We love you Chris Cornell.

Je ne sais pas ce que l'univers cherche à nous faire passer comme message lorsqu'il nous abreuve littéralement d'une pluie continue, grise et froide un jeudi matin de mai et nous impose en plus la disparition de Chris Cornell. J'ai la fâcheuse tendance à allumer mon smartphone avant même de sortir du lit, c'est une très mauvaise habitude. Je consulte rapidement les réseaux sociaux, il est donc d'une facilité déconcertante de commencer la journée par une mauvaise nouvelle. Deuxième fois, après David Bowie, que le coup de massue accable ma mélomanie, je suis vraiment triste.

La chanson qui nous revient en premier est évidemment Black Hole Sun (Superunknown, 1994), le tube interplanétaire de l'époque Soundgarden, une des légendes du grunge avec laquelle beaucoup de gens de ma génération ont grandi. Puis c'est une référence qui traverse les âges et se transmet à celles et ceux d'après, pour ainsi ne jamais vraiment mourir. C'est le pouvoir immuable de la musique.

J'ai vu Chris Cornell en concert au Zénith de Nantes en 2009 alors qu'il assurait la première partie de Lenny Kravitz. Il venait de sortir l'album Scream, aux antipodes de ce qu'il avait pu produire jusqu'alors en solo, avec Temple of the Dog, Soundgarden ou Audioslave. J'ai pris ce jour-là une des nombreuses claques de ma vie, même si elle fut tardive.

Un homme avec un talent inconditionnel et une voix fantastique, il manque déjà.

Crédit : Justin Borucki

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