Séries #2 : Taboo avec Tom Hardy.

Attention les copains, je m'apprête à comparer deux séries qui ne sont pas vraiment comparables mais mon cerveau a décidé que si, et puis de toute façon je fais ce que je veux. Il est probable que je m'attire quelques foudres mais sachez que je ne suis pas désolée.


Au début du mois, j'ai regardé quasiment d'une traite les huit épisodes de la première saison de Taboo, une co-production anglo-américaine créée par Steven Knight, le scénariste de Peaky Blinders. Il s'agit d'un thriller historico-mystique qui réunit Tom Hardy, Oona Chaplin et plein d'autres gens qu'on a déjà vu çà et là (comme Jonathan Pryce : le Grand Moineau dans Game of Thrones, Michael Kelly : Doug Stamper dans House of Cards, ou encore Mark Gatiss : Mycroft Holmes dans Sherlock).
L'histoire se passe à Londres vers 1814. James Delaney (Tom Hardy) est considéré comme mort depuis son départ en Afrique dix ans auparavant. Il revient pourtant à Londres juste après le décès de son père qui lui a laissé en héritage un territoire en Amérique, tout à fait à l'Ouest des États-Unis d'alors, et que la Compagnie britanniques des Indes orientales cherche à récupérer par tous les moyens.
Elle est un peu trash sur quelques points, tout dépend de votre seuil de tolérance à la violence pour l'aborder, personnellement ça va, cette série est vraiment bien. Les personnages ne sont pas manichéens, ils ont tous une bonne grosse part d'ombre bien ancrée, voire perverse. C'est une série toute en noirceur : bestiale, boueuse, sale mais aussi un peu steampunk. Il faut toutefois rester bien focus, il m'est arrivé de décrocher quelques minutes et après j'avais du mal à m'y retrouver, certains passages peuvent être un peu complexes (ça m'a fait du bien, étant donné que j'ai du mal à rester concentrée longtemps). J'ai peut-être été un peu déçue par la fin, non pas par le manque de qualité, bien au contraire, mais parce que j'aurais aimé en voir plus. Je suis donc impatiente de (sa)voir la deuxième saison.

Et alors je ne peux pas m'empêcher de comparer Taboo à Penny Dreadful. Il n'y a pourtant pas vraiment de rapport entre les deux : bien qu'elles se déroulent à Londres, la première se passe au début du XIXe siècle tandis que la seconde se situe à l'époque victorienne. En réalité c'est totalement personnel, je suis systématiquement attirée par ce siècle, du début à la fin. J'en ai déjà parlé, mes lecteurs les plus assidus s'en souviennent peut-être ; Penny Dreadful avait tout pour me plaire : l'époque, le contexte, les délires mystiques, les références culturelles. J'avais été déçue comme jamais, tellement que je n'ai jamais pu terminer, je me suis arrêtée au milieu de la saison 2. Chaque visionnage était cauchemardesque puisque c'était un boxon sans nom, tous ces personnages fantastiques ultra populaires n'étaient que des prétextes pour un scénario vide. Pourtant, Vanessa Ives, jouée par Eva Green, était spectaculaire sur bien des points, elle était bien le seul point positif.


Vous vous demandez peut-être où je voulais vraiment en venir avec cette comparaison hasardeuse ? Bah nulle part en fait. J'espère que les showrunners vont continuer à développer des fictions de ce genre, reprenant l'esthétique de la littérature gothique, je cherche encore à oublier Penny Dreadful tant je me sens trahie. Regardez Taboo. Et si vous avez des conseils à me donner, je suis preneuse !

2 commentaires:

  1. Je me rappelle avoir été terriblement déçue par Penny Dreadful moi aussi. J'ai beau aduler Eva Green, sa présence et son charisme n'ont pas réussi à sauver cette grotesque tentative ; qui, avouons-le, si elle avait été menée correctement aurait été simplement jouissive !

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    1. Grotesque, voilà, tu utilises le mot juste !

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