Divagations - à la recherche de l'inspiration.

Je suis en train d'essayer de faire une pause avec les réseaux sociaux, principalement Twitter et Facebook. Je voulais d'ailleurs commencer ce billet par : "J'ai décidé d'arrêter les réseaux sociaux" mais c'est beaucoup trop brusque et j'ai peur que mon esprit de contradiction prenne le dessus et me fasse y retourner. J'essaie juste de voir combien de temps je peux et veux tenir sans lire un tweet. Croyez-le ou non, c'est difficile. Je ne parle pas d'addiction, faut pas déconner, mais c'est plutôt une habitude et il est difficile de se débarrasser d'une habitude. Je me suis rendue compte, il y a pourtant un moment déjà, que Twitter pouvait être très anxiogène, alors j'ai récemment suivi plus de comptes culturels et moins de féministes. J'ai aussi unfollow plusieurs personnes qui me gonflaient sérieusement à critiquer tout et n'importe quoi et j'ai fini par en masquer certaines parmi elles parce qu'elles apparaissaient malgré tout dans ma timeline dans l'irrespect le plus total. Aussi, et j'ai mis un certain temps à l'admettre, Twitter augmente ma paresse quant à ma venue sur ce blog. Je ne sais pas si c'est le seul fautif à mon manque d'implication mais je pense qu'il y contribue grandement. Plutôt que d'écrire un thread, je ferais mieux de venir ici. Peut-être que moins de personnes liront (les blogs sont en perte de vitesse, c'est un fait) mais au moins je peux développer un texte à peu près correctement et avec moins de fautes d'orthographe. Je n'ai jamais écrit autant de fautes que sur Twitter, pour moi c'est un vrai problème. Toutefois, je ne renie pas ce réseau pour autant, il est un vrai lien social qui, en période de chômage, est très important. Ces deux dernières années, sans les réseaux sociaux, j'aurais passé plusieurs journées de suite sans parler à quelqu'un.

Sociabiliser c'est bien, mais parfois (trop souvent) je n'ai pas le courage. Par exemple, hier soir je devais aller voir un concert de Lee Fields & The Expressions mais ma condition de femme pourvue d'un utérus en état de marche m'a clouée au canapé (tant que j'y suis, je vous recommande chaudement cette lecture). Alors à la place j'ai regardé Secrets d'histoire consacré à Caroline Bonaparte, la frangine de vous savez qui. Du coup ça m'a interpellée sur une chose : on n'entend jamais parler de l'île de Sainte-Hélène en dehors de la mort de Napoléon. Ça ne vous interroge pas, vous ? Est-ce qu'on saurait où la situer exactement ? A quel pays elle appartient ? Est-ce qu'elle est habitée ? Quel est le climat ? Je me suis renseignée pour vous : Sainte-Hélène est située en plein milieu de l'océan Atlantique à plus de 1800 km de la première côte (de Namibie). Elle a été découverte par les Portugais au tout début du XVIe siècle mais est devenue anglaise un siècle et demi plus tard. Jamestown est la plus grande ville et elle est tellement bien enclavée entre ses deux montagnes que les habitants ne reçoivent aucune chaîne de télé. Ces derniers étaient 4534 en 2016 et ils sont des descendants de Britanniques, d'esclaves africains et il y a aussi des Chinois. Sur l'île il y a cependant un territoire français, c'est Longwood, la maison où est mort Napoléon. Bien qu'un aéroport ait été construit très récemment, aucune ligne n'arrive jusque là parce que les conditions sont trop mauvaises. Et, en plus, il n'y a pas de port. Je pense que si on a envie d'un peu de calme, c'est l'endroit idéal. J'y songe fortement.

Après l'émission, j'ai zappé un peu comme un bon petit zombie. J'ai regardé rapidement une émission qui passait en revue les comédies musicales francophones qui avaient le plus fonctionné, à savoir Starmania et Notre-Dame de Paris. Cette dernière a débuté en 1998, j'avais 12 ans et ça m'avait sérieusement travaillée. Comme beaucoup de gens et surtout d'adolescents de mon âge, j'aimais bien certaines chansons et, surtout, ça m'avait donné envie de lire le roman de Victor Hugo. J'étais assez jeune mais je l'ai avalé d'une traite avec passion, c'est une histoire qui m'a beaucoup marquée à l'époque. En interview, Richard Cocciante (qui a composé la musique de la comédie musicale) a cité quelques chansons qu'on connaît évidemment tou.te.s mais il a parlé d'une dont j'avais totalement oublié l'existence. Lune était pourtant ma chanson préférée parce qu'en plus de son incroyable poésie, elle est la parfaite illustration du roman à mon sens. Voyez vous-mêmes :


Ouh, j'ai des frissons.

