alors qu'il n'y a absolument aucun scénario. Ce n'est que du contemplatif mais sans réel esthétisme, ni poésie, ni art quelconque, juste du remplissage. Alors oui, c'est rigolo, mais pas de quoi se taper la cuisse non plus.

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