KT Tunstall et KIN, le cinquième album de l'amour fou.

J'en parle depuis mille ans sur les réseaux sociaux sans que rien ne sorte jamais mais ça y est, le voilà. Il s'agit évidemment de mon avis détaillé sur le nouvel album de KT Tunstall, KIN, sorti en septembre. Je suis certaine que vous trépigniez tous d'impatience que je vous dise ce qu'il en retourne et que je ne suis pas la seule monomaniaque par ici. Laissez-moi m'en convaincre, merci.


Depuis 2005 avec Eye to the Telescope, à chaque fois que KT Tunstall sort un nouvel album, je frétille comme un petit gardon hors de l'eau, je l'achète, l'écoute, l'apprend par cœur et attend avec impatience que le prochain sorte en me demandant si son génie arrêtera un jour de fonctionner (spoiler : non, jamais). Certes, je manque peut-être d'objectivité à quelques moments (lol, non) mais KT Tunstall est un peu la grande sœur que je n'ai jamais eue. J'en fais des caisses, évidemment, mais ne riez pas trop car j'avais une sœur aînée imaginaire quand j'étais gosse et elle s'appelait Mélanie. Voilà, vous savez tout. Trêve de plaisanterie. La première fois où j'ai entendue KT Tunstall, c'était la version live acoustique de Black Horse and the Cherry Tree que j'avais chopée par hasard sur un obscur site de streaming britannique. Depuis ce jour, j'ai des étoiles dans les oreilles et les yeux dès que je l'entends et la vois. Oui, je suis fan, c'est ainsi et ça me va très bien. Je l'ai vue en concert trois fois, lui ai fait signer deux de mes albums et je suis en photo deux fois avec elle. Nous avons également pu avoir une conversation en fin de concert, une drôle d'histoire de chaussures qu'elle portait et que je trouvais très jolies, incapable que j'étais de lui dire autre chose avec mon anglais moisi. Figurez-vous que désormais, je suis devenue sa meilleure amie (Creepy Lucy) puisqu'elle me retweet, me fav et réponds à mes questions sur Twitter. Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas aussi flippante que j'en ai l'air, revenez. Je vais être plus adulte : sa musique me transporte, j'adore sa voix et ses harmonies toujours parfaites (je ne l'ai jamais entendue chanter faux et pourtant je suis sensible à ça, et j'ai passé du temps sur YouTube, croyez-moi), ses textes riches qui parfois me parlent plus que d'autres, j'aime également son matériel, notamment en ce qui concerne ses guitares, qu'il s'agisse de sa Gibson Dove comme de sa Gretsch Silver Jet, de sa façon d'utiliser la looper, et puis elle est tellement sympa ! Alors oui, je parle beaucoup d'elle mais si je ne le fais pas, j'implose. D'ailleurs, j'en parle tellement que je n'ai toujours pas abordé l'album, en plus je raconte toujours la même histoire, comme c'est drôle.

Après Eye to the Telescope (2005), Drastic Fantastic (2007), Tiger Suit (2010), Invisible Empire // Crescent Moon (2013), quelques EP (à lire : mon avis sur le dernier en date, Golden State) et albums live, KIN est donc le cinquième album studio de KT Tunstall. Il est sorti après son installation à Los Angeles - elle est écossaise - et ce disque a de belles influences californienne. Comment le sais-je ? D'une part parce que je l'ai deviné, et ce n'était pas difficile, et, d'autre part, parce que je lui ai clairement posé la question... et qu'elle me l'a confirmé (*petit sourire satisfait*). Bon, je vais tout de suite rétablir les choses avant de passer pour la fanfaronne de service (trop tard me direz-vous) : c'était lors d'une séance de questions à poser sur Twitter avec le hashtag correspondant et elle répondait en vidéo. En réalité je peux quand même fanfaronner, elle aurait très bien pu ne pas retenir ma question. Il s'agit plus précisément de la chanson Everything Has Its Shape qui est, selon KT Tunstall herself, inspirée du style des Beach Boys. Les harmonies vocales sont folles, sa voix au moment du pont me rend maboule et l'ambiance 60's surf est extraordinaire, bref c'est ma chanson préférée de l'album.