Et puisqu'on parle de littérature, j'imagine que vous aussi vous avez été confronté.e.s à des lectures (in)désirables lorsque vous étiez à l'école. Je ne vais pas faire la liste des lectures imposées que j'ai aimées ou non, bien qu'il y aurait beaucoup à en dire, j'ai par exemple adoré cette fouine de Voltaire et le pernicieux La Bruyère alors que j'ai en horreur, encore aujourd'hui, Sartre et Rousseau, mais toute cette histoire m'a rappelé ma professeure de française quand j'étais en 1ère littéraire. Je ne la détestais pas mais on ne peut pas dire que je l'aimais beaucoup pour autant. C'était une petite bourgeoise qui vivait dans les beaux quartiers et qui était beaucoup trop lunatique. En plus, elle avait la fâcheuse habitude de ne jamais regarder les gens dans les yeux quand elle leur parlait, elle préférait fixer leurs sourcils ou leur front, c'était insupportable. C'était aussi l'année où j'ai commencé à être psychologiquement très faible sans bien comprendre ce qu'il m'arrivait. Un jour, la prof a décidé que nous devions étudier le poème Une charogne de Baudelaire, ça m'a mis dans tous mes états et dans une sorte d'élan de survie, je lui ai demandé si on était vraiment obligé de s'attarder sur ce passage de Spleen et idéal. Évidemment, oui, nous l'étions. J'en ai un très mauvais souvenir, c'est incroyable que ça m'ait autant choquée, je mets ça sur le compte de mon hypersensibilité.

Enfin, en ce moment je suis plongée dans deux lectures différentes. La première, je la fais traîner depuis plusieurs mois mais c'est fait exprès : Écriture, mémoires d'un métier de Stephen King. C'est une sorte de livre initiatique et je trouve qu'il ne se lit pas comme un roman. Je l'ai toujours à portée de main et j'en lis un ou plusieurs chapitres quand j'ai justement des envies littéraires, c'est d'une grande inspiration. Je corne des pages, je prends des notes. Je l'aime beaucoup et il m'a été offert par mes copains irlandais quand je leur ai dit que j'avais certains projets d'écriture. L'autre livre, c'est Dracula de Bram Stoker. C'est loin d'être une première pour moi mais je ne l'avais pas relu depuis très longtemps et ça me fait du bien, je l'aborde d'une nouvelle façon et bien mieux qu'à l'adolescence. Je me souviens encore de ma première rencontre avec lui, dans ce minuscule rayon du CDI de mon collège qui mélangeait science-fiction et horreur. Au bout de plusieurs emprunts, la documentaliste m'a demandé si je n'avais pas envie de lire autre chose. Bah non. Ou alors si, Notre-Dame de Paris, du coup.

J'aime bien mes divagations et je dois dire qu'elles me manquent. Elles surviennent principalement la nuit, c'est vraiment le moment que j'aime le plus dans la journée. C'est toutefois une situation à double tranchant, si je vis et divague la nuit, c'est parce que je souffre d'insomnies et/ou que je n'ai aucune obligation sociale le lendemain. Depuis quelques mois, j'arrive à soulager mon manque de sommeil, je vis donc à peu près "normalement", c'est-à-dire que je me couche plus tôt et me lève en conséquence, mais mes journées sont mornes. Si l'argent n'était pas le nerf de la guerre, je vivrais pleinement la nuit sans aucun regret et je ferais tout un tas de truc qui n'intéressent que moi, mais ça ne serait pas grave. Il paraît qu'il faut écouter son corps... dites-le à Emmanuel Macron, tiens (#MacronDémission).

Si je fais écho à vos propres expériences, racontez-moi tout ça en commentaire, ça m'intéresse vraiment !

