After Marianne, la dream pop de Toulouse.

J'ai reçu le premier EP d'After Marianne, It's A Wonderful Place To Be (Over) en octobre dernier, mois de sa sortie, dans le cadre de mon partenariat avec Éphélide. J'ai traîné à rédiger mon article parce qu'il me manquait des informations. J'avais notamment préparé et envoyé une interview destinée au groupe mais entre-temps j'ai changé de contact et je n'ai jamais eu de retour, je pense qu'elle s'est perdue en chemin. De plus, la cadence ici s'est sérieusement ralentie ces derniers mois, c'est pourquoi vous ne pouvez lire ce billet qu'aujourd'hui et pas il y a six mois (mais vous ne vous êtes rendus compte de rien, c'est ce qui est formidable). Je n'ai pas trop de regrets, je trouve que les questions que je posais étaient relativement pourries (c'est un métier) et j'ai eu l'occasion d'en lire de très bonnes ailleurs sur le web apportant toutes les réponses que je voulais.


Je ne vais pas tergiverser très longtemps, j'ai eu un très gros coup de cœur pour les toulousains After Marianne. Leur EP est absolument magnifique. Six morceaux, dont un duo avec Julien Doré (Love Is Just A Game) et un interlude, qui se rassemblent sous forme de concept autour de l'idée de la fin de la vie. C'est Mathilda, la chanteuse, qui écrit les textes qu'elle ne considère pas nécessairement tristes, à chacun-e de se faire son idée. Une certitude toutefois, After Marianne fait une musique mélancolique conférée par sa lenteur et ses thèmes, influencée par Sigur Rós, CocoRosie, Daughter ou encore Bon Iver. Avec cet EP, j'ai personnellement ressenti les mêmes choses qu'en écoutant Everest de Girls In Hawaii qui est l'un de mes albums favoris.

Le groupe a constitué son nom à partir de deux chansons : After The Storm de Mumford & Sons (rock et musique traditionnelle britannique) et Marianne's Son de First Aid Kit (les sœurs suédoises du folk). La thématique est spatiale, dans cette interview très complète, Mathilda dit : "Nous faisons une musique très spatiale, très planante, atmosphérique et cinématographique qui prête à visualiser beaucoup d'images et de paysages. Nous faisons une musique lente par nature. C'est une musique à l'épreuve du temps. [...] Nous faisons une musique qui peut aussi bien s'écouter sur Mars que sur Neptune ou sur Terre." Je vous avoue que cette idée me plaît énormément, et le ton est donné dès la pochette de l'EP qui laisse apparaître un couple un peu flou, on dirait des trapézistes de cirque, sur fond de voie lactée avec des bouts de planètes.

Deux clips existent déjà, celui de Marianne qui m'a fait pleurer (je suis très sensible, d'accord ?) et qui est totalement dans la thématique de l'EP, ainsi que Take Care qui met en scène deux occidentaux arrivant par la mer en kayak, marchant longtemps et rejoignant un groupe, comme eux, en pleine migration et se retrouvant face à un mur (si ça vous rappelle l'actualité, c'est normal).

Prochains concerts : 7 avril au Chantier des Francos (La Rochelle), 11 mai à La Batterie (Guyancourt), 3 juin au Bikini (Ramonville Saint-Agne), 15 juillet aux Francofolies (La Rochelle).


1 commentaire:

  1. Merci pour cette belle découverte ! Je suis particulièrement friande de dream pop et de shoegaze, et savoir que le groupe est français a piqué ma curiosité. Après avoir écouté l'EP, j'avoue que mon coup de cœur reste sur « Marianne », mais c'est définitivement un groupe que je suivrai avec grand intérêt. Merci encore :)

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