Cinéma #15 et des vampires punks.

Vous le savez, j'ai une attirance toute particulière envers les œuvres traitant le sujet du vampirisme, et plus elles sont classiques, plus elles me plaisent. J'essaie toutefois de lire et voir un peu tout ce qui me tombe sur la main (il en reste tellement !), mais s'il y a bien un film qui qui m'est toujours passé entre les doigts par je ne sais quel miracle, c'est The Lost Boys de Joel Schumacher (Génération perdue en version française). Il a beau dater de 1987, je n'en avais jamais entendu parler. Ou alors mon esprit a  totalement fait abstraction ? Je ne sais pas. J'ai quand même rattrapé mon erreur. Il n'est d'ailleurs pas toujours évident d'apprécier un film, qui est un classique de son genre, à l'âge adulte quand tous nos potes l'ont vu enfant ou ado. Je ne sais pas quelle place The Lost Boys tient dans le cœur de mes amis, mais étant donné qu'il a 30 ans, je ne serais pas étonnée que les plus cinéphiles d'entre eux le considèrent comme un film doudou. J'ai vu plusieurs films que j'aurais sans doute dû voir quand j'étais môme et qui, du coup, m'ont plus saoulée qu'autre chose, par exemple Star Wars (épisodes IV, V et VI) et Labyrinth. Alors que je suis une fan inconditionnelle de Retour vers le futur et Beetlejuice, ces films ont eu un impact sur ma vie d'enfant.

The Lost Boys a 30 ans et je l'ai vu pour la première fois à 30 ans. Et je l'ai beaucoup aimé ! Il est extrêmement bien ancré dans son époque, je pense qu'on peut difficilement faire plus représentatif des années 80 que ce film car il est typique de ces années-là. Je n'ai aucune connaissance technique en cinéma mais je trouve que les films de cette décennie ont une saveur particulière liée, peut-être, à un savoir-faire distinctif (l'image, la façon de filmer, le scénario ?). La musique choisie apporte un poids supplémentaire grâce aux reprises d'INXS, Roger Daltrey et Echo & the Bunnymen. Et puis il y a ce clivage entre les gentils garçons qui s'installent dans cette, à priori, paisible ville balnéaire de Californie, et les méchants vampires qui foutent le boxon : les premiers sont propres sur eux et les seconds sont des loubards en cuir et à moto, ça ressemble un peu à Grease mais en plus badass quand même. Et puis l'histoire n'est pas si simpliste, il y a malgré tout un twist même si on le crame dès le début du film (sauf moi parce que je suis assez naïve pour me faire berner fastoche).

Enfin, qu'on se le dise, The Lost Boys est une perle dans son genre dans le sens ou, avant lui, il n'était pas aisé de trouver des vampires punks. Cela faisait quelques années qu'on se traînait des parodies et les suites multiples et fantasques avec Christopher Lee (il y en a des bien et d'autres complètement daubées, il faut le dire) ou alors on restait dans quelque chose de très classique. The Lost Boys était avant-gardiste, il a dépoussiéré le genre. Je me cantonne au cinéma pur et dur parce que je sais ce que vous allez me dire : "Oui mais Blade aussi c'est punk et le comics date de 1973." Et c'est vrai, mais il faudra attendre la fin des années 90, soit dix ans après The Lost Boys, pour le voir au cinéma. Je ne dis pas non plus que c'est ce dernier qui a lancé la machine, je ne suis pas spécialiste. Mais quand même. Pour finir, sachez qu'il existe deux suites à The Lost Boys sorties respectivement en 2008 et 2010 mais bon, je ne suis pas certaine qu'il faille les visionner (ma curiosité est tout de même présente, je ne vous le cache pas).

 

 

Si vous cherchez un film ou une série avec des vampires, je vous recommande chaudement cette liste.

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