9 commentaires:

  1. Tiens, justement, Cian me demandait où tu en étais de Stephen King l'autre jour ! Il sera content de savoir qu'il te plait :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les grands esprits se rencontrent, tout ça :)

      Supprimer
  2. Salut Bloody Lucy! Ca fait qlq temps que je te lis et apprécie bien la teneur des tes articles. Vu que tes paroles(idées,goûts, références etc) font résonance, je prends cette fois-ci le temps de "répondre". Tout d'abord, les réseaux sociaux : beurk et rebeurk ! J'ai été contraint /forcé (raison professionnelle) de m'inscrire sur instagram et là dessus, on atteint les sommets du ridicule en passant par un voyeurisme exacerbé, une complaisance de soi , une inutilité intellectuelle qui n'est pas la pour déplaire à nombre d'individus en mal de repère et qui se sont crus photographes(de mes 2..)
    Tweeter, connais pas mais toutes ces habitudes FB ,snap, ne sont pas débordantes d’intérêt et je préfère largement relire 4/5 fois Bram stocker, le petit prince , regarder un reportage animalier de merde ou me boire deux trois mousses dans une bonne salle de concert! et je pense qu'il en est de même pour toi ;)
    Saint Hélène n'est pas ignorée des bonapartistes,loin de là. Mon padre a écrit un livre sur la campagne de France et la fin de règne de l'empereur et me suis bien plongé dans cette époque assez déroutante (pour le personnage).Vu la topographie des lieux et les milliers de km pour s'y rendre, je ne suis pas assez fan(de) pour y projeter des vacances! mais bon qui vivra verra..
    Pour en revenir à tes divagations nocturnes et attirances littéraires, par contre, je valide 99 % de tous les auteurs que tu cites (et kiffes) et notamment les derniers évoqués ci-dessus (S.King, Stoker, le vieux Rousseau..^^ ). La musique, le livre sont des médoc anti- insomnies ! n'hésite pas à en abuser encore et toujours , sans modération aucune...et je reste connecté à tes petits mots , tes petites suggestions ou simples avis. J'aime bien ta plume, le personnage que je ne connais pas (mais devine ,) doit être vraiment sympathique ! Continue sur ta lancée et sur ce travail d'écriture qui va surement t'aider la nuit...n'hésite pas à échanger, partager comme tu le fais : tu as qlq petits "admirateurs" lecteurs, discrets, planqués loin des sentiers battus #Macaroni ! bonne fin de journée et bon week ++

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Salut Pierre Houze ! Je te remercie pour ton commentaire, c'est cool !

      Instagram est le seul réseau social qui ne me procure que du plaisir. A vrai dire je m'en fiche un peu que les gens se prennent ou non pour des vrais photographes, au contraire j'ai l'impression que ça développe un peu la créativité. C'est un endroit où tout est toujours positif à l'inverse de Twitter et Facebook, c'est pourquoi je prends toujours plaisir à regarder ce que les gens postent. Ce qui me déplaît davantage sur ce réseau, c'est l'uniformisation. On trouve aujourd'hui tout un tas de billets de blogs qui nous expliquent comment il faut faire pour que nos photos se ressemblent toutes, j'ai même essayé un temps de ne mettre toujours que le même filtre pour toutes mes photos, pour voir si ça changeait quelque chose à ma vie (en toute ironie). L'expérience ne fut pas concluante (sans déconner...) et je conserve ce principe : on fait bien ce qu'on veut. Il n'est question que de photos et de jolies choses, est-ce que tout doit forcément être intellectualisé ? Je ne crois pas.

      Pour Sainte-Hélène, si le voyage est effectivement un tant soit peu chaotique pour s'y rendre, on peut préférer certains coins de Bretagne, je pense qu'on s'y retrouve facilement.

      La musique est peut-être un médoc anti-insomnie pour certains mais pas pour moi, j'adore écouter de la musique alors il vaut mieux que je m'abstienne si je veux dormir parce qu'au contraire, ça me réveille ! Mais peut-être devrais-je conserver Du contrat social de Rousseau près de mon lit, ça fonctionne sûrement mieux que n'importe quel somnifère...

      Et bon weekend à toi :)

      Supprimer
  3. Oh tu m'as donné envie de réécouter "Lune"! J'aime beaucoup cette chanson, j'avais l'album de Notre-Dame de Paris, et c'est la seule comédie musicale que j'ai vraiment adorée. Quand j'y repense, les voix, les textes, les compositions, c'était vraiment du lourd. J'aimais bien aussi "les cloches" de l'album, et "la monture". Tss ça me rappelle des tas de souvenirs... Et je me dis qu'avec tout ça, il faudrait vraiment que je lise le roman. En plus j'aime beaucoup Hugo, j'aime son style lourd et l'atmosphère dans lequel il arrive à te plonger à chaque fois.