          Pull it apart and put it back together
          How you want it
          Often it's not the same as it first seemed
          While nothing can last forever
          Everything has its shape
          And usually it's exactly what you need

Même si le superbe Invisible Empire // Crescent Moon avait une ambiance entièrement folk, les albums de KT Tunstall ont souvent tendance à être d'excellents pots pourris. Sur KIN, puisque c'est l'album qui nous intéresse aujourd'hui, vous trouverez des chansons toutes différentes avec, quand même, une atmosphère commune grâce aux arrangements. Il y a une petite liste de chansons exutoires et cathartiques avec Everything Has Its Shape, mais aussi Run On Home grâce à l'accumulation du refrain accentuée par le riff qu'on croirait un peu dissonant en fond, Hard Girls qui a tout d'une chanson féministe (vous savez comme cela m'interpelle) et It Took Me So Long [...] qui est tellement salvatrice :

          It took me so long to get here but here
          I am
          [...]
          Everything I tried and
          All the things I dreamed of
          It took me so long to get here but here
          I am


Maybe It's A Good Thing est le premier single et figurez-vous que je ne l'aime pas trop. Il manque d'intérêt à mes yeux, j'ai donc été un peu déçue en l'écoutant. Cela dit, c'est la seule sur les 11 de l'album qui me fait cet effet. Je n'avais pas accroché à Invisible Empire // Crescent Moon lors de ma première écoute et je pense désormais que c'est l'une des plus belles choses qu'elle ait produites. Tout peut donc arriver ! Love Is An Ocean est dans le même esprit que Maybe It's A Good Thing musicalement parlant, mais je la préfère, c'est celle qui clôture l'album.
A l'instar de Turned A Light OnOn My Star est une très jolie ballade dont j'aime les termes du titre, un peu à la manière de Universe & U (Eye To The Telescope, 2005) ou Crescent Moon (Invisible Empire // Crescent Moon, 2013), je suis très sensible à ce champ lexical et il faut dire que KT Tunstall est la fille d'un physicien, elle a grandi littéralement avec la tête dans les étoiles. Life goal achieved cette semaine quand Thomas Pesquet s'est écouté Suddenly I See (Eye To The Telescope, 2005) tranquille pépère sur l'ISS.
Je terminerai sur Two Way qui est un duo avec James Bay avec un léger côté stoner, c'est une chanson super sexy.
Je ne voulais pas faire le détail de chaque chanson mais je vous ai évoqué 9 chansons sur 11... Bon. Enfin sachez que le prochain single sera It Took Me So Long [...] avec un clip que KT Tunstall réalise elle-même. A-t-on hâte de voir ça ? Oui, évidemment. Je vous tiens au courant, cela va sans dire.

M.A.J. 1er décembre : le clip est sorti ! Voir en fin d'article.

En ce qui concerne le visuel de l'album, je dois vous avouer que je n'accroche pas tellement. Il arrive de toute façon extrêmement rarement que la pochette d'un album me fasse l'acheter, et en écrivant ceci je me rends compte que c'est la dernière chose à laquelle je m'intéresse. Je peux même parfois attendre très longtemps avant d'avoir l'idée de feuilleter le livret du CD et c'est idiot parce qu'il existe de vraies œuvres d'art. Avec KIN, j'ai été circonspecte parce que la pochette est extrêmement pop. C'est assez drôle parce que j'ai tendance à me dire que cet album est un peu celui de la maturité pour KT Tunstall (chaque artiste a le sien) alors le visuel est, à priori, un tantinet antinomique. Révélateur malgré tout parce que ça prouve que peu importe son âge (KT Tunstall a 41 ans), on fait bien ce qu'on veut : "And I don't feel my age" dit-elle dans le premier couplet d'Everything Has Its Shape (ça c'est du rock !).
Non, moi, la seule chose par laquelle j'étais obsédée, c'était d'obtenir le vinyle en édition turquoise. J'ai tellement galéré à le trouver avec ma patience légendaire qu'il a fallu obtenir celle d'un homme, le mien. Merci à lui.

Sur ce, je vous laisse avec les clips des trois premiers singles, celui de Suddenly I See parce que j'aimais bien Arnulf Lindner, son bassiste de l'époque (avec lequel je suis aussi en photo, il avait une si belle moustache), ainsi que les super slow motion qui vont bien. Vidéos déjà postées çà et là mais hey, au moins vous aurez tout au même endroit.


EVIL EYE


MAYBE IT'S A GOOD THING



HARD GIRLS
Avec la meilleure guest Girl Power qui soit que toi, enfant des années 90, tu connais fort bien !



SUDDENLY I SEE
Eye To The Telescope (2005)


LOVE IS AN OCEAN
(slow motion)


ALL OR NOTHING
EP Golden State (slow motion)



THE HEALER
EP Golden State (slow motion)




* * *

M.A.J. du 1er décembre : voici donc le clip de It Took Me So Long [...], aussi barré que prévu, je le trouve excellent !

2 commentaires:

  1. J'aime bien quand tu expliques des choses au niveau des influences et compagnie. Ça m'incite à cliquer sur lecture et écouter de nouvelles choses. Et c'est pas une mince affaire, vu à quel point je suis sectaire niveau musique.
    Gros coup de cœur pour Everything has its shape. C'est ça, un mélange de Beach Boys, et même un peu de Mamas & Papas sur les bords.

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    1. Je pense que l'influence de la Californie prend n'importe quel musicien s'y installant, haha !

      En tous cas c'est cool, tu me fais bien plaisir !

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