So long Dolores.

Les années qui commencent à peine qu'on annonce la mort d'une personnalité me glace le sang. J'ai l'impression que c'est une habitude qui s'installe pépère, comme pour nous rappeler notre condition de simples mortels, qui que nous soyons. Je ne suis pas là pour écrire un texte rempli de métaphores foireuses empruntées aux plus grands poètes nécrologiques de notre temps, simplement je dois vous avouer que la mort de Dolores O'Riordan, chanteuse des Cranberries, m'a remis un petit coup de massue bien situé derrière le crâne.

Crédit : Joël Saget, 2012

Je les ai vus en concert pour la première fois il y a près de huit ans et j'avais beau avoir déjà 24 ans, j'ai observé le spectacle avec une tendresse nostalgique. Je suis une pure enfant des années 1990, j'ai tout consommé en fonction de mon âge et Dolores et sa clique ont croisé ma route en 1996 quand l'album To The Faithful Departed (leur troisième) est sorti. J'ai eu le CD à Noël ou à mon anniversaire, sincèrement je ne m'en souviens plus, mais le boîtier était jaune et il y avait un gros tournesol sur le disque. J'écoutais Salvation en boucle en sautant dans ma chambre et ma mère approuvait puisqu'elle trouvait Free To Decide très positive.

En toute honnêteté, je n'ai jamais vraiment su de quelles revendications étaient affublées les chansons du groupe, si revendications il y avait, je n'ai jamais cherché plus loin que le bout de mon nez parce que j'étais une pré-ado, puis une ado, et qu'on apprend des choses bien plus tard. Ces choses dont je vous parle, ce sont les idées politiques et sociétales de Dolores O'Riordan, radicalement opposées aux miennes. Elle s'est prononcée contre l'avortement (elle a dit : "Chaque fois qu'une femme avorte, elle broie son amour-propre.") et pour la peine de mort. Contexte : elle est aussi la septième et dernière enfant d'une famille catholique et conservatrice irlandaise, près de Limerick. Un contexte n'est pas une excuse, mais il y a des pays dans lesquels des progrès restent à faire et on ne peut pas les comparer à la France (par exemple). Elle était aussi anti-féministe, en 2005 elle a dit : "Pour moi, c'est quelque chose pour les filles qui se sont fait plaquer trente fois dans leur vie et qui décident que les hommes sont tous des ordures." Et puis elle a fini par être diagnostiquée bipolaire et a même fait une tentative de suicide en 2013.

Ce sont des faits. Je ne les ignore pas. Je les cautionne encore moins et je grince à l'idée de les excuser. Et vous savez, ce qui me déplaît tout autant que les idées nauséabondes, c'est l'imbécillité. Exemple de ce qu'on a pu lire sur Twitter juste après le décès de Dolores O'Riordan :


Oui, merci, on savait. C'est incroyable cette faculté qu'ont les gens de se moquer de la tristesse de certain.e.s. Tellement subversif. Réussir à être au-dessus de tout ça, au-dessus d'une chanteuse aux idées détestables, fier.e de ne pas l'apprécier et ne surtout pas se soucier de la violente descente de mille étages des fans quand ils apprennent que leur star préférée est de droite. Encore mieux, être incapable de connaître son nom alors qu'on cite ses sorties odieuses, c'est avoir un niveau bien bas.

Globalement, j'admire les gens qui arrivent à dissocier l'artiste de ses horreurs, moi je n'y arrive pas tout le temps. Je commence tout juste à essayer de ne pas regarder (ou, du moins, à ne pas payer pour regarder) un film avec un acteur ou d'un réalisateur problématique (Roman Polanski, Woody Allen, Johnny Depp, etc.), je fais ce que je peux. Je doute que quiconque soit droit.e dans ses bottes 100 % du temps. Nous avons tou.te.s été fabriqué.e.s dans une société sexiste, rétrograde, anti-plein-de-trucs. Ce que je reproche au genre de propos sus-cité, c'est que son auteur se veut moralisateur et impose sa vision des choses à tout le monde, "faites comme moi car je détiens la vérité". C'est surtout que penser cela est plus facile pour lui car je suppose qu'il n'a jamais aimé ou écouté les Cranberries. Partant de là, on peut tou.tes.s y arriver sans problème.
Je suis féministe depuis longtemps, je milite à mon échelle, j'ai commis des erreurs de jugement par le passé, j'ai réparé ça, j'apprends chaque jour et je ne finirai jamais de le faire, ce n'est certainement pas un connard comme là-haut qui va m'apprendre comment gérer mon fonctionnement de pensée.