    Et Baudelaire aussi, autre souvenir. Pareil, je me rappelle très bien de "la charogne", ou "l'albatros", enfin globalement quand on a étudié le spleen, ça m'avait traumatisée. La Bruyère, j'ai jamais pu l'encaisser. Bien contente d'être tombée sur Kafka au moment de l'épreuve de littérature au bac :)

    Quant à ta détox réseaux sociaux, comme je te comprends! Je me rends compte que je suis vachement conditionnée. J'attends dans une salle d'attente : hop, réflexe je vais traîner sur Facebook. Je glande devant un programme télé qui m'emmerde, hop je file sur facebook...C'est plus un réflexe quand je suis inactive qu'une addiction (j'espère) mais j'aimerais corriger un peu ça. D'autant qu'il y a un paquet de choses que je lis sur les réseaux sociaux qui m'énervent profondément, quand je tombe sur des débats, quand je lis des actus encore une fois bien sombres... déjà : maintenant j'essaie, au maximum, d'éviter de commenter quand je lis quelque chose qui me hérisse le poil. Ca me stressait plus qu'autre chose, et puis à quoi bon? J'essaie d'utiliser les réseaux comme un moyen de communiquer, ou un loisir. Voilà pourquoi je kiffe Pinterest et Instagram. Ouais, c'est pas original, des photos de bouffe, de vacances, de déco, de DIY, de gens heureux, c'est sans doute très superficiel, mais ça me détend.

    Cool si tu as appris à apprécier la nuit, d'autant plus en étant insomniaque. La nuit, c'est une ambiance feutrée, à la fois apaisante et angoissante. J'ai commencé à moins mal vivre mes insomnies quand j'ai appris à apprécier de vivre la nuit. Et donc, divaguer. (Et aussi d'arrêter d'avoir envie de me jeter par la fenêtre, haha). Bon moi dans mon cas -j'ignore la cause de tes insomnies ceci dit- je souffrais d'insomnie idiopathique, je n'avais pas ou très peu de phase de récupération. Donc en gros, j'avais des journées qui duraient jusqu'à 72h lol. J'étais suivie par un spécialiste du centre du sommeil, ça n'a rien donné, résultat : plusieurs années de dépendance totale aux somnifères. La bonne idée. 'Fin bon, au final, je te résume le truc, après des années de galère de sommeil, en gros tout est bien qui finit bien : finies les insomnies, le Stilnox, les nuits blanches et les masques à l'argile à 5h du matin, youpi! Comme quoi, on peut retrouver un rythme normal et se débarrasser de ça. Je pense aussi qu'il est important de trouver un but à sa nuit, plutôt que d'essayer de lutter absolument "faut que je dorme, faut que je dorme". Tu arrives pas à dormir? Autant trouver ça distrayant. Et tant que tu peux récupérer du sommeil dans la journée, finalement c'est plutôt bien, c'est ton rythme à toi, et tant que tu n'en souffres pas, peut-être faut-il tout simplement vivre ainsi et s'écouter, comme tu dis! Bon c'est peut-être maladroit comme formule, je sais que c'est pas simple à gérer. Mais l'avantage des divagations nocturnes, ça donne aussi beaucoup de temps pour lire, s'informer... du temps à soi quoi.

    Désolée, j'avais envie de raconter ma life. :p
    La bonne bise Lucie!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ce serait vraiment bien si nous vivions dans une société qui respecte les rythmes et les goûts de chacun, si tel était le cas, je ne me gênerai pas et j'arrêterai de me forcer à aller me coucher "de bonne heure" pour espérer avoir une journée "normale" le lendemain. Enfin j'imagine que je suis née trop tôt, peut-être que ça arrivera un jour.

      Prendre du temps pour soi la nuit, j'ai toujours trouvé ça beaucoup plus apaisant. Je me sens moins stressée, moins angoissée, bien plus cool et mon cerveau est un peu plus focus qu'en journée. Quand il fait jour, soit je suis amorphe, soit je ne sais pas où donner de la tête, c'est pénible.

      Il faudrait que je sois millionnaire pour en avoir rien à foutre.

      Supprimer
  4. Ca m'arrive de faire l'expérience d'un temps moins cadencé quand je suis entre deux activités et si je supporte mal d'être trop déphasé, j'ai toujours aimé le noctambulisme.

