Cinéma #23 - Les films de l'été.

Alors vous, je ne sais pas, mais moi, j'aime bien lister les films que j'ai vus. Pas seulement en vous en parlant ici parce que, d'une part, je n'écris pas sur la totalité des films que je regarde (je n'en regarde pas autant que cette phrase le laisse penser) mais, d'autre part, en ayant créé un tableau Pinterest. Oui, bon, ce sont mes petites babioles à moi, j'aime bien, ça m'occupe. Je me suis donc dit que j'allais vous faire un petit topo rapide de ce que j'ai vu cet été.


Ces traquenards que sont les films de Quentin Dupieux


Et non, je ne suis pas allée voir Au poste ! Cela dit j'aurais pu car, selon mes sources, il est plus accessible que le reste des œuvres de Dupieux. Je vis avec un homme féru de films bizarres et surtout complètement pétés quand, moi, je me contente d'un bon blockbuster bien vilain, si possible à base de catastrophe naturelle (mon pêché mignon). Du coup, c'est tout naturellement que je me retrouve devant des films de Quentin Dupieux (et aussi un autre, plus gros traquenard encore, dont je vous parle plus bas), à savoir Steak (2007) et Réalité (2014). J'en ai un peu marre parce que c'est le genre de cinéma qui me fait me sentir incroyablement stupide, je dois manquer de jugeote (tiens, ce mot ne prend qu'un seul T, j'aurais pas cru) ou bien être complètement à la masse, je ne m'explique pas ces sensations. Enfin, c'est surtout Réalité qui m'a provoqué une incompréhension partielle. Je n'ai pas trouvé ça nul parce que j'aime beaucoup Alain Chabat et Jonathan Lambert, ça m'a un peu plu mais ça m'a laissée pantoise. Jason Tantra (Alain Chabat) veut réaliser un film d'horreur et il en parle au producteur Bob Marshall (Jonathan Lambert) qui lui donne 48h pour créer le meilleur gémissement effroyable. Vous vous doutez bien que ce n'est pas facile. Et puis dit comme ça, quand on ne sait rien de Quentin Dupieux, je dois admettre que c'est chelou. Steak est plus accessible mais il a fallu me convaincre, j'ai un problème avec le duo Eric et Ramzy (tandis que j'apprécie beaucoup Eric Judor tout seul). Je me suis même marrer comme une baleine quand Blaise (Eric Judor) est à l'hôpital psy et qu'il parle vraiment très mal à l'infirmière. D'ailleurs ce film est tout de même triste, voire effrayant. Georges (Ramzy Bedia) passe son temps à se faire bolosser par des gars sauf qu'un jour, il leur tire dessus. Son meilleur ami Blaise est accusé à sa place et se retrouve enfermé des années en hôpital psy. Pendant ce temps, Georges a fait le nécessaire pour intégrer la bande des Chivers (dont fait partie Jonathan Lambert). Franchement, ce film-là laisse un goût un peu plus amer.
Alors voilà, Quentin Dupieux c'est ça, je n'ai pas trop le mode d'emploi d'appréciation mais je connais plein de gens fans, c'est qu'il doit y avoir une bonne raison.


Un blockbuster des 90's et une comédie musicale, c'est déjà plus adapté

Cette joie qui m'a envahie quand j'ai vu que Deep Impact (1998, de Mimi Leder) était disponible sur Netflix ! Je ne l'avais jamais vu ! Avec plein d'acteurs cools de type Elijah Wood, qui était encore un bébé, et Téa Leoni, cette star de l'époque (elle devient quoi ?) ! Téa Leoni qui joue d'ailleurs le rôle d'une journaliste badass grâce à laquelle le film passe le test de Bechdel. En plus il y a des astéroïdes qui menacent de frapper la terre alors on envoie une fusée pleine d'astronautes prêts à risquer leur vie pour sauver le monde, que demande le peuple ?


En revanche, j'ai perdu pied devant Mamma Mia ! (2008, de Phyllida Lloyd). J'adore Meryl Streep et (vraiment beaucoup) Abba, mais pas suffisamment pour m'infliger une comédie musicale. Ne l'ayant jamais vu, j'ai voulu me mettre à la page puisque le second volet vient de sortir au cinéma, mais ça n'a été que souffrance. Les personnages sont surexcités la plupart du temps, ils m'ont cassée en deux. Le scénario n'est pas fou non plus, c'est juste l'histoire d'une petite meuf qui veut savoir qui est son père parmi les trois mecs avec lesquels sa mère a passé la nuit vingt ans auparavant (chacun leur tour). J'étais très étonnée que les trois types débarquent en Grèce dans le plus grand des calmes sans connaître qui que ce soit à part Meryl Streep (pas vue depuis vingt ans, donc) et que les choses se résolvent d'une manière aussi détendue. Comme quoi, ce n'est pas une comédie musicale pour rien. Quel enfer.


Et puis des films qui font peur...