Long live The Cranberries.

Mise à jour 18/01/18 : je vous recommande la lecture de cet article du Monde qui éclaire quelques petites choses et qui étaie même mes propos.

Critique foutraque d'un roman foutraque : Dracula l'Immortel de Dacre Stoker et Ian Holt.

Oh là là les ami.e.s, avant les vacances je me suis foutue dans un de ces bourbiers ! J'ai cru que je n'allais jamais m'en sortir, c'était effarant. Je vous expliquais le mois dernier que je souhaitais lire la suite officielle de Dracula de Bram Stoker suite à ma relecture de ce dernier. Le jour où j'ai pris cette décision, j'aurais mieux fait de me crever les yeux. Quand j'ai refermé le livre, je me suis posé mille questions et la pensée qui tournait en boucle dans mon cerveau était que Dacre Stoker avait juste envie de s'attribuer une petite place sous le soleil du succès de son aïeul. Ce qu'il a écrit est absolument imbuvable, je suis choquée parce que je ne pourrai plus jamais visualiser les personnages du roman original sans me souvenir de leur futur débilitant. En même temps, c'est un risque de l'on prend quand on s'attaque à un sequel. C'est aussi humain que barbare, on aimerait tant savoir ce que les personnages sont devenus et une fois qu'on est mis.e au courant, on pleure de déception. Avant-propos :
C'est de surcroît le seul et unique ouvrage à avoir reçu l'approbation de la famille Stoker, et c'est la première fois depuis le film de Todd Browning que celle-ci soutient une adaptation de l'œuvre originale de Bram.
Hahaha. Chez les Stoker il y a des gros problèmes de droits, c'est pour ça qu'il n'y a que le train qui n'est pas passé sur Dracula et son mythe, n'importe qui peut faire ce qu'il.elle veut de l'histoire. Dacre Stoker est juste un enfant gâté qui voulait se réapproprier le bousin et puis c'est tout. Vous savez ce qui me désole le plus ? C'est que j'ai commencé à écrire ce billet mais je ne sais même pas par quoi commencer tellement il y a à dire, j'ai pris sept pages de notes au cours de ma lecture, ça ne m'est jamais arrivé. Ce sera donc sûrement un article foutraque mais ça ne le sera pas autant que cet affreux roman. Que je vais spoiler, autant que vous soyez prévenu.e.s.


Voici donc de quoi on parle : Dracula l'Immortel que Dacre Stoker, arrière-petit-neveu de Bram Stoker, a écrit en collaboration avec Ian Holt, un expert de Dracula auto-proclamé (je n'ai aucun problème avec ça, je vous le dis tout de suite). A la fin, on peut lire la postface d'Elizabeth Miller, universitaire canadienne spécialiste de Dracula, qui dit :
Dracula l'Immortel est la suite à multiples facettes d'un roman donnant lieu à diverses interprétations. Dacre Stoker et Ian Holt ont embrayé sur la vie et la destinée des personnages survivants de l'histoire originale : le Dr John Seward, Arthur Holmwood, Abraham Van Helsing, Jonathan et Mina Harker. Pour avois jadis croisé le chemin de Dracula, tous ont souffert de préjudices irréparables dans leur existence personnelle et professionnelle. Seward a succombé à une dépendance totale à la morphine. Arthur a cherché en vain à se consoler de la perte de sa chère Lucy dans un autre mariage, et s'est ainsi isolé de ses anciens amis. Van Helsing, à présent un vieillard, est encore obsédé par l'idée de traquer à tout prix le monstre. Quant à Jonathan et Mina, leurs souvenirs respectifs de Dracula auront irrémédiablement souillé leur union.
Tout un programme. J'ai surtout eu l'impression de lire la suite du film de Francis Ford Coppola plutôt qu'autre chose tellement c'était romantique. C'est dommage, ça aurait presque pu être cool vu que ce film est merveilleux. Ce texte de presque 500 pages m'a rappelé ce que je pouvais écrire à 12 ans alors que j'étais hyper inspirée par les fictions que je regardais à la télé.

