Cinéma #20 - Petit lot de maisons hantées sur Netflix.

Je n'aime pas du tout les films d'horreur, en revanche j'ai un faible pour les histoires de fantôme, de maisons hantées, de thrillers psycho-paranormaux, et sur Netflix il y a tout ce qu'il faut. Après c'est comme tout, il y a à boire et à manger, mais si on ne regarde pas, on ne peut pas se faire une idée précise, n'est-ce pas (merci Captain Obvious) ?

I Am The Pretty Thing That Lives In The House, d'Oz Perkins (2016)


Voici un film que je voulais voir depuis le début de mon abonnement. C'est un huis clos dont les trois personnages centraux sont des femmes. Il y a Lily (Ruth Wilson), une infirmière qui vient vivre au domicile de sa patiente, l'écrivaine en fin de vie Iris Blum (Paula Prentiss), et la fantôme qui hante la maison, Polly (Lucy Boynton). Tout le film se passe à l'intérieur de celle-ci et la majeure partie de l'intrigue est dévoilée par la narration, la contemplation et le rythme très lent. Les éléments (la femme seule et effrayée, la maison hantée, le vieille dame bizarre, etc.) sont loin d'être révolutionnaires mais le cadrage apporte tout son intérêt au film, il y a vraiment des plans superbes. Toutefois, il n'est pas sans défaut. C'est-à-dire qu'il est tout à fait normal qu'on s'emmerde atrocement parce qu'il n'y a peut-être pas assez de matière pour trouver ça émouvant. De plus, que Lily soit une trouillarde s'entend tout à fait, mais son rôle d'effarouchée constante m'a plus agacée qu'autre chose. C'est, à mon sens, un film qui a beaucoup trop joué sur le minimalisme pour l'histoire qu'il a voulu raconter.


The Awakening, de Nick Murphy (2011)


Je suis tombée par hasard dessus alors que je voulais justement voir un-film-de-fantôme. J'étais vraiment très hypée par le début, l'ambiance, l'époque, l'actrice principale, le fait qu'il s'agisse d'un film britannique et je me suis retrouvée assez déçue. En 1921, Florence Cathcart (Rebecca Hall) est une chasseuse de fantômes. C'est-à-dire qu'en tant que scientifique émérite, elle démantèle les coups fumants des spirites qui ne sont, selon elle, que des charlatans. Elle est malgré tout appelée par Robert Mallory (Dominic West), directeur d'un pensionnat de jeunes garçons dans lequel se trouverait un esprit frappeur. Vous pensez bien que son côté rationnel va prendre un coup dans l'aile. Franchement, ce film avait tout. Tout, sauf de la subtilité. Quand on réalise un film et qu'on a l'intention d'y coller quelques rebondissements, la moindre des choses est de faire ça bien, en retirant ses gros sabots en téflon si possible. Aux 3/4 du film on m'a collé un énorme prétexte bidon sur les bras, amené avec aucune délicatesse. Comme quoi, quand les idées sont bonnes, il faudrait les laisser aux femmes pour qu'elles en fassent quelque chose de bien (juste une réflexion comme ça, en passant).

4 commentaires:

  1. Et bien ça me donne envie de continuer de regarder The Good Wife tout ça ;)

    RépondreSupprimer
  2. Raphaële préconise : Dans la catégorie thrillers psycho-paranormaux, tu devrais regarder "It comes at night" de Trey Edward Shults. Les plans sont beaux, la lumière est magnifique, et l'angoisse te tient vraiment jusqu'à la fin. Au top !

    RépondreSupprimer