Nova Twins / Warhaus @ Fuzz'Yon, La Roche-sur-Yon.

Il faut que je reprenne du poil de la bête afin de revenir écrire ici. Je me demande souvent le pourquoi du comment de cet abandon lâche alors que j'aime toujours autant vous raconter des trucs quels qu'ils soient. Je ne sais pas combien de personnes me lisent vraiment et combien sont intéressées par ce que je peux bien laisser ici, je ne sais pas non plus si je manque de motivation ou si je ne sais pas gérer mon temps (je penche plutôt pour la deuxième solution) alors que j'ai toujours des choses à dire. Il faut juste que je retrouve ma capacité à me réserver une heure ou deux pour ce blog. Soyez sûr.e.s que ce n'est pas l'envie qui me fait défaut ! Alors, pour changer, parlons musique et des deux derniers concerts que j'ai vus : Nova Twins et Warhaus, soient deux groupes qui n'ont strictement rien à voir l'un avec l'autre.

   Nova Twins


Ce concert-là ne pourrait être plus récent puisqu'il remonte à hier soir. Une chanteuse et guitariste, Amy Love, et une bassiste, Georgia South, de Londres et un son rock / punk / hip-hop / fusion qui réveille les morts, autrement appelé par les principales intéressées : le nova sound. Il faudrait être aveugle et sourd pour ne pas déceler des influences des années 1990 dans leur jeu et leur look, et la basse est l'élément central de leur musique. A quoi voit-on que cet instrument prend suffisamment de place ? Et bien quand on se trouve devant la scène et qu'on sent son jean battre en rythme contre ses mollets, voilà. J'ai lu une interview des Nova Twins sur un blog britannique et à la question "What's it like being two girls, rocking a male lead music scene ?", elles ont répondu : "Male lead ? Women are running the show !". D'ailleurs, figurez-vous qu'elles sont féministes et qu'elles disent ce que j'attends beaucoup de mes congénères de sexe et de genre féminins : c'est normal de l'être quand on est une femme, il n'y a pas vraiment d'autres possibilités. En fait, vous pouvez vous en rendre compte en allant écouter leur interview par Les Fines Gueules (une éminente émission de radio dont je vous parle dans le menu de gauche) ou bien en regardant cette vidéo (vous pouvez aussi liker la page tant que vous y êtes). Et puis sinon, il y a trois EP à ce jour : le premier, éponyme, sorti en 2016 et deux autres, Thelma & Louise ainsi que Mood Swings, tout frais, sorti cette année.





   Warhaus


Début novembre, je suis donc allée voir Warhaus qui se trouve être la formation solo de Maarten Devoldere, le chanteur de Balthazar. Je ne connaissais que de vagues bribes et j'ai été très agréablement accueillie par la présence de différents cuivres auxquels je ne m'attendais pas. C'est fou ça, les Belges ils ont vraiment super forts, je les aime beaucoup. J'ai lu un papier de Télérama de l'année dernière racontant que Warhaus est allée se balader tranquillement tout seul sur une péniche pour écrire son premier album, We Fucked A Flame Into Being et j'aime bien ce genre d'anecdote. Comme quand Rover s'est isolé dans une maison en Bretagne pour faire pareil. Continuez les gars, j'adore ce que vous faites. Son deuxième album, éponyme, est sorti il y a peu et on y trouve ce fort beau morceau :

2 commentaires:

  1. Perso, toujours très fan de tes articles, même s’ils sont sporadiques. Cela ne fait pas si longtemps que ça que je lis ton blog (et je ne me rappelle plus du tout comment je l’ai découvert, uniquement de la première pensée que j’ai eue à ce moment-là : « Han génial, enfin un blog cool qui me ressemble ! »).

    Je suis particulièrement friande des playlists bloguesques, car ça me permet de découvrir plein de trucs que je n’aurais jamais écoutés autrement. Donc : gros coup de cœur pour cette chanson de Warhaus, c’est hyper mélodique et bien balancé, les voix sont hyper chaudes, je kiffe. Je vais en écouter plus !

    Musicalement, Nova Twins c’est moins mon truc, même si je reconnais qu’elles ont une sacrée pêche. Mais j’ai un gros coup de cœur sur leur attitude et la dimension féministe intersectionnelle de leur vidéo. Franchement, ça fait du bien.

    « D'ailleurs, figurez-vous qu'elles sont féministes et qu'elles disent ce que j'attends beaucoup de mes congénères de sexe et de genre féminins : c'est normal de l'être quand on est une femme, il n'y a pas vraiment d'autres possibilités. » Mais ouais, absolument, et pour toujours !

    Bref, un grand merci pour cette pause féministe et culturelle.

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    1. Merci beaucoup pour les encouragements !

      La pause féministe et culturelle, plus ça va et plus j'ai envie de développer cela à l'écrit, le faisant déjà à la radio. Je trouve ça super important !

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