Outre les indices donnés plus haut via Elizabeth Miller, il faut savoir que le personnage central de ce bouquin est Quincey Harker, le fils unique de Mina et Jonathan. Il est question de sa naissance à la toute fin du roman de Bram Stoker. Il a désormais 25 ans et souhaite devenir acteur alors que son père, toujours notaire, est contre. Quant à Mina, elle est subitement devenue une ancienne aspirante journaliste alors qu'elle faisait en sorte de devenir institutrice chez Stoker Senior. Enfin peu importe, elle a de toute façon laissé ses rêves de côté, quoi qu'ils soient, pour devenir une bonne femme d'intérieur comme on aime. Publié en 1897 et sans indication réelle de date à l'intérieur du roman original, on suppose donc fortement que l'histoire est contemporaine mais Stoker Jr et Holt se sont dit que placer les événements en 1888 était judicieux. Vous aussi vous voyez venir la finesse du délire ? Et puis pourquoi on n'ajouterait pas un autre personnage sanguinaire tout aussi historique que légendaire ? Par exemple, une femme... hongroise... du XVIe siècle... qui prenait des bains du sang de jeunes filles vierges fraîchement assassinées... Oui, voilà, vous l'avez, Erzsébet Báthory. Mais enfin pourquoi faire bordel... Tant qu'on y est, il serait dommage de ne pas carrément ajouter le personnage de Bram Stoker pour solidifier ce marasme. Et puis quitte à parler de lui, autant ne pas dresser un portrait très reluisant. Et avec des raccourcis stupides pour justifier sa présence. Ah, on me dit dans l'oreillette que c'est le cas. OK vu.

Comme dans un bon film d'horreur classique, les personnages crèvent tous les uns après les autres. Par exemple, Jonathan se fait empaler sur un pieu en plein milieu de Piccadilly Circus mais personne n'a rien vu, c'est magique. On se retrouve dans une intrigue à la Scooby-Doo sans savoir où on va puisqu'on n'arrête pas de nommer Dracula en supposant qu'il est toujours vivant (wait for it) et sans savoir ce qui se passe et puis paf, en fait Dracula n'est pas mort. Au moment où j'en ai eu la preuve au cours de ma lecture, j'ai eu du mal à m'arrêter de rigoler. On apprend donc qu'il a mené sa petite vie de mec non-mort mais c'est seulement au bout de 25 ans que Mina recommence à se sentir sous son emprise (elle a été mordue dans le roman original mais sa transformation s'arrête à la mort de Dracula, on a donc du mal à piger tout ce qui arrive dans la suite). Voyez par vous-mêmes : "Elle reconnut la voix de son prince noir qui l'implorait [...] Mina sentit Dracula prendre le contrôle de son corps." Allo, c'est quoi ça ?! Son prince noir ? Alors qu'elle ne pouvait pas le voir en peinture dans le roman de Stoker Sr et qu'il avait même une haleine fétide ? Attendez Messieurs Stoker Jr et Holt, ne me faites pas rire, bientôt nous allons apprendre que Dracula est en fait un gentil, qu'il en a après Báthory et pas le petit groupe mené par Van Helsing, qu'il a couché avec Mina et qu'il est en fait le vrai père de Quincey, t'sais... Ah, c'est vraiment ce qui arrive ? Stoker et Holt écrivent même : "Dracula était certes un assassin, mais dénué de cruauté." Voilà, fin de la blague (qui n'en est pas une mais j'aurais préféré).

