Cinéma #19 - A l'Est, un peu de nouveau.

Vous avez vu, j'ai fait un peu le ménage par ici. Un nouveau fond plutôt chouette (enfin je trouve), une rubrique à propos réécrite et je vais bientôt supprimer la page Facebook parce que je trouve qu'elle ne sert pas à grand chose. Je ne peux pas dire que je recherche vraiment l'engagement, après tout je ne vis pas de mon blog (lol, imagine) mais avec si peu de like et de clic, ça ne donne pas envie. Enfin bon, je ne suis pas venue là pour parler chiffon mais plutôt cinoche.

Mute, de Duncan Jones (2018)


Mute est une réalisation pour Netflix et, mon dieu, qu'est-ce qu'il a pris cher ! Vraiment, mesdames et messieurs, je vous ai trouvé.e.s tellement dur.e.s ! Moi, ça m'a assez plu, et pourtant j'ai une relation conflictuelle avec la science-fiction, ce n'est pas du tout un genre que j'affectionne. Ici j'ai eu l'impression de voir un peu de Blade Runner et de Snatch. La première fois que j'ai vu le premier, c'était à 14 ans sur France 3 un dimanche soir super tard sur le vieux tube cathodique de ma chambre, je me suis pris une bonne claque (par contre, la deuxième fois sur vidéo-projecteur HD, je me suis à moitié endormie devant). Je crois que ce qui vous a le plus fait rager, c'est une potentielle absence de scénario ainsi que les quelques prétextes sortis de nulle part. Je veux bien vous comprendre mais ça ne m'a pas dérangée, au contraire j'aime bien quand il y a un contexte, même s'il est tout petit et pas important, parce que ça explique les choses quand mêmes.
L'histoire se situe à Berlin dans le futur, on ne sait pas vraiment en quelle année mais les voitures volent et il y a plein de néons partout (ce n'est pas très COP21 mais soit). Le peuple Amish est revenu sur sa terre d'origine et Leo (Alexander Skarsgård) en est un descendant. Il est très amoureux de Naadirah (Seyneb Saleh) qui a les cheveux bleus et un gros secret, et il s'est accessoirement mangé une hélice de bateau dans la gorge quand il était petit, du coup il est privé de cordes vocales. Un jour, Naadirah disparaît alors il la cherche partout et croise la route de Cactus Bill (Paul Rudd, que je trouve génial) et de ce sale pervers de Duck (Justin Theroux, que j'adore également mais pas ici, rapport à son rôle de pourri et sa coupe de cheveux atroce). Vous ajoutez par-dessus un peu de bagarre, de bad guys et de prostituées, et c'est vrai que ça manque un peu de contenu, on ne va pas se mentir. Cependant le film est loin d'être moche et Leo est super touchant (mais il n'en faudrait pas beaucoup plus pour qu'il devienne pathétique). Après, c'est vous qui voyez.


Ni juge, ni soumise, de Jean Libon et Yves Hinant (2018)


Je ne sais pas vous mais moi, j'ai passé un certain temps devant les épisodes de Strip-tease quand j'étais plus jeune. J'ai même pris plaisir à revoir des épisodes plus tard sur YouTube et ailleurs, jamais sans joie. Ni juge, ni soumise est le premier long métrage de la série Strip-tease dans lequel Jean Libon et Yves Hinant ont suivi la juge bruxelloise Anne Gruwez durant trois années. Je dois dire que cette femme est incroyable et elle m'a autant plu que déplu. D'une part, je sens toujours mon cœur battre différemment quand je vois une femme occuper une fonction aussi importante, d'autant qu'Anne Gruwez est ceinture noire de la répartie. Comment faire autrement quand on exerce sa profession et qu'on se retrouve face à la lie de la société, je vous le demande. D'autre part, elle tient des propos qui m'ont fait grincer des dents et qui sont loin d'être féministe friendly. J'ai roulé des yeux plusieurs fois quand elle dit "bobonne" pour parler d'une femme tuée par son mari, ou bien encore quand elle suppute que ce devait être une chieuse... Non, là Anne, tu chies dans la colle. Aussi, je veux bien admettre qu'il y a une réalité à accepter mais n'y avait-il pas d'autres prévenus à filmer qu'une majorité d'origine turque ou maghrébine ? On ne va pas me faire croire que ce sont tous les hommes issus de l'immigration qui sont les plus grands acteurs du crime en Belgique. A côté de cela, c'est un documentaire réservé à un public averti. Je dis ça parce que le passage sur l'exhumation d'un cadavre mort depuis quelques semaines et surtout pas flouté pourrait éventuellement soulever le cœur de certaines personnes. A partir de là, on se rend bien compte que ce n'est pas du cinéma, que c'est pire, oui, aucun souci.

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