vendredi 2 novembre 2018

The Dressmaker, de Jocelyn Moorhouse.

Sur la nouvelle version de ce blog, j'ai décidé de parler un peu moins de cinéma. Je regarde plein de films mais je ne suis pas une passionnée. Je regarde de tout, sauf les œuvres délirantes qui amènent les spectateurs à réfléchir longuement sur le sens de la vie (mais je vis avec un homme qui adore ça). Plutôt que d'écrire des micro-critiques histoire de faire du remplissage, j'ai décidé de ne parler que quand j'avais des choses à dire (ça me paraît assez sage).


Un vendredi soir où j'étais seule chez moi, j'ai allumé Netflix et j'ai jeté un œil à ma liste constituée depuis la création. Mon choix de film s'est porté sur The Dressmaker (V. F. : Haute Couture), de la réalisatrice australienne Jocelyn Moorhouse (elle a produit Muriel's Wedding, en 1994, avec Toni Collette, un de mes films préférés). L'histoire se déroule en 1951 dans un village australien essentiellement peuplé de rustres mesquins. Tilly Dunnage (Kate Winslet) y revient après de nombreuses années d'exil forcé pendant lequel elle est devenue couturière auprès des grandes maisons européennes de l'époque. Elle retrouve sa mère Molly, considérée comme la vieille folle du village, et les autres habitants qui l'ont bannie, pas spécialement heureux de la revoir. Il n'est toutefois pas difficile pour Tilly de les amadouer puisque son réel talent de couturière attire toutes les femmes qui se pressent à sa porte pour se faire confectionner de nouvelles tenues. Tilly est revancharde mais elle a un doute sur son passé : elle a peut-être bien commis un meurtre lorsqu'elle était enfant, et tout le monde s'en souvient bien sauf elle.

J'ai adoré ce film. Je suis plutôt facile à surprendre mais The Dressmaker n'est vraiment pas cousu de fil blanc (humour de circonstance), il y a des rebondissements étonnants et surtout aucune morale à la con. Kate Winslet est là pour se venger, elle n'est pas vraiment animée par la haine mais elle est en quête de compréhension et ça passe par le fait que chacun.e doit récolter ce qu'il.elle mérite. En fait, c'est aussi drôle que dramatique, c'est un peu shakespearien, ça en fait un film atypique. On retrouve également Liam Hemsworth, qui fait le job d'un Hemsworth, à savoir le beau blond musclé poussiéreux avec ses fêlures (ou pas) (c'est tout ce qu'on lui demande) et j'ai aimé ce que Jocelyn Moorhouse a fait de son rôle, et aussi Hugo Weaving que j'ai trouvé fabuleux (comment ne pas ? Son rôle est magistral).

J'ai cru comprendre qu'il n'était jamais sorti en France. Ça n'a sans doute pas de rapport mais le titre français est catastrophique (j'enfonce des portes ouvertes), quelle idée de titrer Haute Couture quand The Dressmaker est quand même plus subtil ? Je trouve que le titre français aseptise l'œuvre et n'a aucun sens. Bref, au-delà de ça, c'est un excellent film pendant lequel on jubile volontiers.

1 commentaire:

  1. Je l'ai vu il y a quelques mois, et je l'ai adoré pour toutes les raisons que tu décris ! (Et aussi pour les tenues)
    Bref à la base j'avais un super commentaire détaillé et argumenté en tête, mais ça m'échappe. Désolée :D

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