En plus de tout ce délire sous coke, c'est écrit avec le cul, blindé de phrases toutes faites et ridicules dignes d'un nanar hollywoodien des années 1980. Ah, et si vous vous posiez la question, oui, c'est tout aussi sexiste que l'œuvre de tonton : "Hormis ses pulsions charnelles, un homme agit avec sa tête et suit sa logique. Alors qu'une femme écoute son cœur et seules ses émotions lui dictent ses décisions." Quelles écervelées nous faisons, alors, pfiou !

Je ne sais même pas comment terminer ce billet, franchement ça ne mérite pas de conclusion tellement ça m'énerve. Tiens, allez, je me casse.

Séries #5 - 5 européennes à voir.

C'est fou comme on peut se faire influencer. Par exemple, un jour, alors que je croyais que le projet était enterré parce que c'était quand même bien de la merde, on a reçu un avertissement de la Hadopi. Enfin trois, c'est-à-dire deux mails et un courrier. Alors on s'est abonné à Netflix, on est entré dans le rang bien sagement. Je continue évidemment de penser que la Hadopi est une petite chiure sournoise qu'il faut éradiquer, toutefois je suis totalement convaincue par Netflix, c'est vachement bien pour les séries. Par ailleurs je me suis aperçue que dans chacune de celles dont je vais vous parler, il y a des personnages féminins tout à fait badass. Parlons-en :


Dark (Allemagne)

Je sais bien que vous avez déjà tout lu et tout vu au sujet de cette série, tout le monde a dit qu'elle était bien et qu'il fallait absolument la regarder, que c'est l'une des séries majeures de 2017, tout ça, blabla. Et bien voici un avis en plus dans ce sens. Il faut dire qu'elle est rudement bien foutue et la finesse européenne rend la chose bien plus agréable que le manque de rigueur récurent chez les Américains. Je pourrais d'ailleurs invoquer cet argument pour chaque série que je vais citer ici. La froideur de Dark se déroule sur trois générations dans une petite ville allemande avec centrale nucléaire, il y a aussi une grotte, des secrets, du mindblown et des personnages pas du tout manichéens.

Où la voir : Netflix
Saisons : 1, mais la 2 est confirmée
Épisodes : 10 de 52 minutes environ
Ma perso badass préférée : Charlotte Doppler (jouée par Karoline Eichhorn), la cheffe de la police qui ne lâche rien.




Beau Séjour (Belgique)

Je n'ai pas regardé cette série belge néerlandophone sur Netflix où elle est désormais proposée parce que je n'étais pas encore abonnée, en revanche elle a été diffusée sur Arte en mars 2017. Elle me fait un peu penser à Dark pour plusieurs raisons, la froideur de l'Est de l'Europe et le côté surnaturel notamment. Un beau jour, Kato, 17 ans, se réveille dans une chambre de l'hôtel Beau Séjour mais s'aperçoit que son corps ensanglanté se trouve dans la baignoire. Elle comprend assez rapidement qu'elle est morte et cherche à savoir qui lui a fait ça. Cette série est terriblement géniale, sachez-le.

Où la voir : Netflix
Saisons : 1
Épisodes : 10 de 52 minutes environ
Ma perso badass préférée : Kato Hoeven (jouée par Lynn Van Royen), l'héroïne bien vénère qui ne lâche rien non plus.




La Casa de Papel (Espagne)

C'est drôle parce que j'ai étudié l'espagnol pendant 7 ans (redoublements compris) et, à l'époque, il était hors de question de que je m'approche de près comme de loin de cette langue que j'ai détesté apprendre (je voulais faire allemand). Du coup, on a beau cumulé les zéros, sept années ça marque et je comprenais beaucoup de phrases de La Casa de Papel sans regarder les sous-titres. Ah, Monsieur C., vous seriez fier de moi. Bref, cette série est vraiment très bien et parle d'un braquage savamment millimétré, celui du siècle et accessoirement de la Real Casa de la Moneda (la Fabrique nationale de la monnaie et du timbre). Le temps passe lentement, sur plusieurs jours, et on oscille entre ce qui se passe pendant la prise d'otages et l'élaboration du plan, c'est très bien foutu.