Je commencerai par vous parler de Ghostland, sorti au cinéma au printemps. C'est le quatrième film de Pascal Laugier dont j'ai déjà vu Saint Ange (2004) et Martyrs (2008) qui ne m'ont pas du tout laissée indifférente. Surtout Martyrs, d'ailleurs. J'ai rarement été aussi mal à l'aise devant un film, j'avais ressenti quelque chose de similaire devant Antichrist (2009) et Melancholia (2011) de Lars von Trier (mais pas pour les mêmes raisons). Martyrs est d'une très, très, très (j'insiste) grande violence, c'est vraiment réservé à un public averti. Ghostland est très violent aussi, mais moins quand même (enfin, âmes sensibles s'abstenir malgré tout). En plus, il y a Mylène Farmer dedans, que je trouve bonne actrice (même si mon mec n'est pas d'accord). Après la mort de sa tante, Pauline (Mylène Farmer) vient habiter sa maison avec ses deux filles. L'une est une ado plutôt classique quand l'autre est une petite darkos aspirante écrivaine fan de H. P. Lovecraft. Sauf que voilà, dès le premier soir, elles sont agressées par deux personnes qui débarquent dans la maison et font un carnage. Je ne peux rien vous dire de plus, ce serait criminel, et même si des choses arrivent trop vite, j'ai vraiment bien aimé ce film.

Dans un autre style et fraîchement débarquée sur Netflix, la chienlit The Lodgers (de Brian O'Malley). Ça partait pourtant bien, rien de tel pour me faire plaisir qu'une grosse maison dans la campagne anglaise victorienne dans laquelle il se passe des trucs étranges. En l'occurrence ici, Rachel et Edward, jumeaux, qui vivent seuls dans leur maison délabrée depuis la mort de leurs parents. Ils ne peuvent pas vraiment partir, ils ne doivent inviter personne et chaque soir à minuit, ils doivent être dans leur chambre. C'est un film très lent et ça n'aurait pas été grave si on avait eu des réponses un peu cohérentes à la fin, mais en fait on se fait un peu foutre de notre gueule, voilà ce que j'en dis.


J'y faisais allusion dans mon premier paragraphe, le film le plus pété de 2018 se nomme Under The Silver Lake (de David Robert Mitchell). Non, je ne suis absolument pas désolée, j'ai juste trouvé que ce film était terriblement relou. Je suis pourtant allée dans mon petit cinéma de quartier en toute connaissance de cause, j'avais envie de voir ce film, et ce fut affreux. C'est-à-dire qu'au bout d'à peine une heure, j'ai regardé mon téléphone en pensant qu'il était bientôt terminé et que ce n'était pas dommage, sauf qu'il restait encore 1h20 de film !!! Je suis restée jusqu'au bout parce que je ne jette pas l'argent par les fenêtres mais oh, quel enfer ! Je ne sais même pas de quoi ça parle, si ce n'est que le héros pense au cul 90% du temps et qu'il cherche la petite-fille d'Elvis (Riley Keough, c'est la fille de Lisa-Marie Presley) partout. Kamoulox partout, cohérence nulle part, je n'ai rien compris. Et c'est d'ailleurs tout le problème, je pense qu'il faut se faire sa petite culture du cinéma et d'Hollywood en particulier, c'est un film pour initié•e•s, pas pour les idiot•e•s comme moi. Un cauchemar.

Et puis j'ai regardé (enfin j'ai essayé) The Dark Tower (2017, de Nikolaj Arcel) avec Idris Elba et Matthew McConaughey et je place ce film dans mon paragraphe films-qui-font-peur parce que c'est effroyable comme il est nul. Je n'ai même pas envie d'en parler, tiens.


Enfin, une petite pépite


J'ai nommé The Death of Stalin (2018, d'Armando Iannucci) qui est une perle. C'est une satire adaptée de la bande-dessinée La mort de Staline de Thierry Robin et Fabien Nury (2010). 1953, Joseph Staline a une attaque, il va mourir peu de temps après. C'est alors que le bal des faux-culs et des opportunistes se déroule autour de son corps à peine tiède pour prendre la tête du pays. C'est inspiré de faits réels et il y a plein d'acteurs vraiment trop chouettes tels que Steve Buscemi (qui joue le rôle de Khrouchtchev) et Jason Isaacs (le maréchal Zhukov), qu'est-ce que je les adore ! On retrouve aussi Rupert Friend et Andrea Riseborough qui jouent les rôles de Vassili et Svetlana, les enfants de Staline complètement psychotiques. C'est une comédie avec un humour hyper fin, c'est très anglais, c'est dans la veine des Monty Pythons. N'ayant pas lu la bande-dessinée, j'ai désormais très envie de me la procurer !

2 commentaires:

  1. J'avais bien aimé The Dark Tower, bon ce n'est pas le film du siècle mais il se regarde bien. Puis j'ai un faible pour Matthew McConaughey. Je ne peux pas être très objective la dessus donc.

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    1. Franchement, j'aime beaucoup Matthew McConaughey aussi (ainsi qu'Idris Elba) mais là, je l'ai trouvé super mauvais (et super orange aussi).

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