    A une époque j'avais pris l'habitude de choisir un cinéaste et je me disais : allez, je me fais sa filmo ! Ou alors j'allais sur la Stanford Encyclopedia of Philosophy (on se refait pas), j'imprimais un article que je décortiquais, lisais, soulignais, surlignais. Ca m'occupais quelques nuits. J'ai aussi lu à une époque des témoignages de gars du début du siècle dont la situation me faisait rêver ou m'aidait à donner du sens à la mienne : Henri Béraud, payé par des journaux de plus ou moins bonne qualité pour faire l'Europe en trains de nuit et des piges partout ("Le Flâneur salarié" comme il dit), Denis de Rougemont profitant de son chômage à 29 ans pour écrire sur la précarité, le rôle de l'intellectuel, l'inégalité devant la culture, la marche du monde ("Journal d'un intellectuel en chômage"). Tout change et rien ne change.

    Il y a quelques temps je me disais, effectivement les médias sociaux prennent le pas sur les blogs. Et même si j'ai jamais réussi à en tenir un sur la durée ou à en faire quelque chose de créatif pour moi, je me disais que c'était dommage parce que la personnalité qui s'exprime dans un fil d'actu est bien plus publique, contrôlée et uniforme que sur un blog. Et je regrettais la fin de ces espaces privilégiés où, à la différence d'un média social, les lecteurs doivent faire l'effort d'aller et où ils se sentent moins autorisés à être violents et à parler pour ne rien dire. Il y aussi le fait que des blogs ont été pour moi le lieu de découvertes litté-ciné-philo et que j'y ai aussi lu des choses ayant contribué significativement à ma compréhension de certaines choses – alors que sur les médias sociaux ça n'est jamais arrivé qu'à la marge.

    Ceci dit la fonction découverte culturelle est passée dans les chaînes YouTube – vulgarisation scientifique, critique ciné, etc. dont certaines sont excellentes. Ce qui m'empêche de parler encore comme un réac du web des années 2000 (c'était un peu le cas avant). Ca me fruste un peu parce que je préfère le format texte, la lecture silencieuse, parce que les vlogs sont aussi moins personnels et plutôt des espaces d'expertise sur un sujet. Niveau authenticité, ni le média social ni le vlog ne remplacent le blog (ce qui attriste un peu le lecteur que je suis) et si l'on est créateur de contenus (ce que je ne suis pas) un bon vlog c'est sans doute plus dur à faire, pas à la portée de tout le monde. Mais c'est comme ça. On a tous quelque chose à dire et ce qui compte c'est trouver avec quelle peinture et quel pinceau le faire au mieux, à l'époque où on parle.

    En tout cas, ce serait intéressant de savoir ce qui fait que les médias sociaux t'empêche de bloguer parce que pour moi c'est des espaces assez différents !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quand je dis du début du siècle c'est du début du 20e... lol, je parle comme un mec du siècle dernier !

      Supprimer
    2. Il m'arrive régulièrement de lire des pages Wikipédia et je navigue de page en page en suivant les liens, on apprend des tas de trucs. J'aime aussi l'idée de se renseigner sur quelqu'un afin de se comprendre soi-même, j'ai pu le faire à certains moments, c'est très inspirant. J'aimerais bien avoir ce talent, d'occuper mon chômage et ma léthargie à trouver ma voie dans quelque chose de vraiment construit qui ait un sens. En fait c'est mon but dans la vie : trouver un sens à la mienne. Je ne sais pas si on y arrive vraiment.

      Il faudrait que j'essaie de regarder davantage de vidéos YouTube mais c'est un média que je fréquente très peu, j'ai du mal à m'y faire. J'aimerais aussi écouter davantage de podcasts, il y en a de plus en plus, sur absolument tous les thèmes, et avant de s'endormir c'est le moment idéal. J'aime bien l'idée d'entendre (sans voir) quelqu'un dans mes oreilles, c'est feutré et mystérieux, j'ai l'impression d'être plus attentive.

      Je crois vraiment que les réseaux sociaux m'empêchent de bloguer dans le sens où je suis déjà assez flemmarde de façon générale, alors quand je donne un avis rapido sur Twitter (par exemple), j'ai la flemme de développer sur mon blog. C'est tellement facile d'aller sur Twitter : tu prends ton téléphone, tu écris 140 caractères et hop. Rédiger un billet de blog t'oblige à allumer ton PC et réfléchir dans le silence absolu (enfin c'est comme ça que je fonctionne). Après il y a de multiples façons de se servir de son compte Twitter, mais je crois que la mienne est difficilement compatible avec ma façon de bloguer. Je dois changer.

      Supprimer