Où la voir : Netflix
Saisons : 1
Épisodes : 13
Ma perso badass préférée : Raquel Murillo (jouée par Itziar Ituño), encore une cheffe de la police qui ne lâche pas grand chose.



The Fall (Irlande du Nord)

Encore une série dont tout le monde a entendu parler et sûrement même déjà vu, d'autant que j'ai constaté il y a peu sa diffusion sur NRJ12 (étonnant de voir une aussi bonne série sur une chaîne aussi nulle). Je l'ai personnellement découverte tardivement (la première saison est sortie en 2013) mais ça m'a au moins permis de bingewatcher. L'histoire se déroule à Belfast où Paul Spector (Jamie Dornan) mène une petite vie de famille tranquille le jour tout en assassinant des femmes la nuit. Je trouvais que Jamie Dornan avait un charisme d'huître, je pense que c'est à cause de 50 Shades of Grey, série de films qui ne lui rend, hélas, pas justice. En réalité, il a surtout un physique passe-partout, relativement mono-expressif, et c'est, à mon sens, parfait pour le rôle de Paul Spector. Il est absolument effrayant.

Jim Burns :
- "Pourquoi les femmes sont émotionnellement et spirituellement tellement plus fortes que les hommes ?"
Stella Gibson :
- "Parce que la forme humaine de base est femelle. La masculinité est une sorte de malformation congénitale."

Où la voir : Netflix
Saisons : 3
Épisodes : entre 5 et 6 par saison de 60 minutes environ
Ma perso badass préférée : Stella Gibson (jouée par la sublime, magnifique et non moins formidable Gillian Anderson), toujours de la police avec tout le monde à ses pieds parce qu'elle ne lâche rien, est féministe et a une classe folle.



Norsemen (Norvège)

Amateurs des Monty Pythons et de la série Flying Circus, avec un soupçon de Kaamelott quand même, je ne saurais que vous conseiller Norsemen (Vikingane initialement). L'histoire se déroule aux alentours de 790 au cœur d'un village viking où se mêlent intrigues politiques et sociales avec un chef intérimaire qui est plutôt méprisé par ses sujets, une guerrière qui envoie du lourd et un prisonnier romain réduit à l'esclavage qui se croit supérieur. On rigole bien et c'est aussi assez trash, en tout cas si ça vous rappelle des trucs, c'est normal.

Où la voir : Netflix
Saisons : 1, la 2 a été diffusée en novembre 2017 en Norvège
Épisodes : 6 par saisons de 30 minutes environ
Ma perso badass préférée : Frøya (jouée par Silje Torp) parce qu'elle se promène avec un collier de pénis séchés en guise de trésors de guerre.


Tant que j'y suis, je vous renvoie vers la lecture d'un précédent billet du même acabit où je vous parle de trois séries britanniques que j'ai beaucoup aimées.

2018, année du beat.

Bon et bien bonne année et, surtout, la santé !

On blague, on rigole, mais la santé c'est important, ne déconnez pas avec ça.
Je suis la parfaite cliente des bonnes résolutions. Cette année est un peu différente parce qu'elle a commencé un lundi et ça m'a vraiment fait plaisir. Mon côté maniaque. Je suis d'une humeur assez stable depuis quelques semaines, j'espère que ça va durer. Du coup, j'ai envie de faire de nouvelles choses, établir de nouveaux projets, changer un peu mon quotidien. J'aimerais enfin m'atteler à ce que j'ai toujours voulu sans jamais oser en parler par crainte de je ne sais quoi, après tout je ne suis pas plus bête ou incapable qu'un.e autre. J'aimerais créer et fabriquer autant que faire se peut et fuir la passivité et la léthargie. J'ai un peu l'impression de me répéter chaque mois de janvier mais j'ai envie de croire que cette année a quelque chose en plus.

En attendant, j'ai quelques articles en attente pour le blog, je n'ai pas encore eu le temps de les écrire malgré mes deux semaines de vacances (j'ai fait plein de trucs et vu plein de gens).

Les jours rallongent, je vais tâcher de leur trouver une utilité.

A très vite (genre très).